“Il faut bien ap­pré­hen­der le mé­tier”

GILLES CHAUSY, FRAN­CHI­SÉ DA­NIEL MOQUET À AURILLAC (15)

L'Officiel de La Franchise - - ANALYSE -

Avant d’ou­vrir sa pre­mière bou­tique en juillet 2014, Gilles s’est pré­pa­ré en amont pen­dant plus de deux ans. Son ob­jec­tif: après une car­rière de 19 ans chez EDF en tant que tech­ni­cien puis in­gé­nieur en sé­cu­ri­té nu­cléaire, il sou­haite se lan­cer dans l’en­tre­pre­neu­riat mais aus­si quit­ter Mon­té­li­mar pour re­tour­ner s’ins­tal­ler dans sa ville na­tale, Aurillac. “J’avais de­puis long­temps des vel­léi­tés d’en­tre­prendre et je connais­sais dé­jà Da­niel Moquet, une per­sonne de mon en­tou­rage étant franchisée de l’en­seigne. Ayant pas­sé 20 ans dans une cen­trale nu­cléaire, l’idée de tra­vailler sur l’amé­na­ge­ment ex­té­rieur ne me dé­plai­sait pas. J’ap­pré­cie éga­le­ment l’ap­proche as­sez fa­mi­liale de la struc­ture, qui donne la pos­si­bi­li­té d’échan­ger en di­rect avec le

fon­da­teur”, ra­conte-t-il. Pour bé­né­fi­cier du sou­tien de son em­ployeur, il s’ins­crit dans le cadre du dis­po­si­tif es­sai­mage d’EDF à Lyon qui ac­com­pagne les por­teurs de pro­jet dans leur re­con­ver­sion. Ce der­nier va­lide son étude com­mer­ciale tout en lui of­frant la pos­si­bi­li­té, pen­dant cinq ans, de re­prendre son poste dans l’en­tre­prise. Il suit alors une for­ma­tion de 5 jours sur l’en­tre­pre­neu­riat, puis uti­lise les 10 mois de compte épargne temps qu’il a ac­cu­mu­lé pour prendre un congé de créa­tion d’en­tre­prise. Au quo­ti­dien, Gilles doit al­ler cher­cher les chan­tiers et ma­na­ger son équipe, ce qui im­plique de bien soi­gner en amont son re­cru­te­ment. “C’est une par­tie très dé­li­cate et stres­sante, il faut être prêt à se re­mettre ré­gu­liè­re­ment en ques­tion”, té­moigne-t-il. Les pré-re­quis pour réus­sir en fran­chise se­lon Gilles Chausy. “En pre­mier lieu, il faut bien ap­pré­hen­der le mé­tier pour vé­ri­fier qu’il nous convient, avoir la vo­lon­té d’être pa­tron et être prêt à ne pas comp­ter ses heures car au lan­ce­ment de l’ac­ti­vi­té la fa­mille risque d’être lais­sée de cô­té.” À ce jour, Gilles Chausy, qui a re­trou­vé ra­pi­de­ment le même ni­veau de ré­mu­né­ra­tion qu’en tant que sa­la­rié, est sa­tis­fait de sa re­con­ver­sion et n’en­vi­sage pas de re­tour­ner chez EDF. Au contraire, il se prépare à ou­vrir une nou­velle fran­chise à Ro­dez à l’ho­ri­zon mars 2018.

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