Un aban­don de poste

L'Officiel de La Franchise - - PREMIERS PAS EN FRANCHISE - Ca­mille BOULATE

Un sa­la­rié qui ne se pré­sente plus au tra­vail et ne donne au­cune nou­velle : ce­la vous ar­ri­ve­ra sû­re­ment dans votre vie de fran­chi­sé. Mais sa­chez que ces si­tua­tions peuvent se ré­soudre as­sez ra­pi­de­ment et par­fois même être an­ti­ci­pées.

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TRE chef d’en­tre­prise n’est pas un long fleuve tran­quille. Il peut vous ar­ri­ver que, du jour au len­de­main, l’un de vos col­la­bo­ra­teurs ne se pré­sente plus sur son lieu de tra­vail. Si un tel cas de fi­gure se pré­sente, ne pa­ni­quez pas et re­po­sez-vous sur vos équipes pré­sentes pour pal­lier cette ab­sence dans un pre­mier temps. “Mais si au bout de deux ou trois jours votre sa­la­rié ne s’est tou­jours pas ma­ni­fes­té, mal­gré vos re­lances, il faut agir no­tam­ment en en­voyant un cour­rier d’aver­tis­se­ment puis une mise à pied et en­fin dé­clen­cher la pro­cé­dure de li­cen­cie­ment”, sou­ligne Ca­ro­line Mo­ri­zot, di­ri­geante du ca­bi­net de conseil CM Fran­chise.

Soyez en contact avec les agences d’in­té­rim

Si l’aban­don de poste in­ter­vient tou­jours quand on s’y at­tend le

moins vous pou­vez en re­vanche l’an­ti­ci­per un maxi­mum. “En créant un lien avec les agences d’in­té­rim de votre sec­teur géo­gra­phique et en leur en­voyant les types de postes que vous êtes

ame­nés à re­cher­cher”, in­dique Ca­ro­line Mo­ri­zot. Une fa­çon de pou­voir ré­agir ra­pi­de­ment en cas d’ab­sence pro­lon­gée d’un de vos sa­la­riés. Car se re­po­ser sur vos col­la­bo­ra­teurs dé­jà en place, c’est bien mais ce­la com­porte des li­mites. No­tam­ment parce que ce­la im­plique la po­ly­va­lence de tous les membres de vos équipes. “Par exemple, si vous tra­vaillez dans la res­tau­ra­tion, il est dif­fi­cile de dire à quel­qu’un en cui­sine de pas­ser en salle et vice ver­sa”, pré­vient Ca­ro­line Mo­ri­zot.

Sol­li­ci­tez le fran­chi­seur

Mais quoi­qu’il en soit, re­la­ti­vi­sez et pro­fi­tez de cette pé­riode

Pro­fi­tez de cette pé­riode pour faire le point sur les tâches qui étaient confiées au sa­la­rié.”

pour faire le point sur les tâches qui étaient confiées à ce sa­la­rié. “Sur­tout quand la per­sonne est de­puis long­temps dans l’en­tre­prise. Voyez donc cette épreuve comme l’oc­ca­sion de re­par­tir sur un nou­veau re­cru­te­ment et n’hé­si­tez sur­tout pas à sol­li­ci­ter votre fran­chi­seur ain­si que les autres membres du ré­seau qui ont pu être confron­té à la même si­tua­tion et donc peuvent vous ai­der”, conseille Ca­ro­line Mo­ri­zot. Par ailleurs, je­tez éga­le­ment un oeil au manuel opé­ra­toire que le fran­chi­seur a dû vous re­mettre lors de votre ar­ri­vée. Ce­lui-ci vous donne plu­sieurs ou­tils pour vous sou­te­nir dans le re­cru­te­ment (contrats type) mais éga­le­ment dans les pro­cé­dures pour vous sé­pa­rer du col­la­bo­ra­teur ab­sent. “Il doit y avoir des mo­dèles de lettres de mise à pied, de li­cen­cie­ment etc. Mais le mieux reste de pou­voir négocier avec votre sa­la­rié afin d’évi­ter une longue pro­cé­dure. S’il est dans l’échange, pri­vi­lé­giez le dia­logue en pro­po­sant par exemple une rup­ture conven­tion­nelle”, pré­cise Ca­ro­line Mo­ri­zot.

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