LA NOU­VELLE LI­POAS­PI­RA­TION

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR AN­NA­BEL MACGOWAN

RES­PEC­TER LES FORMES FÉ­MI­NINES

Les modes évo­luent, les consul­ta­tions aus­si. “Nous de­vons te­nir compte du vé­cu et de l’état psy­cho­lo­gique des pa­tientes qui viennent consul­ter, mais aus­si de la dé­for­ma­tion du re­gard qu’elles portent sur elles-mêmes”, in­dique le doc­teur Phi­lippe Gar­cia, chi­rur­gien plas­ti­cien à Pa­ris. Si la sur­charge pon­dé­rale est vé­cue comme un han­di­cap – cer­taines femmes al­lant jus­qu’à avouer qu’elles ne se sup­portent plus –, toute la fi­nesse du pra­ti­cien consiste à se mettre en adé­qua­tion avec la pa­tiente pour re­ti­rer la juste quan­ti­té de graisse. “Je leur dis que leurs ron­deurs ne sont pas aus­si dis­gra­cieuses qu’elles le pensent, mais que j’ai bien consta­té les amas grais­seux qui doivent être cor­ri­gés. Il faut faire très at­ten­tion à ne pas dés­équi­li­brer la sil­houette ; c’est pour­quoi au­jourd’hui, dans en­vi­ron 30 % des cas, on parle de li­po­struc­ture plus que de li­poas­pi­ra­tion”, ex­plique le chi­rur­gien. Bien que cer­taines pa­tientes aient une im­por­tante quan­ti­té à re­ti­rer, la ma­jo­ri­té des de­mandes se fo­ca­lisent sur un ou des amas bien lo­ca­li­sés. Le se­cret d’un jo­li ré­sul­tat étant de re­ti­rer la quan­ti­té suf­fi­sante pour ob­te­nir une belle ré­par­ti­tion des vo­lumes, sans une “cas­sure de ligne” de la sil­houette. Ce qui dans cer­tains cas per­met d’évi­ter une plas­tie pour ré­sé­quer l’ex­cès de peau. “La face in­té­rieure des cuisses né­ces­site une grande at­ten­tion car toutes les peaux ne sont pas ca­pables de se re­tendre cor­rec­te­ment, il faut donc res­ter pru­dent sur le vo­lume à re­ti­rer. Si la plas­tie s’avère né­ces­saire, la ci­ca­trice est pla­cée dans le pli fes­sier et le long du pu­bis et elle reste très dis­crète.”

SCULPTEURS DE GRAISSE

Le ventre, la cu­lotte de che­val, les cuisses et les bras res­tent les zones d’ex­trac­tion pri­vi­lé­giées. Mais les femmes re­gardent leur sil­houette dans l’en­semble et, au­jourd’hui, les in­ter­ven­tions plus ci­blées telles que le dos, le bour­re­let du sou­tien-gorge et les ge­noux sont très cou­rantes. “Nous sommes en quelque sorte des sculpteurs de graisse, c’est une ma­tière que j’aime tra­vailler, d’au­tant plus que la ten­dance est d’uti­li­ser des ca­nules de plus en plus fines”, dé­taille le Dr Gar­cia. Celles-ci per­mettent de peau­fi­ner le geste pour ob­te­nir des résultats plus pré­cis, mais aus­si d’écour­ter l’évic­tion so­ciale. “Dans le cas d’une li­poas­pi­ra­tion es­thé­tique, c’est-à-dire trois litres ou moins, mes pa­tientes ne passent pra­ti­que­ment ja­mais la nuit à l’hô­pi­tal. À la condi­tion qu’elles rentrent chez elles ac­com­pa­gnées et qu’elles ne soient pas seules du­rant la pre­mière nuit.”

LA TECH­NIQUE OPÉ­RA­TOIRE

L’opé­ra­tion se dé­roule sous anes­thé­sie gé­né­rale, sauf pour les pe­tites zones où une anal­gé­sie neu­ro­lep­tique est ad­mi­nis­trée. Se­lon le nombre de sur­faces à tra­vailler, elle dure entre une heure et une heure et de­mie. L’in­ter­ven­tion consiste à as­pi­rer les cel­lules grais­seuses à l’aide d’une ca­nule in­tro­duite sous la peau. Les tis­sus sont in­fil­trés avec une pré­pa­ra­tion de sé­rum phy­sio­lo­gique, d’adrénaline pour évi­ter les sai­gne­ments et d’anes­thé­sique lo­cal. Un ba­layage croi­sé avec la ca­nule as­pire la graisse pro­fonde et su­per­fi­cielle, pour évi­ter l’ef­fet de vagues. Le chi­rur­gien palpe ré­gu­liè­re­ment la zone de tra­vail pour vé­ri­fier l’ho­mo­gé­néi­té. Plus la peau est to­nique, mieux elle se re­ten­dra. Les meilleurs résultats sont ob­te­nus sur des femmes de moins de 50 ans avec une bonne qua­li­té de peau. Les in­ci­sions, de 2 à 4 mm, ci­ca­trisent ra­pi­de­ment.

LES SUITES POST-OPÉ­RA­TOIRES

Le port d’un pan­ty com­pres­sif reste in­dis­pen­sable du­rant les trois à quatre se­maines sui­vantes, il est par­fois né­ces­saire de prendre des an­ti­coa­gu­lants du­rant 8 à 10 jours. L’oe­dème se ré­sorbe pro­gres­si­ve­ment pen­dant les 3 mois sui­vant l’in­ter­ven­tion. Les dou­leurs sont peu im­por­tantes et sont cal­mées par des an­tal­giques du type pa­ra­cé­ta­mol. Il est im­por­tant de se le­ver et de mar­cher dès le deuxième jour, et de re­com­men­cer le sport dès que l’on se sent apte. La re­prise d’une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle se fait entre 3 et 7 jours après.

\ Pe­tites zones : 3 000 €. Ventre 3 000 €, à par­tir de 6 000 € avec une plas­tie ab­do­mi­nale. Cuisses : à par­tir de 4 000 €. www.doc­teur-gar­cia.com

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