LA HAINE DE LA POÉ­SIE, PAR BEN LER­NER TRA­DUIT DE L’AN­GLAIS PAR VIO­LAINE HUISMAN

L'Obs - - CRITIQUES - DI­DIER JA­COB

Al­lia, 96 p., 7 eu­ros.

Les lec­teurs du ro­man­cier amé­ri­cain Ben Ler­ner ne se­ront pas sur­pris de le voir dé­ve­lop­per ici une théo­rie pa­ra­doxale : on ne peut ai­mer la poé­sie sans la dé­tes­ter. Re­tra­çant, avec un in­dé­niable brio, deux mille ans d’his­toire d’un art dont il re­marque qu’il est le seul à avoir été aus­si dé­fen­du et dé­crié, Ler­ner convoque, à l’ap­pui de sa thèse, le géant Keats comme le ca­tas­tro­phique poète écos­sais William To­paz McGo­na­gall, au­teur d’une ode consi­dé­rée comme la pire ja­mais écrite. Ré­jouis­sant.

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