LA BOU­CHE­RIE LE POINT DE VUE DU CONSEIL EN FRAN­CHISE

L'Officiel de La Franchise - - DÉCRYPTAGE - LAURENT DE­LA­FON­TAINE, as­so­cié fon­da­teur d’Axe Ré­seaux, membre du Col­lège des ex­perts de la FFF.

1 - IN­TRO­DUC­TION

La Bou­che­rie est une en­seigne mé­ri­tante, dans le sens où il de­vait être dif­fi­cile en 1987 de se lan­cer en fran­chise face aux grills dé­jà exis­tants et sou­vent his­to­riques comme Cour­te­paille, Hip­po­po­ta­mus, Buf­fa­lo Grill. Et pour­tant, force est de consta­ter que les fon­da­teurs ont fort bien réus­si puisque ce sont au­jourd’hui plus de 100 res­tau­rants et 4 mil­lions de re­pas chaque an­née.

2 - MAR­CHÉ

L’état lo­cal du mar­ché est très, très suc­cinct, avec des in­for­ma­tions qui datent de 2007 et 2011. Ces don­nées ne sont-elles pas un peu ob­so­lètes ? La ré­ponse de Ch­ris­tophe Mauxion, di­rec­teur gé­né­ral de La Bou­che­rie : “Les pro­chains ré­sul­tats de l’étude vont tom­ber en 2014. Nous chan­geons donc ces don­nées tous les deux ans car nous consi­dé­rons que c’est une pé­riode trop courte pour que le mar­ché change com­plè­te­ment et que les don­nées four­nies ne re­flètent plus la réa­li­té du ter­rain. L’état lo­cal du mar­ché se­ra donc mis à jour d’ici quelques mois”.

3 - DIP

Il mé­ri­te­rait un lé­ger lif­ting. La qua­li­té gé­né­rale des DIP vus chez d’autres fran­chi­seurs de cette im­por­tance ne se re­trouve pas dans ce do­cu­ment. C. M. : “Je fe­rai part de cette re­marque au ser­vice mar­ke­ting dans ce cas ! Mais en réa­li­té, je ne crois pas que ce soit l’es­thé­tique qui soit le plus im­por­tant dans un DIP mais plu­tôt ce qu’il contient réel­le­ment. Ce­la ne sert à rien d’en avoir un qui soit très beau s’il n’y a rien der­rière. Nous ne mi­sons pas tout là-des­sus”.

4 - CONCLU­SION

La Bou­che­rie est un concept de grillade bien pen­sé, bien mo­dé­li­sé, et l’équipe di­ri­geante connaît par­fai­te­ment le mé­tier de res­tau­ra­teur et ce­lui de fran­chi­seur. Le can­di­dat de­vra da­van­tage ré­flé­chir sur la qua­li­té de l’em­pla­ce­ment pro­po­sé et sur sa ca­pa­ci­té à di­ri­ger un tel éta­blis­se­ment. Tous les in­gré­dients de la réus­site com­mer­ciale sont pré­sents et ce­la se voit dans les chiffres. À mon sens, la ques­tion d’un can­di­dat à la fran­chise de­vra plu­tôt être “suis-je fait pour ce mé­tier ?”. En ef­fet, gé­rer un tel res­tau­rant im­plique une très bonne condi­tion phy­sique, l’ac­cep­ta­tion des ser­vices en cou­pures, un sens ma­na­gé­rial ai­gui­sé pour li­mi­ter le turn-over na­tu­rel des équipes et un vrai sens du client.

En sor­tant de Sup de Co Pa­ris, Laurent De­la­fon­taine a d’abord tra­vaillé dans le sec­teur au­to­mo­bile avant de de­ve­nir consul­tant. Plus tard, il crée un concept de res­tau­ra­tion com­mer­ciale, qu’il en­vi­sage de dé­ve­lop­per en fran­chise. Il re­vend fi­na­le­ment son af­faire et co-fonde le ca­bi­net Axe Ré­seaux en dé­cembre 2010, afin d’ac­com­pa­gner les jeunes concepts et les ré­seaux ma­tures dans leur dé­ve­lop­pe­ment.

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