De­ve­nir fran­chi­seur

L'Officiel de La Franchise - - SOMMAIRE -

Lors­qu’un nou­veau fran­chi­seur lance son réseau, il risque de man­quer de re­cul sur son ac­ti­vi­té et de com­pé­tences mé­tier. Pour dé­ve­lop­per au mieux son pro­jet, il lui sau­ra tou­jours né­ces­saire de savoir bien s’en­tou­rer. Mais ne s’im­pro­vise pas bras droit qui veut. Le fran­chi­seur de­vra sé­lec­tion­ner un col­la­bo­ra­teur com­plé­men­taire et ex­pé­ri­men­té.

Le bras droit

ne doit pas dé­ci­der à la place du fran­chi­seur.

C’est bien connu, nous sommes plus in­tel­li­gents à plu­sieurs. Fran­çois Pel­tier, co-gé­rant du ca­bi­net Ac­tas et membre du col­lège des ex­perts de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de la fran­chise, le rap­pelle quant au dé­mar­rage d’un réseau. “Per­sonne ne pos­sède toutes les com­pé­tences re­quises pour se lan­cer seul dans une telle en­tre­prise. Plus on mul­ti­plie les in­ter­lo­cu­teurs dans un pro­ces­sus de dé­li­bé­ra­tion, et meilleure se­ra la dé­ci­sion.” D’où l’im­por­tance de s’ac­com­pa­gner d’un bras droit. Le pro­blème, c’est qu’en phase ini­tiale, un réseau dis­pose de peu de moyens, ce qui peut conduire les fran­chi­seurs à dif­fé­rer ce be­soin. Néan­moins, Fran­çois Pel­tier consi­dère que le re­cru­te­ment d’un se­cond fiable et ef­fi­cace fait par­tie des risques éco­no­miques à prendre au lan­ce­ment. Pour cette rai­son, le bras droit est sou­vent le con­joint ou l’as­so­cié qui par­tage le ca­pi­tal de l’en­tre­prise ini­tiale. La com­pa­ti­bi­li­té pro­fes­sion­nelle n’est pas tou­jours op­ti­male et mieux vaut par­fois mi­ser sur un spé­cia­liste qui a dé­jà de l’ex­pé­rience en la ma­tière. Dans le cas d’un réseau qui ini­tie ses pre­miers dé­ve­lop­pe­ments, ce sou­tien peut suf­fire au pre­mier abord. En re­vanche, le fran­chi­seur qui dis­pose dé­jà d’une di­zaine de ma­ga­sins et qui sou­haite vrai­ment op­ti­mi­ser son dé­ve­lop­pe­ment doit se faire ac­com­pa­gner d’un vrai pro­fes­sion­nel. Ce­lui­ci doit être em­bar­qué dès le dé­but de l’aven­ture et à temps com­plet. Il ne peut s’agir d’un consul­tant au­quel on re­court de ma­nière oc­ca­sion­nelle.

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Reste à réus­sir à s’en­tou­rer ef­fi­ca­ce­ment. Fran­çois Pel­tier conseille en tout cas de suivre la de­vise de l’em­pe­reur Au­guste : hâte-toi len­te­ment... “Le bras droit doit

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