CY­CLO VAC LE POINT DE VUE DU CONSEIL EN FRAN­CHISE

L'Officiel de La Franchise - - DÉCRYPTAGE - En sor­tant de Sup de Co Pa­ris, Laurent De­la­fon­taine a d’abord tra­vaillé dans le sec­teur au­to­mo­bile avant de de­ve­nir consul­tant. Plus tard, il crée un concept de res­tau­ra­tion com­mer­ciale, qu’il en­vi­sage de dé­ve­lop­per en fran­chise. Il re­vend fi­na­le­ment son

1 - DU­RÉE DU CONTRAT

La du­rée du contrat est fixée à seule­ment une an­née, ce qui n’en­gage pas le conces­sion­naire à in­ves­tir lors du dé­mar­rage de son point de vente. D’au­tant plus que le contrat est lié à un ob­jec­tif com­mer­cial don­né par le concé­dant. La ré­ponse de Be­noît Si­mon­ney, di­rec­teur gé­né­ral France de Cy­clo Vac : “Le contrat est ini­tia­le­ment conclu pour cinq an­nées et re­nou­ve­lable ta­ci­te­ment à par­tir de la sixième an­née, pour des du­rées d’un an. Il y a er­reur d’in­ter­pré­ta­tion. Le contrat doit être re­fait tous les cinq ans, mais en re­vanche, nous re­voyons tous les ans les ob­jec­tifs de cha­cun, c’est cer­tai­ne­ment ce qui vous a in­ter­pel­lé. Nous fixons de nou­veaux ob­jec­tifs parce qu’en contre­par­tie de l’ex­clu­si­vi­té ter­ri­to­riale nous de­man­dons l’at­teinte d’un po­ten­tiel de chiffre d’af­faires que l’on dé­ter­mine en fonc­tion du po­ten­tiel du ter­ri­toire par rap­port à une moyenne na­tio­nale”.

2 - LE DIP

Le DIP, s’il contient le mi­ni­mum exi­gé par la loi Dou­bin, ne dé­gage, à mon goût, au­cune sen­si­bi­li­té hu­maine de la part des di­ri­geants. B. S. : “C’est pos­sible et ce­la ne me sur­prend pas plus que ce­la. Pour moi, l’as­pect pa­pier et ad­mi­nis­tra­tif du contrat est vrai­ment se­con­daire. Ce que nous met­tons en avant, ce sont les rap­ports hu­mains et la proxi­mi­té avec nos dis­tri­bu­teurs sur le ter­rain. Je ne suis pas sur­pris par ce res­sen­ti car c’est un do­cu­ment que je trouve moi-même in­di­geste. Quand on est avec un fu­tur par­te­naire, on est plus là pour l’em­me­ner cha­leu­reu­se­ment avec nous dans le dé­fi, en face-àface. Je suis plus un homme de ter­rain qu’un ad­mi­nis­tra­tif dans un bu­reau, ce­la se res­sent peut-être de cette ma­nière”. B. S. : “Notre mar­ché se concentre sur deux axes : ce­lui de la construc­tion neuve qui est en baisse et de la construc­tion exis­tante qui est po­ten­tiel­le­ment énorme. His­to­ri­que­ment nous nous sommes plus concen­trés sur le neuf en ar­ri­vant en France, très por­teur à l’époque et fa­cile. Quand le mar­ché de­vient dif­fi­cile et que les fi­chiers des per­mis de construire sont sur­ex­ploi­tés par cer­taines en­seignes, on se concentre sur ce­lui de l’exis­tant. Tou­te­fois, quand ce­la fait vingt ans que vous com­mu­ni­quez sur un seul seg­ment de ce mar­ché, vous créez des idées re­çues dans la tête des clients, comme ‘ce sont des pro­duits ré­ser­vés au neuf ’ ou en­core ‘il va fal­loir faire de gros tra­vaux’. Nous avons nous même créé ces idées re­çues, qui créent les pro­blé­ma­tiques d’au­jourd’hui”.

3 - LE MAR­CHÉ

L’état gé­né­ral du mar­ché est in­suf­fi­sant et n’a pas de­man­dé beau­coup de re­cherches de la part du concé­dant, comme l’état du mar­ché de la mai­son in­di­vi­duelle ou de la ré­no­va­tion. 4 - CONCLU­SION Pour conclure, au­tant le pro­duit Cy­clo Vac est de bonne qua­li­té et ré­pond à un be­soin des consom­ma­teurs, au­tant le pro­jet de conces­sion pour­rait être lar­ge­ment amé­lio­ré.

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