SEINS : EN AVOIR PLUS

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR LAU­RENCE BEUR­DE­LEY

1Le lipomodelage : une tech­nique na­tu­relle Cette pro­cé­dure chi­rur­gi­cale qui consiste à ar­ron­dir les seins, à leur don­ner plus de vo­lume avec une in­jec­tion de graisse au­to­logue, est la plus simple qui soit, la plus ra­pide, la plus fiable aus­si, car au­cun élé­ment étran­ger est in­tro­duit dans le corps. “Je consi­dère le lipomodelage, in­ter­ven­tion sans ci­ca­trices, comme un idéal es­thé­tique et phy­sio­lo­gique pour resculpter les seins en uti­li­sant la graisse de la pa­tiente. Cette tech­nique qui donne un ré­sul­tat par­fai­te­ment na­tu­rel per­met de pres­crire des aug­men­ta­tions mam­maires à des pa­tientes qui n’aiment pas l’idée d’avoir des pro­thèses”, es­time le doc­teur Éric Au­clair, chi­rur­gien plas­ti­cien. Mais il y a deux res­tric­tions à cette in­ter­ven­tion ef­fec­tuée par un chi­rur­gien es­thé­tique. Le lipomodelage est in­di­qué pour les femmes ayant une sil­houette fine et un buste me­nu. Les seins ne peuvent pas être aug­men­tés de plus de la va­leur d’un bon­net. “Les pa­tientes qui dé­si­rent avoir plus de seins sont sou­vent minces, ex­plique le doc­teur Au­clair. C’est le vo­lume des seins à l’ori­gine qui dé­ter­mine ma­thé­ma­ti­que­ment la quan­ti­té de graisse qu’il est pos­sible d’in­jec­ter et de ce fait li­mite les pos­si­bi­li­tés. Plus les seins sont pe­tits, moins on peut in­jec­ter de graisse.” Le maxi­mum est de 300 à 400 grammes. Or, 30 à 40 % de graisse est éli­mi­née à la suite de l’in­jec­tion car la graisse ne tient pas com­plè­te­ment.

Com­ment se passe l’in­ter­ven­tion ?

“La pro­cé­dure se dé­roule en deux temps sous anes­thé­sie gé­né­rale lé­gère. Elle com­mence par une li­po­suc­cion qui per­met de pré­le­ver la graisse de la pa­tiente là où elle peut être prise, soit sur le ventre, soit au ni­veau de la cu­lotte de che­val. Une fois la­vée et pu­ri­fiée afin de gar­der un maxi­mum d’ac­tifs, cette graisse est ré­in­jec­tée sous forme de fins spa­ghet­tis dans les seins à l’aide d’une fine ca­nule en un point pré­cis si­tué dans le ma­me­lon, puis mo­de­lée par la main du chi­rur­gien. De son ta­lent dé­pend la beau­té de leurs formes. Ce lipofilling, ou greffe adi­po­ci­taire, est donc in­té­res­sant à double titre car la pa­tiente bé­né­fi­cie dans le même temps d’une mi­ni­li­po­suc­cion de la zone choi­sie. Re­vas­cu­la­ri­sée, la graisse in­jec­tée de­vient un com­po­sant vi­vant des seins. L’hos­pi­ta­li­sa­tion est de 24 heures. Les suites opé­ra­toires sont sup­por­tables. Les seins sont en­flés, ont des bleus pen­dant huit jours. Il est né­ces­saire de por­ter un sou­tien-gorge mé­di­cal et un pan­ty pen­dant trois se­maines. Le ré­sul­tat se voit tout de suite. Il est dé­fi­ni­tif.”

2L’aug­men­ta­tion mam­maire com­po­site : une tech­nique mixte Ce prin­cipe opé­ra­toire qui as­so­cie la pose de pro­thèses à une in­jec­tion de graisse au­to­logue sur leur contour est au­jourd’hui la pro­cé­dure chi­rur­gi­cale la plus sou­vent pra­ti­quée car elle donne un ré­sul­tat par­fai­te­ment na­tu­rel, en dis­si­mu­lant les im­plants. Les “nou­veaux seins” bougent jo­li­ment. “L’in­té­rêt de cette pro­cé­dure est de rendre les pro­thèses in­vi­sibles au re­gard et in­soup­çon­nables quand on les palpe. De quoi ra­vir les femmes qui passent à l’acte et n’avouent pas tou­jours à leur com­pa­gnon, ni à leur en­tou­rage, le se­cret de leur dé­col­le­té vo­lup­tueux, ad­met le doc­teur Éric Au­clair. Il est pour moi très rare de pla­cer des pro­thèses seules. J’uti­lise cette tech­nique com­po­site pour dif­fé­rentes rai­sons. D’abord pour la qua­li­té es­thé­tique du ré­sul­tat, par­fai­te­ment na­tu­rel. La pré­sence de pro­thèses est oc­cul­tée par le lipofilling qui dis­si­mule leur contour et ma­gni­fie leur pro­fil. Les seins bougent bien, ils ne sont pas fi­gés. En­suite, l’im­plan­ta­tion des pro­thèses en avant du muscle pec­to­ral rend les suites de l’opé­ra­tion moins dou­lou­reuses, contrai­re­ment au pla­ce­ment des im­plants der­rière le muscle pec­to­ral, po­si­tion gé­né­ra­le­ment lar­ge­ment uti­li­sée dans les in­ter­ven­tions clas­siques et qui pose des pro­blèmes de dé­for­ma­tion et de dé­pla­ce­ment des seins lors des contrac­tions mus­cu­laires.”

DES ÉTUDES ONT PROU­VÉ QUE LE LIPOMODELAGE NE MO­DI­FIAIT PAS LA FIA­BI­LI­TÉ DE LA SUR­VEILLANCE DE LA GLANDE MAM­MAIRE PAR MAM­MO­GRA­PHIE.

\ Le lipomodelage est in­di­qué pour les femmes ayant une sil­houette fine et un buste me­nu.

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