L’étude de mar­ché na­tio­nale est in­té­res­sante

L'Officiel de La Franchise - - ACTUALITÉS - Oli­vier Des­champs, avo­cat au sein du ca­bi­net Fourgoux & As­so­ciés, membre du Col­lège des ex­perts de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de la fran­chise.

“Même s’il y a un risque, c’est une vo­lon­té de notre part d’être vrai­ment trans­pa­rents.”

1 – L’étude de mar­ché na­tio­nale et lo­cale

L’étude de mar­ché na­tio­nale est in­té­res­sante. Le texte est très bien fait et pré­sen­té. Mais pour­quoi ne pas men­tion­ner la concur­rence (autres agences immobilières, ré­seaux de fran­chise, co­opé­ra­tives, Fnaim, agents iso­lés…) ? Il est ad­mis en ju­ris­pru­dence que ce­la doit être in­té­gré dans un état du mar­ché na­tio­nal. Idem pour l’exemple d’un état du mar­ché lo­cal (Nan­cy).

La ré­ponse de Phi­lippe Gué­neau, pré­sident et co-fon­da­teur de Proxica :

Ce n’est pas une vo­lon­té. Je ne sa­vais pas que c’était obli­ga­toire. On a vrai­ment un état du mar­ché très dé­taillé, mais en ef­fet la concur­rence n’y fi­gure pas. Nous al­lons cor­ri­ger les choses dans ce sens-là.

2- Compte d’ex­ploi­ta­tion pré­vi­sion­nel

At­ten­tion dan­ger. Il est pré­sen­té un compte de charges mais sur­tout un chiffre d’af­faires pré­vi­sion­nel avec un pour­cen­tage de pro­gres­sion. Certes Proxica n’est pas te­nu à une obli­ga­tion de ré­sul­tats. Mais si ce chiffre d’af­faires n’est pas au ren­dez-vous, il fau­dra que le ré­seau se jus­ti­fie. Cette pro­blé­ma­tique nour­rit 50 % des conten­tieux entre têtes de ré­seau et par­te­naires. La men­tion “in­di­ca­tif” ne pro­tège pas Proxica. Pour­quoi prendre le risque d’éta­blir un compte d’ex­ploi­ta­tion pré­vi­sion­nel ? Ce pré­vi­sion­nel est-il at­teint en an­née 1 par tous les par­te­naires ?

P.G. : Oui, ce chiffre d’af­faires est at­teint. Nous pre­nons le risque de le faire car nous pro­po­sons à nos adhé­rents une ac­ti­vi­té ter­ri­to­riale sur un sec­teur consé­quent. De plus, ce sont des chefs d’en­tre­prises qui ont un dis­cours autre que l’agent im­mo­bi­lier de base. Ils se de­mandent quel va être leur taux de re­tour sur in­ves­tis­se­ment ? Quelle se­ra leur ren­ta­bi­li­té ?, etc. Donc nous sou­hai­tons mettre en pers­pec­tive ces at­tentes et ces pré­vi­sions dans le cadre d’un pré­vi­sion­nel. Même s’il y a un risque, c’est une vo­lon­té de notre part d’être vrai­ment trans­pa­rents.

3- DIP

Pour­quoi ne trouve t-on pas dans le DIP “la na­ture et le mon­tant des dé­penses et in­ves­tis­se­ments spé­ci­fiques à l’en­seigne ?”.

P.G. : C’est une re­marque que je prends en compte. Ce­la n’y fi­gure pas car comme notre cible est à 95 % l’agent im­mo­bi­lier ins­tal­lé, il est très com­pli­qué de don­ner des coûts exacts de fa­çon gé­né­rale. Chaque uni­té est dif­fé­rente. Par contre, on donne tous les points im­por­tants de la charte ex­té­rieure mais on n’in­dique pas de mon­tant. La so­lu­tion pour­ra être d’ajou­ter qu’à mi­ni­ma les dé­penses se­ront de tel ou tel mon­tant.

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