“Le DIP per­met de bien com­prendre

le concept Ir­ri­jar­din”

L'Officiel de La Franchise - - analyse - Ju­ri­dique Oli­vier Des­champs, avo­cat as­so­cié au sein du ca­bi­net Link&A, membre du Col­lège des ex­perts de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de la fran­chise.

DIP

Pré­sen­ta­tion claire du DIP (do­cu­ment d’in­for­ma­tion pré­con­trac­tuelle, ndlr) qui per­met de bien com­prendre le concept Ir­ri­jar­din.

1- État lo­cal du mar­ché

L’état lo­cal du mar­ché n’en est pas un ; et il est bien pré­ci­sé qu’il se­ra com­plé­té “après lo­ca­li­sa­tion exacte du point de vente”. Qui fi­nance l’ana­lyse géo­mar­ke­ting ? Un dé­lai de 20 jours est-il ac­cor­dé au can­di­dat après re­mise de cette ana­lyse ? Si le lo­cal est trou­vé, n’a t-on pas le risque de le “perdre” dans ce dé­lai de 20 jours si le bailleur a plu­sieurs offres ? Dès lors pour­quoi ne pas faire un état lo­cal cor­res­pon­dant à la zone de re­cherche ?

La ré­ponse de So­phie Guc­ciar­di, DRH et di­rec­trice du dé­ve­lop­pe­ment de la fran­chise :

Nous ne le fai­sons pas tout de suite car nous re­met­tons le DIP as­sez tôt dans un sou­ci de trans­pa­rence. Le fran­chi­sé passe par plu­sieurs étapes im­por­tantes avant de si­gner. Il a une jour­née dé­cou­verte au siège so­cial et c’est à ce mo­ment que nous lui re­met­tons le DIP. Seule­ment, après cette jour­née, nous or­ga­ni­sons un stage de dé­cou­verte. Ce qui veut dire qu’au mo­ment où nous re­met­tons le DIP, nous n’avons pas né­ces­sai­re­ment la zone d’im­plan­ta­tion. En­suite, c’est nous qui pre­nons en charge l’ana­lyse géo­mar­ke­ting. Oui, le fran­chi­sé a cette étude au moins 20 jours avant de si­gner son contrat de fran­chise. Il s’agit de lo­caux de 200 à 400 mètres car­rés. Nous ne sommes pas sur des pe­tits lo­caux de 50 mètres car­rés en cen­tre­ville qui se re­louent très vite. Nous n’avons ja­mais été confron­té à un bailleur qui dit “si vous ne si­gnez pas la pro­messe de bail dans trois jours je loue à quel­qu’un d’autre”.

2- Na­ture et mon­tant des dé­penses et in­ves­tis­se­ments spé­ci­fiques

Il doit être com­mu­ni­qué “la na­ture et le mon­tant des dé­penses et in­ves­tis­se­ments spé­ci­fiques”. Il est pré­ci­sé les mon­tants “hors tra­vaux”. Ok pour le gros oeuvre mais n’y a t-il pas des tra­vaux spé­ci­fiques en de­hors des meubles et gon­doles ? Et ne fau­drait-il pas éva­luer le mon­tant du stock ?

La ré­ponse de S.G. :

Le mon­tant du stock est éva­lué mais pas dans le DIP. Il se trouve dans un autre do­cu­ment re­mis lors de la pré­sen­ta­tion. Quant aux tra­vaux, chez nous, soit il y en a beau­coup soit il n’y en a pas. Que le lo­cal ait un sol gris, beige ou blanc, ce­la n’a pas d’im­por­tance. On pour­rait un jour être confron­té à ce type de tra­vaux, par exemple devoir chan­ger le car­re­lage. Mais au­jourd’hui, les lo­caux tels qu’ils sont li­vrés, avec un bé­ton lis­sé, se prêtent par­fai­te­ment à nos com­merces. On pour­rait tout à fait mettre une pe­tite en­ve­loppe sé­cu­ri­taire de 2 000 eu­ros de pe­tits tra­vaux.

Contrat

Contrat très clas­sique qui ne pose pas de pro­blème par­ti­cu­lier.

3 - Du­rée

Le contrat a une du­rée de 5 ans. Celle-ci est-elle suf­fi­sante au re­gard de l’amor­tis­se­ment des in­ves­tis­se­ments et de la du­rée des prêts ban­caires ?

La ré­ponse de S.G. :

Dans la me­sure où tous nos fran­chi­sés re­nou­vellent leur contrat, oui ce­la est suf­fi­sant. Nous nous sommes po­sé la ques­tion, la plu­part des prêts étant sur sept ans. Mais au­jourd’hui ce­la ne contra­rie per­sonne, ni les ban­quiers qui fi­nancent sur sept ans un contrat de cinq ans avec des amor­tis­se­ments dans le plan de fi­nan­ce­ment de dix ans.

4- Cau­tion so­li­daire

Cau­tion so­li­daire : 150 000 eu­ros à titre per­son­nel … il faut oser ; sur­tout qu’elle n’est pas li­mi­tée à la li­vrai­son et à la fac­tu­ra­tion de pro­duits, mais s’ap­plique éga­le­ment aux re­de­vances.

La ré­ponse de S.G. :

Nous ne l’avons ja­mais fait jouer. Nous sommes quand même sur des ma­té­riaux as­sez coû­teux. Un fran­chi­sé a ra­pi­de­ment chez nous, pas de re­tard, mais un en­cours de 80 000 jus­qu’à par­fois 100 000 eu­ros. Et nous ne pou­vons pas nous per­mettre qu’en cas de sou­cis les mar­chan­dises ne soient pas payées.

“Nous re­met­tons le DIP as­sez tôt dans un sou­ci de trans­pa­rence.”

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