HAUT LES BRAS

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR LAU­RENCE BEUR­DE­LEY

LES TECH­NIQUES MÉ­DI­CALES

“Quand je me re­garde dans un mi­roir, j’ai un coup de blues. J’ai tou­jours eu de jo­lis bras minces, dé­liés et de belles épaules. Pen­dant des an­nées je ne me po­sais pas de ques­tions sur le choix de robes à em­man­chures échan­crées, de dé­bar­deurs, etc. Plus le temps passe et moins j’ai en­vie de les dé­cou­vrir… Pour tri­cher, je porte un châle. Quand j’ai cher­ché com­ment trai­ter ce pro­blème, le mé­de­cin, après avoir pin­cé ma peau, m’a dé­cla­ré que mon cas était ‘li­mite’. Ex­pli­ca­tion, j’ai at­ten­du trop long­temps…”, ra­conte une pa­tiente. Mo­ra­li­té, si vous te­nez à gar­der vos bras en forme le plus tard pos­sible, ne tar­dez pas à consul­ter. C’est vers la cin­quan­taine que tout com­mence : la peau perd de sa to­ni­ci­té, la ptose com­mence à s’ins­tal­ler, les ex­cès de graisse s’ancrent aux mau­vais en­droits. C’est à ce mo­ment-là qu’il faut faire le tour d’ho­ri­zon des dif­fé­rentes tech­niques, mé­di­cales et chi­rur­gi­cales, afin de choi­sir celle qui convient le mieux au pro­blème. “L’im­por­tant, ex­plique le doc­teur Ju­lien Car­ré, mé­de­cin es­thé­tique, est d’éta­blir le bon diag­nos­tic, en ob­ser­vant d’une part le re­lâ­che­ment cu­ta­né, d’autre part l’ex­cès de graisse.” Cette ana­lyse per­met au pra­ti­cien de po­ser la bonne in­di­ca­tion. Si l’ex­cé­dent de graisse n’est pas trop im­por­tant et que la peau est peu re­lâ­chée, une séance de CO­OLS­CULP­TING est pré­co­ni­sée. Ce pro­cé­dé qui agit comme une li­po­suc­cion dure entre 1 et 2 heures. Le ré­sul­tat dé­fi­ni­tif est vi­sible au bout de 3 mois. Rap­pe­lons que cette méthode dé­truit la graisse par le froid. Les cel­lules grais­seuses qui entrent en apop­tose (mort cel­lu­laire pro­gram­mée) sont en­suite éli­mi­nées na­tu­rel­le­ment par le sys­tème lym­pha­tique. Pré­ci­sons aus­si que si la peau est très re­lâ­chée, ce­la ne pro­dui­ra au­cun ré­sul­tat (1200 € en­vi­ron). Le trai­te­ment des bras “fri­pés”, ou ef­fet “mous­se­line plis­sée” dû non seule­ment à l’âge mais à une ex­po­si­tion so­laire in­tense pen­dant des an­nées, peut, se­lon les cas, jus­ti­fier la tech­nique UL­THE­RA. Il s’agit d’un pro­to­cole aux ul­tra­sons (une seule séance). Le ré­sul­tat est vi­sible as­sez ra­pi­de­ment et s’amé­liore au fil du temps. C’est cher et plu­tôt dou­lou­reux, mais ef­fi­cace et dure des an­nées (2000 € en­vi­ron). Une nou­velle pro­cé­dure semble avoir de­puis peu les fa­veurs de cer­tains mé­de­cins : ré­sor­bables

LES FILS TEN­SEURS

qui, in­tro­duits sous la peau, exercent une trac­tion au ni­veau des tis­sus sous-cu­ta­nés. L’as­so­cia­tion de dif­fé­rentes tech­niques est le trai­te­ment de choc en trois séances du doc­teur CA­THE­RINE DE GURSAC pour res­tau­rer la face in­terne des bras. Elle le pres­crit en hi­ver à cause des suites. ACTE 1 : une in­jec­tion dans chaque bras d’1 ml de Skinboosters (Res­ty­lane Gal­der­ma) pour ré­hy­dra­ter la peau. ACTE 2 : une séance de la­ser CO2 frac­tion­né pour sti­mu­ler les fi­bro­blastes et re­tendre la peau. ACTE 3 : un pee­ling à l’acide tri­chlo­roa­cé­tique (à 15 %). “Il faut suivre ce trai­te­ment en connais­sance de cause. Ce­la n’est pas in­do­lore”, ex­plique le mé­de­cin. Les suites (bleus et croûtes) sont longues, lourdes, mais le ré­sul­tat est ef­fi­cace. Cette méthode est in­di­quée à par­tir de 50 ans. Plus on com­mence tôt, plus on re­tarde l’ins­tal­la­tion de la ptose cu­ta­née (550 € en­vi­ron la séance). Des séances de RA­DIO-FRÉ­QUENCE boos­tant l’éner­gie cel­lu­laire fa­vo­risent le raf­fer­mis­se­ment et l’amé­lio­ra­tion de l’élas­ti­ci­té cu­ta­née. Elles sont as­so­ciées à des PEE­LINGS à l’acide tri­chlo­roa­cé­tique (à 15 %) et à des séances de CARBOXYTHÉRAPIE. Ce pro­to­cole per­met d’in­jec­ter du di­oxyde de car­bone sous la peau qui se trans­forme alors en oxy­gène. Les suites : des bleus et des croûtes pen­dant huit jours. Il faut comp­ter 6 séances pour ob­ser­ver un ef­fet ap­pré­ciable.

\ 250 € la séance. Ca­bi­net mé­di­cal : 81, ave­nue Niel, Pa­ris 17e. Tél. 01 47 54 93 20. www.es­the­ti­que­me­di­cale.com

LES IN­TER­VEN­TIONS CHI­RUR­GI­CALES

Le der­nier re­cours pour resculpter les bras est la chi­rur­gie plas­tique, avec comme in­con­vé­nient ma­jeur, la ran­çon ci­ca­tri­cielle. Les in­ter­ven­tions dé­pendent de l’état de la peau et de l’âge. Si les bras sont fins, que la ptose est moyen­ne­ment pro­non­cée, un mi­ni­lif­ting est pos­sible. L’in­ter­ven­tion sous anes­thé­sie consiste à ef­fec­tuer sous l’ais­selle une in­ci­sion de 8 cm en­vi­ron. La peau est re­mise en ten­sion après l’abla­tion du fu­seau cu­ta­né ex­cé­den­taire. Si le haut des bras est épais, il est pra­ti­qué une mi­ni­li­po­suc­cion (sous anes­thé­sie lé­gère) à par­tir d’une in­ci­sion pla­cée sous les bras pour les re­mo­de­ler. Hos­pi­ta­li­sa­tion am­bu­la­toire et suites simples. Un pan­se­ment com­pres­sif est ap­pli­qué pen­dant 8 à 10 jours. Le ré­sul­tat dé­fi­ni­tif s’ob­serve au bout de 2 à 3 mois. Quand le re­lâ­che­ment cu­ta­né est très im­por­tant, on peut en­vi­sa­ger un lif­ting bra­chial. Mais il faut sa­voir que la ran­çon ci­ca­tri­cielle est im­por­tante. L’opé­ra­tion se dé­roule sous anes­thé­sie gé­né­rale. La peau est re­ten­due de fa­çon trans­ver­sale de l’ais­selle jus­qu’au coude. Si les bras sont épais, une li­po­suc­cion s’im­pose. La ci­ca­trice, sur la face in­terne des bras, va de l’ais­selle au coude. Elle est im­por­tante mais ne se voit pas quand les bras sont le long du corps. Elle dis­pa­raît en grande par­tie au bout d’un an ou deux. Un pan­se­ment com­pres­sif reste po­sé 8 jours. Les bleus in­hé­rents à l’in­ter­ven­tion dis­pa­raissent au bout d’une di­zaine de jours. Le sport (uti­li­sant les bras) est in­ter­dit pen­dant 6 se­maines. Le ré­sul­tat dé­fi­ni­tif s’ob­serve au bout de 3 mois. La sta­bi­li­té du poids est es­sen­tielle pour op­ti­mi­ser le ré­sul­tat (à par­tir de 3 500 €).

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