Big Fer­nand : “Pour nous re­joindre, pas be­soin d’être is­su du sec­teur, au contraire” Steve Burg­graf, co-fon­da­teur de l’en­seigne

L’en­seigne axée sur le bur­ger pre­mium a an­non­cé fin mai la re­prise de 80 % de son ca­pi­tal par le fonds d’in­ves­tis­se­ment bri­tan­nique BlueGem. L’ob­jec­tif de cette opé­ra­tion ? Ac­cé­lé­rer le dé­ve­lop­pe­ment de Big Fer­nand à l’in­ter­na­tio­nal, sur le­quel re­vient St

L'Officiel de La Franchise - - SOMMAIRE - Pro­pos re­cueillis par Ca­mille BOULATE

Big Fer­nand vient d’an­non­cer la ces­sion de 80 % de ses parts à un fonds d’in­ves­tis­se­ment. Dans quel contexte cette opé­ra­tion in­ter­vient-elle ?

Nous avons me­né cette ces­sion avec le fonds an­glais BlueGem, spé­cia­li­sé avant tout dans le re­tail et le dé­ve­lop­pe­ment à l’in­ter­na­tio­nal. Cet as­pect était im­por­tant pour nous car de­puis la créa­tion de l’en­seigne Big Fer­nand nous sommes sol­li­ci­tés et convoi­tés par di­vers ac­teurs. Mais nous vou­lions trou­ver le bon par­te­naire, ca­pable de sou­te­nir un dé­ve­lop­pe­ment à l’in­ter­na­tio­nal. C’était es­sen­tiel. Nous avons donc cé­dé 80 % de nos parts. De mon cô­té, je reste ac­tion­naire à hau­teur de 7 %. Cette opé­ra­tion a été ac­com­pa­gnée d’une aug­men­ta­tion de ca­pi­tal de 7 mil­lions d’eu­ros dans le but de dé­ve­lop­per la marque hors de nos fron­tières.

C’est pour vous la prin­ci­pale mo­ti­va­tion de ce rap­pro­che­ment. Quels sont vos ob­jec­tifs d’ou­ver­ture à l’in­ter­na­tio­nal ?

“Au­jourd’hui, nous pou­vons dire que notre ré­pu­ta­tion est éta­blie.”

Au­jourd’hui nous avons six points de vente à l’étran­ger : un à Londres, trois à Du­baï, un en Chine et deux à Hong-Kong, que nous avons ra­che­tés au mas­ter-fran­chi­sé qui les ex­ploi­tait jus­qu’à main­te­nant. Notre vo­lon­té est de conti­nuer à nous dé­ve­lop­per à l’étran­ger, en vi­sant par­ti­cu­liè­re­ment les pays fron­ta­liers comme la Bel­gique, la Suisse ou en­core l’Al­le­magne, qui sont prio­ri­taires pour 2018.

Et en France, quelle est la com­po­si­tion du ré­seau et quels sont vos ob­jec­tifs d’ou­ver­ture ?

À la fin de l’an­née nous au­rons ac­cueilli une dou­zaine de nou­veaux res­tau­rants au sein du ré­seau, dont un tiers en propre et deux-tiers en fran­chise. À Pa­ris, nous ve­nons d’inau­gu­rer les adresses si­tuées au BHV Ma­rais et à la Bas­tille. Trois autres ou­ver­tures sont pré­vues

d’ici à la fin de l’an­née dans la Ca­pi­tale, no­tam­ment dans les 17e et 13e ar­ron­dis­se­ments. Tous sont des suc­cur­sales. Cô­té fran­chise, six nou­velles adresses au­ront vu le jour, no­tam­ment en pro­vince à Or­léans, Cler­mont-Fer­rand, Stras­bourg ou en­core à la Mar­ti­nique et à la Réunion. Nous ou­vri­rons éga­le­ment notre pre­mier res­tau­rant au sein d’un aé­ro­port, à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Quels sont les sec­teurs géo­gra­phiques à in­ves­tir pour les fu­turs fran­chi­sés?

Nous nous axons avant tout sur les villes de pro­vince de plus de 100 000 ha­bi­tants. Nous re­cher­chons à chaque fois l’em­pla­ce­ment nu­mé­ro un. Dans les grandes villes, il reste An­ne­cy, Reims, Le Havre, Brest ou en­core Rouen où les fran­chi­sés peuvent s’ins­tal­ler. Après, nous sommes en train de ré­flé­chir à une dé­cli­nai­son plus lé­gère de notre concept pour in­ves­tir des villes plus pe­tites. Mais en nous sommes en­core au stade de la ré­flexion. L’Île-de-France af­fiche aus­si un gros po­ten­tiel car nous ne sommes pas en­core pré­sents par­tout. Mais ce­la res­te­ra un dé­ve­lop­pe­ment, en ma­jo­ri­té en propre.

Quels pro­fils re­cher­chez-vous pour in­té­grer votre ré­seau ?

Nous re­cher­chons avant tout des per­sonnes sym­pa­thiques. C’est LE cri­tère de sé­lec­tion pour nous tant pour nos fran­chi­sés que pour nos col­la­bo­ra­teurs. Il faut que les fu­turs fran­chi­sés aient aus­si un peu de moyens fi­nan­ciers et soient prêts à in­ves­tir. En re­vanche, pas be­soin d’être is­su du sec­teur, je di­rais même au contraire. Nous for­mons une fois ar­ri­vés dans le ré­seau. Ce n’est donc pas un élé­ment dé­ter­mi­nant pour nous.

Le sec­teur du bur­ger se dé­ve­loppe et voit tou­jours plus d’en­seignes se lan­cer en fran­chise. Com­ment vous dé­mar­quez-vous et com­ment per­ce­vez-vous ces nou­veaux ac­teurs?

L’ar­ri­vée de nou­veaux ac­teurs crée tou­jours de la concur­rence et pèse tou­jours sur notre chiffre d’af­faires, c’est in­dé­niable. Mais au­jourd’hui, nous pou­vons dire que notre ré­pu­ta­tion est éta­blie, que ce soit sur le ser­vice ou la qua­li­té des pro­duits. Nous sommes de très loin le lea­der du bur­ger gour­met en France, avec 37 res­tau­rants. Les autres ac­teurs ont au­jourd’hui un peu de che­min à par­cou­rir pour nous rat­tra­per. Mais bien sûr, que nous pas­se­rons par l’in­no­va­tion que ce soit sur le concept ou les re­cettes, pour conser­ver notre avance.

Vous avez an­non­cé, fin 2016, re­prendre l’en­seigne Cul de Co­chon, spé­cia­li­sée dans la char­cu­te­rie. Un mot sur la com­po­si­tion de ce ré­seau ?

Ac­tuel­le­ment, nous avons cinq points de vente à Pa­ris et nous avons le sou­hait de nous dé­ve­lop­per da­van­tage, mais d’abord par l’in­ter­mé­diaire de suc­cur­sales. Nous étu­dions la fran­chise pour ce concept mais pour le mo­ment nous en sommes au stade de la ré­flexion. Il est trop tôt pour connaître les condi­tions d’ac­cès et fixer des ob­jec­tifs d’ou­ver­tures.

Steve Burg­graf, co-fon­da­teur de Big Fer­nand.

Big Fer­nand mise sur des pro­duits de qua­li­té.

L’en­seigne compte 37 res­tau­rants dans son ré­seau.

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