Une for­ma­tion à la loupe

Avant de se lan­cer au sein du ré­seau, les fran­chi­sés suivent une for­ma­tion dont le conte­nu s’adapte à leur ex­pé­rience dans la blan­chis­se­rie.

L'Officiel de La Franchise - - SOMMAIRE - Pierre TOURTOIS

5 à Sec : un cur­sus pour chaque pro­fil

QU’ILS aient dé­jà tra­vaillé ou non dans le tex­tile, tous les fran­chi­sés 5 à Sec suivent une for­ma­tion com­plète avant d’ou­vrir leur ma­ga­sin. “Par­mi les can­di­dats, nous avons deux types de pro­fils. Les pre­miers connaissent bien l’uni­vers de la fran­chise mais dé­butent dans la blan­chis­se­rie. Les se­conds ont exer­cé comme in­dé­pen­dants, connaissent la pro­fes­sion mais doivent s’adap­ter aux mé­thodes 5 à Sec, par exemple sur le plan de l’or­ga-

ni­sa­tion”, com­mence So­phie Lal­loz, res­pon­sable de la for­ma­tion. En consé­quence, l’en­seigne adapte ses cur­sus, qui ont lieu dans des ma­ga­sins écoles, au pro­fil de ses fu­turs res­pon­sables de ma­ga­sins. Et pour que l’ap­pren­tis­sage soit le plus concret, les ins­truc­teurs de 5 à Sec sont choi­sis par­mi les res­pon­sables de point de vente avant d’être for­més à des tech­niques pé­da­go­giques.

Ap­pré­hen­der les mé­thodes

Pour les blan­chis­seurs ex­pé­ri­men­tés se lan­çant dans la fran­chise, la for­ma­tion est as­sez

courte. “Deux se­maines suf­fisent car ils connaissent dé­jà le mé­tier. Même si cer­tains agents de trai­te­ment sont spé­ci­fiques à 5

à Sec, on ne va pas leur ap­prendre à dé­ta­cher un vê­te­ment ! Par contre, ils doivent s’adap­ter à l’ADN de notre en­seigne, qui a ses propres mé­thodes d’or­ga­ni­sa­tion, no­tam­ment le fonc­tion­ne­ment en flux ten­du et son res­pect de dé­lais courts”, as­sure So­phie Lal­loz. Pour ces blan­chis­seurs ex­pé­ri­men­tés, la for­ma­tion vise sur­tout à leur ap­prendre com­ment ré­par­tir les tâches de

ma­nière prag­ma­tique. “Les sa­la­riés des fran­chi­sés sont po­ly­va­lents mais au quo­ti­dien, ils ne doivent pas se dis­per­ser. Cha­cun a ses mis­sions, son dé­rou­lé de jour­née, avec des ob­jec­tifs pré­cis en ma­tière de pro­duc­tion. Cette mé­thode de pla­ni­fi­ca­tion as­sure une vi­tesse de trai­te­ment op­ti­male”, conti­nue la

"Une for­ma­tion adaptée au pro­fil du fran­chi­sé."

for­ma­trice. Ces pro­ces­sus “made in 5 à Sec” concernent aus­si la re­la­tion com­mer­ciale, qui fait l’ob­jet de si­mu­la­tions spé­ci­fiques. Re­pé­rer le be­soin de son in­ter­lo­cu­teur, vendre un pro­duit, le convaincre… Tout ce­la fait par­tie d’un tronc com­mun, par­ta­gé avec les blan­chis­seurs dé­bu­tants. Du la­vage au ma­na­ge­ment

Les no­vices dans le mé­tier suivent une pré­pa­ra­tion plus longue, qui dure quatre

se­maines. “On com­mence par le tex­tile, qu’ils ne maî­trisent pas. Toutes les étapes tra­di­tion­nelles sont ré­pé­tées, tra­vaillées, ré­vi­sées, du la­vage au dé­ta­chage en pas­sant par le re­pas­sage. Les fran­chi­sés sont for­més aus­si à l’hy­giène, à l’uti­li­sa­tion des pro­duits de trai­te­ment et le net­toyage”, conti­nue So­phie Lal­loz. Et à la fin de chaque se­maine, une va­li­da­tion d’ac­quis a lieu via un mo­dule de deux heures de e-lear­ning, le tout étant su­per­vi­sé par une for­ma­trice ré­gio­nale. Sans dif­fé­rences de trai­te­ment entre les fran­chi­sés qui tra­vaille­ront sur

site et les pro­prié­taires de plu­sieurs points de vente qui fe­ront ap­pel à des gé­rants. “Nous es­ti­mons que tous doivent connaître le mé­tier, y com­pris ceux qui ne met­tront pas les mains à la pâte au quo­ti­dien. C’est un pré­re­quis vi­tal pour bien ma­na­ger leurs

sa­la­riés”, ana­lyse la res­pon­sable de for­ma­tion. Une fois que la base est maî­tri­sée, le cur­sus se concentre sur l’ac­qui­si­tion de com­pé­tences ma­na­gé­riales, comme l’ap­pren­tis­sage des ou­tils de contrôle et la ges­tion fi­nan­cière. “Un per­son­nel di­ri­gé avec lu­ci­di­té, c’est un ma­ga­sin qui tourne bien. Donc nous veillons à sen­si­bi­li­ser nos fran­chi­sés à la ges­tion des équipes, au re­cru­te­ment et à la su­per­vi­sion. Ce­la nous semble d’au­tant plus im­por­tant qu’un tur­no­ver ré­gu­lier peut nuire à la qua­li­té des pres­ta­tions”, conclut So­phie Lal­loz.

Une for­ma­tion à la loupe

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