“L’en­seigne sou­haite vi­si­ble­ment s’en­tou­rer de par­te­naires ir­ré­pro­chables”

L'Officiel de La Franchise - - ANALYSE -

1 - Sur le DIP

Le do­cu­ment re­mis pour ana­lyse est pro­fes­sion­nel comme nous pou­vons le sup­po­ser compte te­nu du pro­fil de l’en­tre­prise et de son an­cien­ne­té en fran­chise. Fait ori­gi­nal, la pré­sen­ta­tion du can­di­dat à la fran­chise, est par­tie pre­nante du DIP, ren­dant son conte­nu ju­ri­di­que­ment ex­po­sable. L’en­seigne sou­haite vi­si­ble­ment s’en­tou­rer de par­te­naires ir­ré­pro­chables, ce qui est lo­gique compte te­nu des ca­rac­té­ris­tiques du mé­tier. Mais pour­quoi in­té­grer, dans le DIP, des ren­sei­gne­ments à rem­plir par le can­di­dat ?

La ré­ponse de Ca­the­rine Kaioun, di­rec­trice gé­né­rale de l’en­seigne :

C’est une bonne re­marque. Nous ne sa­vions pas que de­man­der des in­for­ma­tions sur le can­di­dats pouvait po­ser des pro­blèmes ju­ri­diques. Sur­tout que chaque an­née nous en­voyons notre DIP (ain­si que notre contrat) à la FFF qui nous le va­lide. Pour nous, avoir ces in­for­ma­tions per­met d’être ri­gou­reux dans la sé­lec­tion des fran­chi­sés et de ne pas en­voyer des per­sonnes droit dans le mur. C’est vrai­ment une ques­tion de trans­pa­rence.

2- Sur les re­de­vances

Le mon­tant des in­ves­tis­se­ments est d’en­vi­ron 100 000 eu­ros dont 40 % en droit d’en­trée, et for­ma­tion ini­tiale. Les re­de­vances montent à 21 % (plus 4,5 % de pu­bli­ci­té) en troi­sième an­née. Ces mon­tants sont éle­vés face à des en­seignes concur­rentes moins re­con­nues, et il n’existe au­cune in­for­ma­tion dans le DIP pour ras­su­rer (ou in­for­mer) le can­di­dat sur la qua­li­té du mo­dèle éco­no­mique. Com­ment jus­ti­fiez-vous ces mon­tants ? Com­ment ras­su­rez­vous les fu­turs can­di­dats sur votre bu­si­ness mo­del ?

La ré­ponse de C. K. :

Il faut sa­voir que les re­de­vances ne sont pas cal­cu­lées sur la même va­leur de ré­fé­rence que nos concur­rents. Ce­la si­gni­fie que nous sommes sur un mo­dèle de man­da­taires. Ain­si, quand

“Sur les 12 der­niers mois, nous n’avons eu au­cune sor­tie de ré­seau.”

on an­nonce 21 % de re­de­vances d’ex­ploi­ta­tion, c’est sur un tiers du vo­lume d’af­faires. Donc quand vous cal­cu­lez sur la base de nos concur­rents, ce­la fait 7 % par mois. À no­ter que ce mon­tant com­prend aus­si la ges­tion de l’en­semble de la par­tie ad­mi­nis­tra­tive (sa­laires des in­ter­ve­nants et les fac­tures clients).

3 - Sur la com­po­si­tion du ré­seau

L’état du ré­seau est très in­com­plet, il ne pré­cise pas les mou­ve­ments des 12 der­niers mois, n’in­dique pas les in­for­ma­tions (date de contrat, RCS,…) ju­ri­diques des fran­chises. Dans ces condi­tions, et à la simple lec­ture du DIP, le can­di­dat n’a pas une vi­sion suf­fi­sante pour s’en­ga­ger. Pou­vez­vous pré­ci­ser les mou­ve­ments dans le ré­seau et leurs mo­tifs ?

La ré­ponse de C. K. :

Dans un DIP nous al­lons in­di­quer les dé­parts dans les 12 der­niers mois qui ont pré­cé­dé la re­mise du do­cu­ment. Or, l’an­née der­nière, nous n’en n’avons eu au­cun, c’est pour ce­la que ce n’est pas pré­ci­sé. Mais peut être nous de­vrions in­di­quer qu’au­cun membre n’a quit­té le ré­seau pour que ce­la soit plus clair.

Laurent De­la­fon­taine, co-fon­da­teur d’Axe Ré­seaux, membre du Col­lègue des ex­perts de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de la fran­chise. Conseil en fran­chise

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