VIEILLIR EN BEAU­Té

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR LAU­RENCE BEUR­DE­LEY

S’il n’est pas ques­tion pour le Dr Phi­lippe Kes­te­mont de tra­quer la ride à tout prix, il n’ap­plique pas un plan an­ti­vieillis­se­ment “à par­tir d’un âge cer­tain”. “Au pre­mier signe, je traite”, dit-il. Fi­ni le temps où l’on se pré­oc­cu­pait vers la qua­ran­taine, voire la cin­quan­taine de “faire quelque chose” pour lis­ser les traits du vi­sage, gom­mer les im­per­fec­tions, com­bler les ir­ré­gu­la­ri­tés, ef­fa­cer tous ces signes qui ac­cusent les an­nées et donnent un air triste. Re­pre­nant à son compte la cé­lèbre for­mule “mieux vaut pré­ve­nir que gué­rir”, le pra­ti­cien ajuste un pro­gramme spé­ci­fique à chaque pa­tiente. Nous ne sommes pas égaux de­vant le vieillis­se­ment. Ques­tion de gé­né­tique, qui est le fon­de­ment de tout, et de mode de vie. Trop de so­leil, de ta­bac, d’al­cool, le manque d’hy­dra­ta­tion et l’ab­sence de soins cos­mé­tiques sont des fléaux pour la peau. À ses yeux, toute trans­for­ma­tion, même “po­si­tive”, est à pros­crire, car il ne faut pas chan­ger l’ex­pres­sion d’un vi­sage. “Ma no­tion de la beau­té est plu­ri­fo­cale, ex­plique-t-il. Il n’y a pas une beau­té mais des beau­tés. J’aide mes pa­tientes à ex­pri­mer la leur. J’ap­pré­cie les per­sonnes cha­ris­ma­tiques et, lors­qu’on trans­forme, on al­tère ce cha­risme.”

à 30 ANS

Son cre­do ? Main­te­nir un bon cap, avec sub­ti­li­té et une grande maî­trise des connais­sances mor­pho­lo­giques. “Je pres­cris à mes pa­tientes même très jeunes des pe­tites choses à pe­tites doses pour ra­len­tir les marques du temps.” Par exemple, in­jec­ter de l’acide hya­lu­ro­nique (Res­ty­lane du la­bo­ra­toire Gal­der­ma), éva­lué par de nom­breuses études cli­niques, dans les ri­dules qui se de­vinent avant même que les rides ne s’ins­tallent et se creusent. Le pro­duit est in­jec­té à quart de dose dans les zones ci­blées. De la même ma­nière, la toxine bo­tu­lique se­ra uti­li­sée en faible pro­por­tion (et si né­ces­saire) sur le front, les rides du lion et les pattes d’oie. Ce n’est pas une gé­né­ra­li­té mais, se­lon le Dr Kes­te­mont, cer­taines pa­tientes peuvent dé­mar­rer ce trai­te­ment pré­ven­tif à l’âge de 20 ans, “quand s’ob­serve le dé­but d’une lé­gère frac­ture du derme, que tra­hissent les rides du front, la perte de vo­lume de la val­lée des larmes ou en­core les ri­dules au­tour des lèvres”. En­suite, le pro­to­cole mi­ni­mi­sé peut s’ap­pli­quer deux fois par an. S’éta­blit une sorte de “contrat” avec le pra­ti­cien, qui conseille une vi­site à son ca­bi­net tous les six mois de fa­çon à suivre l’évo­lu­tion du trai­te­ment (pho­tos avant-après à l’ap­pui) et l’adap­ter avec dis­cer­ne­ment. “Il m’ar­rive de ne rien faire lors de la se­conde consul­ta­tion”, dit-il. Le bon plan pour hy­dra­ter la peau, amé­lio­rer vi­si­ble­ment sa sou­plesse et son éclat est une in­jec­tion de Skinboosters, acide hya­lu­ro­nique sta­bi­li­sé, ré­ti­cu­lé et très hy­dra­tant, éla­bo­ré par le la­bo­ra­toire Gal­der­ma. À faire pra­ti­quer à l’ai­guille (comme une séance de mé­so­thé­ra­pie) ou à la ca­nule en nap­page vers l’âge de 30 ans, une fois par an.

à 40 ANS

Le trai­te­ment reste le même, mais les in­jec­tions d’acide hya­lu­ro­nique plus ré­ti­cu­lé et de toxine bo­tu­lique sont plus for­te­ment do­sées. S’ajoute la prise en compte de la val­lée des larmes, des pom­mettes et de l’ovale du vi­sage, avec tou­jours des gestes maî­tri­sés.

à 50 ANS

On main­tient le cap, on ne change pas de pro­gramme mais on as­so­cie aux actes de mé­de­cine es­thé­tique un mi­ni­lift des pau­pières su­pé­rieures et un mi­ni­lift du bas du vi­sage, le pro­to­cole de pré­ven­tion ayant pour but d’évi­ter un acte chi­rur­gi­cal consé­quent.

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