Ou­vrir à

Lyon : au-de­là du centre-ville

L'Officiel de La Franchise - - SOMMAIRE - Ma­rie Roques

Par où com­men­cer pour évo­quer le com­merce à Lyon ? Comme dans la plu­part des grandes ag­glo­mé­ra­tions, la dy­na­mique est im­por­tante et les pro­blèmes de va­cances com­mer­ciales ne se posent pas dans le centre et sa pé­ri­phé­rie. “Les grands pro­jets com­mer­ciaux sont nom­breux, ex­pose Gaëlle Bon­ne­foy-Cu­draz, res­pon­sable ac­ti­vi­té ur­ba­nisme com­mer­cial au sein de la CCI de Lyon Mé­tro­pole. Le ter­ri­toire est at­trac­tif, la mé­tro­pole ac­cueille de nou­veaux ha­bi­tants qui ont une pro­pen­sion à consom­mer su­pé­rieure à la moyenne fran­çaise.” Une si­tua­tion plu­tôt pro­pice donc, d’au­tant que d’après les dif­fé­rents ac­teurs que nous avons in­ter­ro­gés dans le cadre de cet ar­ticle, les dé­ci­deurs éco­no­miques lo­caux sont fa­vo­rables à une dis­cus­sion avec les ac­teurs concer­nés pour pro­mou­voir un ur­ba­nisme com­mer­cial rai­son­né. L’ob­jec­tif étant de par­ve­nir à un équi­libre des dif­fé­rents ter­ri­toires. Un atout de poids pour les com­mer­çants de la ville. Concrè­te­ment, Lyon est di­vi­sé entre deux gros pôles, la Pres­qu’île, c’est-à-dire le centre his­to­rique de Lyon et le centre ur­bain ré­gio­nal de la Part Dieu qui consti­tue l’un des grands pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment ur­bain à ve­nir. À no­ter que la zone Pres­qu’île/Con­fluence re­pré­sente un chiffre d’af­faires de 950 mil­lions d’eu­ros (chiffre Mé­tro­pole Grand Lyon). “La Pres­qu’île de Lyon réunit 1,6 mil­lion d’ha­bi­tants, pré­cise Em­ma­nuel Ju­ry, di­rec­teur as­so­cié de Pro­gres­sium. Ajou­tez à ce­la que le ter­ri­toire ac­cueille 6 mil­lions de tou­ristes chaque an­née et no­tam­ment des Suisses, au pou­voir d’achat im­por­tant, qui viennent faire leurs courses le week-end rue de la Ré­pu­blique.” En de­hors de l’hy­per-centre, il faut sa­voir que dif­fé­rents pôles com­mer­ciaux pé­ri­phé­riques à por­tée ré­gio­nale ou mé­tro­po­li­taine en­tourent la ville.

Un ter­reau fa­vo­rable

Dans cette pers­pec­tive dy­na­mique, les nou­veaux ré­seaux sont nom­breux à ve­nir s’ins­tal­ler à Lyon. “Il y a beau­coup de res­tau­ra­tion ra­pide, des nou­veaux concepts ve­nant d’autres villes et d’autres pays”, pré­cise Marc Da­vid, res­pon­sable ani­ma­tion com­merce, ré­seau, fran­chise au sein de la CCI de Lyon Mé­tro­pole.

D’une ma­nière gé­né­rale, pour les nou­veaux fran­chi­sés, il ne semble pas ai­sé de s’ins­tal­ler dans l’hy­per-centre de Lyon. “Sur les ar­tères ma­jeures de la rue de la Ré­pu­blique, on at­teint 2 500 eu­ros le mètre car­ré de va­leur lo­ca­tive, in­forme Em­ma­nuel Ju­ry. C’est in­ac­ces­sible pour de nom­breux fran­chi­sés, sauf pour les en­seignes de res­tau­ra­tion. Après, il y a en­core beau­coup d’em­pla­ce­ments sur les rues trans­ver­sales, rue de Brest par exemple où le pas­sage reste im­por­tant”. Pour les en­seignes sou­hai­tant s’im­plan­ter à Lyon même, le 6e ar­ron­dis­se­ment peut éga­le­ment être in­té­res­sant sur des cré­neaux moyen/haut-de-gamme. “Le 8e est aus­si très dy­na­mique mais il y a peu de turn-over au ni­veau des lo­caux car les af­faires fonc­tionnent bien sur tous les sec­teurs”, dé­taille Em­ma­nuel Ju­ry. Au ni­veau du 7e ar­ron­dis­se­ment, aus­si, des im­meubles d’ha­bi­ta­tion sortent de terre. “Il y a peut-être quelque chose à faire sur le créneau des ser­vices ou du com­merce de proxi­mi­té”, pro­pose Em­ma­nuel Ju­ry.

Une ville de pro­jets

Avant de s’ins­tal­ler, il est conseillé de s’ap­puyer sur le ré­seau d’ex­perts pro­fes­sion­nels sur place et de ne pas par­tir seul sur un coup de tête sur un lo­cal com­mer­cial. “À Lyon, comme dans toutes les grandes ag­glo­mé­ra­tions, les lo­caux com­mer­ciaux sont rares, il est né­ces­saire de bien cal­cu­ler le coût avec l’en­seigne car entre le mo­ment où vous avez iden­ti­fié le lo­cal qui convient à tout le monde et la si­gna­ture, il peut se pas­ser beau­coup de choses”, ex­plique Marc Da­vid. L’avan­tage à Lyon est qu’il existe dif­fé­rents quar­tiers com­mer­ciaux autres que le cen­tre­ville qui fonc­tionnent bien. “Des pôles

“La Pres­qu’île de Lyon/Con­fluence re­pré­sente un chiffre d’af­faires de 950 mil­lions d’eu­ros”

com­mer­ciaux d’en­ver­gure et bien iden­ti­fiés comme Villeur­banne, Oul­lins, Neuville-surSaône tirent leur épingle du jeu”, re­marque Marc Da­vid. Par­mi les autres grands pro­jets ur­bains à ve­nir, fi­gurent éga­le­ment Bron Ga­le­rie La­fayette, Vé­nis­sieux Grand Pa­rilly ou en­core Villeur­banne Gratte Ciel Nord qui pré­sen­te­ront tous des op­por­tu­ni­tés à sai­sir. Dans Lyon, le pro­jet de la Part Dieu pré­voit une ex­ten­sion de 30 000 mètres car­rés de sur­face à l’ho­ri­zon 2020, des rez-de-chaus­sée d’im­meubles pour­ront éga­le­ment ac­cueillir des com­merces en plus des sur­faces com­mer­ciales dé­ve­lop­pées à l’in­té­rieur de la gare à tra­vers plus de 30 cel­lules com­mer­ciales. Le quar­tier Con­fluence va éga­le­ment se dé­ve­lop­per à tra­vers 15 000 mètres car­rés de sur­face com­mer­ciale pré­vue. Mais pour es­pé­rer avoir une place au sein de ces nou­veaux pro­jets, Em­ma­nuel Ju­ry conseille de se dé­pê­cher car elles sont chères. La ville de Villeur­banne pré­sente éga­le­ment de belles op­por­tu­ni­tés et no­tam­ment l’ave­nue Hen­ri Bar­busse, où il peut être in­té­res­sant de s’ins­tal­ler. “Mais il faut avoir un ap­port im­por­tant”, pré­cise Em­ma­nuel Ju­ry. Se­lon le spé­cia­liste, Oul­lins est éga­le­ment très dy­na­mique et les loyers sont plus abor­dables, de la même ma­nière la ville de Tas­sin est à sé­rieu­se­ment consi­dé­rer. Se­lon Em­ma­nuel Ju­ry, il reste des op­por­tu­ni­tés dans tout l’est lyon­nais. Au­chan Saint Priest va s’agran­dir tan­dis qu’une Zac va ou­vrir au­tour de Vé­nis­sieux.

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