J’au­rais vou­lu…

L'Officiel de La Franchise - - EDITO - Par Aline Gé­rard, ré­dac­trice en chef.

“Beau­coup laissent le fil du temps se dé­rou­ler et avancent à tâ­tons sans trop sa­voir où ils vont.”

RÉUS­SIR n’est-ce qu’une ques­tion d’ar­gent ? Si c’était le cas, le bon­heur se­rait tout sim­ple­ment pro­por­tion­nel à la ré­mu­né­ra­tion des sa­la­riés et au chiffre d’af­faires des en­tre­pre­neurs fran­çais. Mais les faits sont là, nombre de cadres haut pla­cés, dont les sa­laires fe­raient pâ­lir d’en­vie leurs col­la­bo­ra­teurs ou confrères, dé­cident de tout pla­quer et de se lan­cer dans une re­con­ver­sion, quelle qu’elle soit. Pour quelles rai­sons ? Parce que, comme le sou­ligne Vé­ro­nique Mar­tin, coach en développement per­son­nel

et pro­fes­sion­nel que nous avons in­ter­ro­gée lors de notre en­quête (page 34), “le tra­vail par­ti­cipe à la construction de la vie des per­sonnes, car il en oc­cupe la ma­jeure par­tie. Il va im­pac­ter l’en­semble de l’exis­tence. Ain­si, oc­cu­per un em­ploi en ac­cord avec ses va­leurs, ses croyances et sa phi­lo­so­phie est ex­trê­me­ment im­por­tant”. Le sen­ti­ment de fier­té, le be­soin de se sen­tir en co­hé­rence avec ce que nous sommes au plus pro­fond de notre être, d’ar­rê­ter de jouer un jeu de dupes, d’être utile et en­ten­du, de don­ner nais­sance et de voir gran­dir un pro­jet, d’ap­prendre constam­ment… sont au­tant de no­tions chères aux sa­la­riés et com­mer­çants, par­fois ou­bliées par les en­tre­prises mais aus­si - ne dé­si­gnons pas trop vite un cou­pable - les tra­vailleurs eux-mêmes. Pris dans le tour­billon de la vie, beau­coup laissent le fil du temps se dé­rou­ler et avancent à tâ­tons sans trop sa­voir où ils vont. Jus­qu’au jour où, comme un élec­tro­choc, ils prennent conscience qu’ils ne se réa­lisent pas plei­ne­ment dans ce qu’ils font.

Mais il n’est ja­mais trop tard pour y re­mé­dier ! Et la fran­chise peut être la so­lu­tion ! Ses près de 2 000 ré­seaux aux offres, am­bi­tions, or­ga­ni­sa­tions et bien sûr va­leurs dif­fé­rentes vous per­met­tront à coup sûr, si vous avez la fibre en­tre­pre­neu­riale, de trou­ver le pro­jet qui vous cor­res­pond. Alors prêt pour une nou­velle vie qui fait sens ? Prêt pour dire “je suis” et non plus “j’au­rais vou­lu être fran­chi­sé”?

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