L'Officiel de La Franchise - - PROFESSION FRANCHISÉ - Ju­lie TADDUNI

La grande ma­jo­ri­té des fran­chi­sés ont le pro­jet d’ou­vrir un se­cond, puis un troi­sième point de vente, voire plus, lance Jean-Mi­chel Il­lien, conseil en fran­chise (ca­bi­net Fran­chise Ma­na­ge­ment) et membre du Col­lège des ex­perts de la FFF. Il faut savoir que l’ou­ver­ture d’une deuxième uni­té va né­ces­si­ter des com­pé­tences sup­plé­men­taires, no­tam­ment s’agis­sant de la ca­pa­ci­té à dé­lé­guer. Il ne faut pas que le fran­chi­sé mette en pé­ril les deux points de vente en n’étant pas bien or­ga­ni­sé, de ce fait, il doit ap­prendre à ne plus être le seul maître à bord”. En ef­fet, il se­ra par la suite plus fa­cile de réa­li­ser une troi­sième ou­ver­ture qu’une se­conde.

UNE ÉTAPE À FRAN­CHIR

C’est pour­quoi le fran­chi­sé ne de­vra pas être trop gour­mand. “La pru­dence veut que l’on se lance une fois le pre­mier point de vente ren­table”, re­com­mande le conseil en fran­chise. Vient en­suite la ques­tion de l’em­pla­ce­ment, à savoir si ce­lui-ci se­ra dans la zone de cha­lan­dise du pre­mier ou non. “Le plus sou­vent, un fran­chi­sé va dé­ve­lop­per une se­conde zone de cha­lan­dise, ce­la im­plique la si­gna­ture d’un autre contrat de fran­chise. Le par­te­naire va donc de nou­veau payer un droit d’en­trée. Bien sou­vent, une par­tie se­ra moins chère car on consi­dère qu’il n’au­ra pas be­soin de for­ma­tion en théo­rie. En re­vanche, son res­pon­sable de ma­ga­sin se­ra quant à lui for­mé”. Pour Jean-Mi­chel Il­lien, il est pri­mor­dial de trai­ter chaque point de vente de ma­nière iso­lée. “Ce­la va per­mettre de les com­pa­rer non seule­ment entre eux, mais aus­si avec l’en­semble du réseau. Ce se­ra dif­fi­ci­le­ment fai­sable si tout est re­grou­pé en une seule et même en­ti­té”. Il conseille ain­si au fran­chi­sé de créer une so­cié­té par point de vente ouvert, pour mieux s’y re­trou­ver. Mais un point de vente sup­plé­men­taire né­ces­site sur­tout de faire preuve d’une or­ga­ni­sa­tion ir­ré­pro­chable, afin qu’au­cun des deux n’en su­bisse les consé­quences.

LE CHOIX DU FRAN­CHI­SEUR

Cette dé­ci­sion n’in­combe pas uni­que­ment au fran­chi­sé dé­si­reux de se dé­ve­lop­per. En ef­fet, le fran­chi­seur a évi­dem­ment son mot à dire et ses conseils peuvent s’avé­rer pré­cieux. “Il va bien sûr fa­vo­ri­ser le dé­ve­lop­pe­ment d’un fran­chi­sé qui joue bien son rôle. En re­vanche, s’il s’agit de quel­qu’un qui ap­plique mal le savoir-faire ou gère dif­fi­ci­le­ment une pre­mière uni­té, il ne faut pas l’en­cou­ra­ger à al­ler trop vite”, pré­cise le conseil en fran­chise. En fran­chise aus­si, pru­dence est mère de sû­re­té…

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