Une jour­née avec…

En mars 2016, Gaë­tan Che­brou a ou­vert son agence Sté­phane Pla­za Im­mo­bi­lier dans le 5e ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris. Di­ri­geant cinq né­go­cia­teurs, l’en­tre­pre­neur nous a in­vi­tés à pas­ser une jour­née à ses cô­tés.

L'Officiel de La Franchise - - SOMMAIRE - Pierre TOURTOIS

Gaë­tan Che­brou, fran­chi­sé Sté­phane Pla­za Im­mo­bi­lier

En moyenne, c’est l’heure à la­quelle Gaë­tan Che­brou ar­rive à son agence immobilière de la rue Monge, sauf ren­dez-vous pré­vu à l’ex­té­rieur. Mais ce­la fait dé­jà une heure qu’il tra­vaille : dès son ré­veil, au­tour de 8 heures, le fran­chi­sé consulte ses e-mails. “C’est une me­sure de pré­cau­tion : client, col­la­bo­ra­teur ou ban­quier, j’ai dé­jà re­çu des cour­riels à des ho­raires dé­ca­lés. Je pré­fère donc m’as­su­rer qu’il n’y a pas d’ur­gence”, com­mente-t-il. Ce sui­vi ré­gu­lier de ses cor­res­pon­dances est un élé­ment ré­cur­rent de son quo­ti­dien. “Même si entre su­per­vi­sion des dos­siers ur­gents, ma­na­ge­ment de mes com­mer­ciaux et ren­dez-vous à l’ex­té­rieur, le conte­nu de mes jour­nées -du lun­di au sa­me­di- n’est ja­mais le même”, pré­cise Gaë­tan Che­brou. Ce mar­di, il cha­peaute la réunion heb­do­ma­daire, pen­dant la­quelle un nou­veau com­mer­cial est pré­sen­té au reste de l’équipe. Après quelques po­li­tesses de cir­cons­tance, les ob­jec­tifs de la se­maine sont évo­qués. Man­dats à si­gner avec les clients, dos­siers à bou­cler, dis­cus­sions avec les fu­turs pro­prié­taires, ajus­te­ments concer­nant un contrat de lo­ca­tion d’un stu­dio meu­blé : tout est pas­sé en re­vue via son fi­chier Ex­cel de sui­vi pour que les né­go­cia­teurs ac­cé­lèrent sur les mis­sions les plus ur­gentes. “Conseille à ce pro­prié­taire de meu­bler da­van­tage son stu­dio car le lo­ca­taire trouve l’ap­par­te­ment trop vide par rap­port au loyer”, fait re­mar­quer le di­rec­teur d’agence à l’un de ses com­mer­ciaux. En voi­ture, Gaë­tan Che­brou se dé­place rue des Go­be­lins (13e ar­ron­dis­se­ment) pour vi­si­ter le lo­cal où il ou­vri­ra sa deuxième agence en fin d’an­née. Sur place, il re­trouve l’ar­chi­tecte conseil de son fran­chi­seur. Et à pre­mière vue, les tra­vaux se­ront consé­quents dans cette bou­tique fa­ti­guée, ac­tuel­le­ment oc­cu­pée par un fleu­riste bien­tôt re­trai­té. “Le lo­cal est exi­gu, ce se­ra com­pli­qué d’ins­tal­ler un WC han­di­ca­pé et une rampe d’ac­cès pour les per­sonnes en fau­teuil. Ta salle de réunion de­vra être en bas, si­non elle ro­gne­ra ton es­pace com­mer­cial au rez-de-chaus­sée. Et si tu veux de la lu­mière, il fau­dra ins­tal­ler un par­quet avec des dalles en verre”, pré­vient l’ar­chi­tecte. Gaë­tan Che­brou, lui, voit les choses dif­fé­rem­ment : “Il me faut une salle

de réunion vi­sible à par­tir de la rue. Cette trans­pa­rence fait par­tie de notre ADN. Et je ne veux pas faire tra­vailler des gens dans une pièce sans lu­mière na­tu­relle. C’est désa­gréable”.

Re­tour dans le 5e ar­ron­dis­se­ment. Après une pause dé­jeu­ner dans une bras­se­rie si­tuée à deux pas de la rue Monge, Gaë­tan Che­brou ren­contre son ban­quier pour re­voir cer­tains points de ses dos­siers de fi­nan­ce­ment. “Le plan a été va­li­dé et les condi­tions ban­caires

sont cor­rectes”, me pré­cise-t-il à sa sor­tie. Puis le fran­chi­sé re­tourne au sein de son agence, al­ter­nant entre points rapides avec ses com­mer­ciaux et re­lec­ture des contrats qui condi­tionnent l’ou­ver­ture de son fu­tur lo­cal du 13e ar­ron­dis­se­ment. As­sez tech­nique, la tâche de­mande une cer­taine concentration. Bien qu’il reste dis­po­nible pour ses né­go­cia­teurs en cas de points d’achop­pe­ment avec des clients. Ren­dez-vous à la pré­fec­ture de po­lice de Pa­ris avec l’ar­chi­tecte sé­cu­ri­té. L’ob­jec­tif ? Être bien conseillé pour que la fu­ture agence du 13e ar­ron­dis­se­ment soit conforme en ma­tière d’ac­ces­si­bi­li­té han­di­ca­pé et de normes de sé­cu­ri­té. Au préa­lable, Gaë­tan Che­brou a fixé un ren­dez-vous, sans le­quel l’at­tente peut mon­ter jus­qu'à deux heures. “Vos es­quisses me semblent cor­rectes. Le trot­toir est large à l’ex­té­rieur donc vous pour­rez ins­tal­ler une rampe amo­vible pour les per­sonnes en fau­teuil. Et concer­nant les toilettes, vous avez le droit de vous en pas­ser. C’est plus simple que de les ins­tal­ler au sous-sol”, conseille l’ar­chi­tecte sé­cu­ri­té. Un pre­mier pas en­cou­ra­geant en vue de l’ou­ver­ture de la nou­velle bou­tique. Re­tour rue Monge. Un ac­qué­reur pose des dif­fi­cul­tés à une com­mer­ciale, lui re­pro­chant l’état ac­tuel du par­quet et le mon­tant des fu­turs tra­vaux alors que la pé­riode de ré­trac­ta­tion s’achève le len­de­main. Pour cal­mer la si­tua­tion, Gaë­tan Che­brou prend le dos­sier en main et rap­pelle le pros­pect. Un ac­cord de prin­cipe est conclu : l’agence se charge de trou­ver un nou­veau pres­ta­taire, moins cher, sans ro­gner la qua­li­té du fu­tur par­quet.

En théo­rie, l’agence Sté­phane Pla­za Im­mo­bi­lier du 5e ar­ron­dis­se­ment ferme à 19h30. Mais en ce mo­ment, l’ac­ti­vi­té est as­sez

im­por­tante. “Les gens n’hé­sitent pas à pas­ser nous voir tant que la bou­tique est ou­verte. Et si ce­la se calme, ce­la me per­met de gé­rer tran­quille­ment des tâches ad­mi­nis­tra­tives, comme les fac­tures, des contrats à re­lire, des mails ar­ri­vés pen­dant mes ren­dez-vous à l’ex­té­rieur”, conclut Gaë­tan Che­brou. Plus tard, vers 22 heures, le fran­chi­sé consul­te­ra une der­nière fois ses e-mails.

Le fran­chi­sé pré­fère les échanges in­for­mels aux réunions in­ter­mi­nables.

La fu­ture se­conde agence est pour le mo­ment un ma­ga­sin de fleurs.

Der­niers ajus­te­ments de fin de jour­née avant de se re­plon­ger dans les contrats

L’ar­chi­tecte de l’en­seigne veille au res­pect du concept sur un plan ar­chi­tec­tu­ral.

Pour se dé­pla­cer, Gaë­tan Ché­brou pri­vi­lé­gie la voi­ture. Puis le scoo­ter à l’heure de pointe.

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