À perdre la rai­son

L'Officiel de La Franchise - - ÉDITO -

Las­sés de faire un mé­tier dans le­quel ils ne se réa­lisent plus, nombre de sa­la­riés songent à créer leur en­tre­prise. Pour de­ve­nir leur propre pa­tron mais aus­si par­fois pour chan­ger de voie. C’est le cas no­tam­ment de cadres qui pour­tant gagnent bien leur vie mais qui cherchent à don­ner un nou­vel élan à leur car­rière. Quand on s’ima­gine de­puis tout jeune de­ve­nir fleu­riste ou tra­vailler au­près des en­fants et qu’on a mis ce dé­sir de cô­té du­rant plu­sieurs an­nées, il est ten­tant de sai­sir l’oc­ca­sion de ce nou­veau dé­part pour en­fin réa­li­ser son rêve. Et de­ve­nir ce que l’on a tou­jours vou­lu être ! On n’est d’ailleurs ja­mais aus­si bon que lorsque l’on se sent en­fin à sa place dans un mé­tier. D’un seul coup, les heures pas­sées à tra­vailler, les sa­cri­fices que ce­la im­plique prennent un tout autre vi­sage. Mais at­ten­tion, même si la fran­chise ap­porte une cer­taine sé­cu­ri­té par rap­port à un pro­jet d’en­tre­pre­neu­riat clas­sique, créer n’est pas sans risque. Et en ma­tière d’in­ves­tis­se­ment, la pas­sion est sou­vent mau­vaise con­seillère. Pre­nez garde à l’aveu­gle­ment. Si ap­pré­cier le pro­duit, le con­cept et le mé­tier sont im­por­tants, ne per­dez ja­mais le sens des réa­li­tés fi­nan­cières. Gar­dez en tête éga­le­ment qu’un con­cept qui rap­porte, on ap­prend vite à l’ai­mer. Le pa­nel qui s’offre à vous est tel­le­ment large, que vous trou­ve­rez for­cé­ment une en­seigne qui vous cor­res­pond. Même en vous lais­sant gui­der par la rai­son, nul be­soin de tra­hir ce que vous êtes.

“Gar­dez en tête qu’un con­cept qui rap­porte, on ap­prend vite à l’ai­mer”

Aline GÉ­RARD, ré­dac­trice en chef.

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