EM­MA­NUEL THIÉBLIN, PRÉ­SIDENT DE LA FRAN­CHISE SUSHI TAXI AU QUÉ­BEC

“J’ai été sé­duit par le dy­na­misme du pays”

L'Officiel de La Franchise - - ANALYSE -

Em­ma­nuel Thiéblin est un en­tre­pre­neur né. Après avoir tra­vaillé pen­dant 15 ans en tant que né­go­ciant en vin à Bor­deaux, il re­prend en 2008 une so­cié­té spé­cia­li­sée dans l’éla­bo­ra­tion de pro­duits na­tu­rels et lance sur le mar­ché la pre­mière bois­son in­fu­sée, avant de re­vendre l’en­tre­prise en 2010. Alors qu’il s’ap­prête quelques an­nées plus tard à ra­che­ter une autre so­cié­té en France, son épouse en­tend à la ra­dio des Fran­çais ex­pa­triés au Qué­bec par­ler de leur vie sur place, des té­moi­gnages qui donnent en­vie au couple de ten­ter l’aven­ture. Pen­dant un an, Em­ma­nuel Thiéblin fait des al­lers-re­tours entre la France et le Qué­bec, avant de s’ins­tal­ler pour de bon. “J’ai été sé­duit par le dy­na­misme du pays, l’ab­sence de ten­sions so­ciales et une culture où l’échec fait par­tie du par­cours ini­tia­tique”, dé­taille-t-il. Com­mence alors un long pro­ces­sus d’in­té­gra­tion. “Il existe de nom­breuses op­por­tu­ni­tés, mais il faut faire ses preuves avant d’y ac­cé­der, c’est pour­quoi 75 % des Fran­çais qui viennent au Qué­bec re­partent au bout de moins d’un an et de­mi . Pen­dant une longue pé­riode, les ban­quiers d’af­faires et les ca­bi­nets comp­tables me mon­traient les dos­siers dont per­sonne d’autre ne vou­lait”, ra­conte-t-il. Jus­qu’à ce qu’on lui pro­pose de re­prendre la fran­chise sushi taxi. “Au dé­part j’étais ré­ti­cent car je ne connais rien au sec­teur de la res­tau­ra­tion mais en me ren­dant sur place j’ai été sé­duit par l’ex­cel­lente qua­li­té des pro­duits et l’am­biance du concept.” Em­ma­nuel Thiéblin in­ves­tit quelques cen­taines de mil­liers d’eu­ros et ob­tient dix fois plus de la part des banques, moins fri­leuses qu’en France se­lon lui. La pre­mière an­née, il se concentre sur le dé­ve­lop­pe­ment d’une culture d’en­tre­prise et la for­ma­tion des em­ployés au sein des 18 boutiques dé­jà exis­tantes. Au­jourd’hui en phase de crois­sance, il pré­voit d’ou­vrir une di­zaine de nou­veaux ma­ga­sins par an. “Je se­rai très heu­reux d’ac­cueillir des en­tre­pre­neurs Fran­çais, Qué­bec est une ville très agréable à vivre et la fran­chise y connaît un dé­ve­lop­pe­ment ex­po­nen­tiel”, confie-t-il.

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