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L'Officiel de La Franchise - - DÉCRYPTAGE - Ju­lie TADDUNI

53 ans, Charles Dau­man af­fiche un par­cours bien rem­pli. Pas­sé par de grandes en­tre­prises comme Re­nault, Xe­rox, Ca­non ou en­core Neo­post, il a éga­le­ment une âme d’en­tre­pre­neur puis­qu’il a fon­dé deux struc­tures du­rant son par­cours pro­fes­sion­nel. C’est après son ex­pé­rience chez Ca­non qu’il dé­cide de ra­che­ter trois uni­tés fran­chi­sées dans l’uni­vers de l’im­mo­bi­lier. “Tout était prêt, il ne res­tait plus qu’à si­gner. Au der­nier mo­ment, pour des rai­sons per­son­nelles, le ven­deur n’a fi­na­le­ment pas pu cé­der son af­faire. Je me suis donc ren­du à Fran­chise ex­po Pa­ris pour savoir quelles autres op­por­tu­ni­tés s’of­fraient à moi. En y feuille­tant un ma­ga­zine, j’ai dé­cou­vert un ar­ticle qui par­lait de Phi­lippe Co­leon, di­rec­teur as­so­cié d’Aca­do­mia, dont Shi­va est une fi­liale. Il y ex­pli­quait qu’il cher­chait quel­qu’un pour s’oc­cu­per de cette pé­pite”. C’est ain­si que Charles Dau­man dé­cide d’al­ler à sa ren­contre pour lui pro­po­ser ses ser­vices et de­vient di­rec­teur gé­né­ral de Shi­va. De­puis, la marque a évo­lué et vient d’ou­vrir sa 80e agence. Elle sou­haite at­teindre les 150 d’ici deux ans.

EN­FIN UTILE !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le di­rec­teur gé­né­ral a trou­vé sa place au sein de l’en­seigne. “Je suis très heu­reux, j’ai pour la pre­mière fois l’im­pres­sion d’être utile. C’est un mé­tier trois fois plus hu­main que ce que j’ai pu connaître ailleurs. Rien que le terme ‘ser­vices à la per­sonne’ me plaît. J’éprouve un vrai plai­sir à ai­der nos clients à se sen­tir bien chez eux ain­si qu’à per­mettre aux gens d’opé­rer une re­con­ver­sion po­si­tive. Dans une pe­tite en­tre­prise il y a une vraie dy­na­mique en­tre­pre­neu­riale par rap­port aux grands groupes”. Pour Charles Dau­man, la fran­chise est avant tout un for­mi­dable le­vier puisque ce sys­tème de dis­tri­bu­tion conti­nue à se dé­ve­lop­per en pleine crise éco­no­mique. L’oc­ca­sion se­lon lui d’ai­der des per­sonnes à se re­cons­truire un ave­nir pro­fes­sion­nel, mais aus­si per­son­nel. “Après, il y a un peu de tout en fran­chise. C’est pour­quoi un fu­tur fran­chi­sé doit faire le bon choix. Il doit trou­ver un sec­teur d’ac­ti­vi­té qui conti­nue de se dé­ve­lop­per, un fran­chi­seur am­bi­tieux en qui il puisse avoir confiance et qui soit lui-même ex­ploi­tant en plus d’être fran­chi­seur. Il faut veiller à ce qu’il in­ves­tisse dans la no­to­rié­té de la marque et à ce qu’il pro­pose un vrai ac­com­pa­gne­ment sur le ter­rain. Tous ces points sont très im­por­tants”. Il ajoute éga­le­ment qu’il est cer­tai­ne­ment plus ju­di­cieux de s’ados­ser à une en­seigne qui a su s’en­tou­rer d’ex­perts. Au­jourd’hui, si le di­rec­teur gé­né­ral se sent bien dans ses bas­kets, c’est parce qu’il aime rendre ser­vice. “Ce qui m’ex­cite dans ce mé­tier c’est cette di­men­sion hu­maine. On a l’im­pres­sion de re­créer du lien so­cial”.

CHARLES DAU­MAN, di­rec­teur gé­né­ral de l’en­seigne de ser­vices à la per­sonne Shi­va.

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