UN FES­SIER RE­BON­DI

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR AN­NA­BEL MACGOWAN

Fi­ni les pe­tites fesses an­dro­gynes, l’en­vie est aux courbes plan­tu­reuses aux et fes­siers gé­né­reux ! Pour les rem­plir et les sculp­ter, un pro­duit mi­ra­cu­leux, la graisse au­to­logue.

NAIS­SANCE ET RÉ­HA­BI­LI­TA­TION DU POS­TÉ­RIEUR

Si le Bré­sil, pa­trie his­to­rique des séants opu­lents, est cé­lèbre pour ses concours de “Boum Boum”, vé­ri­table Eu­ro­vi­sion re­trans­mis à la té­lé­vi­sion, au­jourd’hui, la mode du fes­sier gla­mour nous vient des USA. Les cam­brures af­fo­lantes vivent une vé­ri­table Re­nais­sance grâce à ses fi­gures de proue Kim Kar­da­shian, Jen­ni­fer Lo­pez ou Ri­han­na, qui portent haut la fesse pour le plus grand bon­heur des femmes et aus­si des hommes. Il pa­raît qu’ils sont plus at­ti­rés par les pos­té­rieurs que par les poi­trines… Avoir de belles fesses est de­ve­nu un ca­non de beau­té et pas qu’aux USA. En Eu­rope, les cou­tu­riers Dolce & Gab­ba­na ont glo­ri­fié dans leurs pu­bli­ci­tés les corps de femmes pul­peux. Bien rem­plir ses vê­te­ments, c’est ten­dance ! Une bonne nou­velle pour la ma­jo­ri­té des femmes qui se plaignent d’un ex­cé­dent. Mais que faire pour celles qui se sentent Ri­han­na dans l’âme et veulent glo­ri­fier leur par­tie char­nue ? La ré­ponse tient en un mot, le lipofilling.

FAT IS BEAU­TI­FUL

“Au­jourd’hui, avoir un beau fes­sier, c’est à la fois sexy et signe qu’on est spor­tive et en bonne san­té… mais sans avoir à faire de sport !”, dé­clare le Dr Laurent Be­na­di­ba, chi­rur­gien plas­ti­cien à Pa­ris. “Cette aug­men­ta­tion est à la fois une de­mande es­thé­tique et de sé­duc­tion, l’âge moyen étant de 20 à 30 ans, et pour la plu­part des cé­li­ba­taires.” Si la pre­mière de­mande en lipofilling reste pour les seins, la deuxième est pour les fesses – une re­quête in­ima­gi­nable il y a quelques an­nées. “Beau­coup de femmes qui font une li­poas­pi­ra­tion de­mandent que leur graisse soit ré­im­plan­tée dans la poitrine ou les fesses, voire les deux. L’avan­tage est que l’on fait deux in­ter­ven­tions en une. On peut vrai­ment par­ler de li­pos­culp­ture car, d’un cô­té, on re­tire les amas dis­gra­cieux tels que la cu­lotte de che­val, le ventre ou les hanches, et l’on réuti­lise le ma­té­riau pour sculp­ter des nou­velles formes”, pour­suit le Dr Be­na­di­ba. Le lipofilling est un geste bien maî­tri­sé au­tant dans la par­tie pré­lè­ve­ment que trans­plan­ta­tion. Une règle d’or : moins on trau­ma­tise la graisse, mieux elle tien­dra une fois ré­im­plan­tée. “Je la laisse dé­can­ter lors de la li­poas­pi­ra­tion. Une fois le sang et les im­pu­re­tés re­ti­rés, elle est ré­in­jec­tée avec une ca­nule spé­ci­fique ; elle doit res­ter com­pacte pour per­mettre de bien la tra­vailler. On a dé­cou­vert que l’anes­thé­sie lo­cale l’abî­mait car la xy­lo­caïne a une toxi­ci­té sur les cel­lules grais­seuses, c’est pour­quoi je conseille une courte anes­thé­sie gé­né­rale ou une sé­da­tion avec neu­ro­lep­tique, comme pour une fi­bro­sco­pie, au­quel cas l’in­ter­ven­tion qui dure en­vi­ron deux heures se fait en am­bu­la­toire”, ex­plique le chi­rur­gien.

TOUTES LES GRAISSES NE SONT PAS ÉGALES

Une bonne graisse, qui per­met­tra aux gref­fons de prendre sans trop de perte, est une graisse dite “de ré­serve”. Et, bonne nou­velle, c’est du gras que même les maigres n’ar­rivent pas à perdre. La cu­lotte de che­val et les poi­gnées d’amour sont les deux zones pri­vi­lé­giées de pré­lè­ve­ment, où la graisse est de bonne qua­li­té car les adi­po­cytes, étant de ré­serve, vont bien sur­vivre au trans­plant. Les gref­fons pren­dront mieux, donc la fonte se­ra moins im­por­tante. “Plus on a une bonne graisse et plus elle tien­dra, c’est-à-dire que l’on au­ra une perte de plus ou moins 20 %. Si la pa­tiente a peu de graisse, on se­ra obli­gé de la pré­le­ver sur plu­sieurs zones, et dans ce cas, la fonte risque d’être plus im­por­tante. Le vo­lume dé­fi­ni­tif in­ter­vient six mois après l’in­ter­ven­tion.” Pour celles qui ont les fesses plates et pour les peu grasses, il reste l’al­ter­na­tive d’in­jec­ter par ca­nule plu­sieurs am­poules de Ma­cro­lane, un acide hya­lu­ro­nique spé­ci­fi­que­ment for­mu­lé pour trai­ter le manque de vo­lume sur le corps. Le ré­sul­tat dure un an en­vi­ron.

LES SUITES ET LES RE­COM­MAN­DA­TIONS

La gêne n’est pas tant sur le pos­té­rieur que sur la zone de pré­lè­ve­ment. On res­sent une dou­leur de cour­ba­ture qui dure deux à trois jours, sou­la­gée par une prise de pa­ra­cé­ta­mol. Des ec­chy­moses et par­fois des oe­dèmes suite à la li­poas­pi­ra­tion, si la quan­ti­té de graisse as­pi­rée est im­por­tante. Il est conseillé de por­ter un pan­ty pour en li­mi­ter l’oe­dème et ai­der la peau a se re­dra­per. Il n’y a pas de déso­cia­li­sa­tion sauf dans le cas de mé­tiers né­ces­si­tant de faire des ef­forts phy­siques. Le sport est pros­crit pen­dant quinze jours.

\ De 3 000 à 5 000 €, se­lon les quan­ti­tés de graisse as­pi­rées et ré­in­jec­tées, la du­rée de l’in­ter­ven­tion et de l’anes­thé­sie. Ho­no­raires du chi­rur­gien, bloc opé­ra­toire et anes­thé­siste com­pris. www.doc­teur-be­na­di­ba.com

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