LE MI­CRO-LIPOFILLING

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR LAU­RENCE BEUR­DE­LEY

Aux in­jec­tions d’acide hya­lu­ro­nique ré­ti­cu­lé à ef­fet vo­lu­ma­teur, le doc­teur Éric Au­clair, chi­rur­gien es­thé­tique, pré­fère sou­vent uti­li­ser la tech­nique de mi­cro-lipofilling pour cor­ri­ger cer­tains points du vi­sage qui s’af­faissent et se creusent, té­moi­gnant ain­si du vieillis­se­ment cu­ta­né. “Le pro­ces­sus de vieillis­se­ment, re­marque le spé­cia­liste, com­mence par la fonte de graisse sous-cu­ta­née dans deux zones spé­ci­fiques du vi­sage, la ré­gion pé­ri-or­bi­taire et la ré­gion pé­ri-bu­cale. Il s’ob­serve dès 40 ans. Il peut être avan­ta­geux de com­pen­ser la perte de vo­lume et de ron­deur par des mi­cro-in­jec­tions de graisse au­to­logue. Elles donnent un ré­sul­tat par­fai­te­ment na­tu­rel et sont exemptes de tout risque de re­jet, al­ler­gie et in­flam­ma­tion des tis­sus. J’ai par ailleurs consta­té lorsque j’opère des pa­tientes qui ont su­bi des in­jec­tions (trop) d’acide hya­lu­ro­nique ré­ti­cu­lé, qu’il est plus dé­li­cat de pra­ti­quer un lif­ting, car les tis­sus sous-cu­ta­nés sont in­flam­ma­toires, ce qui com­plique le dé­col­le­ment de la peau”, pour­suit le doc­teur Au­clair.

COM­MENT SE DÉ­ROULE LE MI­CRO-LIPOFILLING ?

L’in­ter­ven­tion à mi­ni­ma se dé­roule sous anes­thé­sie lo­cale en cli­nique. Le chi­rur­gien (lui seul est ha­bi­li­té à pra­ti­quer ce type d’in­ter­ven­tion) choi­sit l’en­droit où va être ef­fec­tué dans un pre­mier temps la mi­ni­li­po­suc­cion de graisse. Deux sites sont élec­tifs : l’in­té­rieur du ge­noux et le ventre. L’ex­trait de graisse est mi­nime (20 grammes). Elle est en­suite pu­ri­fiée et ré­in­jec­tée en trois points avec une ai­guille fine (de 0,6 mm à 0,8 mm) dans le creux or­bi­taire. Cette in­jec­tion en forme de crois­sant évite, ou du moins re­tarde, le lif­ting des pau­pières. L’in­jec­tion de graisse au­to­logue dans

CETTE TECH­NIQUE PER­MET DE RESCULPTER LES FORMES DU VI­SAGE.

des cernes sombres cor­rige les creux et amé­liore la cou­leur de la peau. “Pour re­des­si­ner la zone pé­ri-bu­cale, j’agis en dif­fé­rents points, pré­cise le doc­teur Au­clair. Le mi­cro-lipofilling est ef­fec­tué dans les sillons na­so-gé­niens, dans les plis d’amer­tume et dans l’arc de Cu­pi­don. L’idée est de ne pas gros­sir la bouche, mais juste de la re­pul­per.” Il est im­por­tant de bien do­ser la quan­ti­té de graisse in­jec­tée. Cette tech­nique per­met de resculpter les formes du vi­sage, de lui rendre plé­ni­tude et sé­ré­ni­té pen­dant de longues an­nées. Les pro­prié­tés ré­gé­né­ra­trices de la graisse qui contient des cel­lules souches sont un atout sup­plé­men­taire car elles ré­ac­tivent le pro­ces­sus cel­lu­laire de la peau, ré­parent et amé­liorent sa qua­li­té. \ www.dr-au­clair.com

\ Dans le creux or­bi­taire, la graisse est in­jec­tée à mi­ni­ma en 3 points.

\ La graisse in­jec­tée ré­ac­tive le pro­ces­sus cel­lu­laire de la peau.

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