LES FILS TEN­SEURS

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR LAU­RENCE BEUR­DE­LEY

Le suc­cès de cette tech­nique peu trau­ma­ti­sante s’ex­plique ai­sé­ment. L’ef­fet lift na­tu­rel, ra­pi­de­ment vi­sible, se double d’une ac­tion ré­gé­né­rante pour la peau car ces fils bio-re­sor­bables sti­mulent la fa­bri­ca­tion du col­la­gène grâce à l’ef­fet mé­ca­nique qu’ils in­duisent sous la peau. Ils sont to­ta­le­ment éli­mi­nés de l’or­ga­nisme après 360 jours. “C’est une so­lu­tion ‘entre deux’, ex­plique le doc­teur Vio­lette Par­zin Gri­bins­ki, mé­de­cin es­thé­tique à Ge­nève, que l’on peut conseiller à des femmes de 45 ans qui montrent un dé­but de re­lâ­che­ment cu­ta­né ou à des pa­tientes qui ont dé­jà su­bi un lif­ting chi­rur­gi­cal et sou­haitent re­nou­ve­ler l’ef­fet lift avec sub­ti­li­té sans pas­ser par la case chi­rur­gie.” L’af­fais­sem­ment des joues et des pom­mettes, la chute des sour­cils, la perte de l’ovale du vi­sage, le double men­ton, le dé­col­le­té frois­sé, le re­lâ­che­ment du cou et de l’in­té­rieur des bras peuvent être trai­tés par ce pro­to­cole. L’in­ter­ven­tion est courte. Elle dure 45 mi­nutes et n’in­duit pas d’évic­tion so­ciale. Elle se pra­tique sous une pe­tite anes­thé­sie lo­cale. Une fois la zone dé­li­mi­tée, le pra­ti­cien in­sère les fils ten­seurs à crans mi­cro­sco­piques (Ap­tos) sous la peau à l’aide d’une ca­nule non tran­chante, de ma­nière à évi­ter d’abî­mer les tis­sus sous-cu­ta­nés. Une séance suf­fit pour ob­te­nir un ef­fet lif­ting. L’ef­fet dure 2 ans. Cette tech­nique peu trau­ma­tique ne laisse au­cune ci­ca­trice. Les suites sont lé­gères. On peut ob­ser­ver des ec­chy­moses, une pe­tite asy­mé­trie, une hy­per­cor­rec­tion ou la for­ma­tion de plis. On peut res­sen­tir des ti­raille­ments. “Ces désa­gré­ments sont tran­si­toires”, pré­vient le doc­teur Vio­lette Gri­bins­ki. \ Le prix 3 000 € en­vi­ron. Fo­re­ver La­ser Ins­ti­tut. www.fo­re­ver-beau­ty.com

UNE PRO­CÉ­DURE PEU IN­VA­SIVE

Plus douce que la tech­nique des fils de sus­pen­sion, la pose de méso-fils de ré­trac­tion se fait à l’aide de fines ai­guilles, sans marques ni ef­fets se­con­daires. Ces fils qui “re­montent” traits et peau ne s’ac­crochent pas sur les tis­sus cu­ta­nés mais exercent une ten­sion vers l’ar­rière ou le haut. Ils existent de dif­fé­rentes tailles (lon­gueur et épais­seur), sont consti­tués de po­ly­dioxa­none, sont ré­sor­bables et s’in­sèrent su­per­fi­ciel­le­ment. La pro­cé­dure in­do­lore et peu in­va­sive n’en­traîne pas d’anes­thé­sie. Les épi­dermes douillets pour­ront avoir re­cours à la crème Em­la ou au masque Ka­li­nox. Les zones de cor­rec­tion sont le vi­sage (front, tempes, pom­mettes, joues, ba­joues, des­sus des lèvres), cou, dé­col­le­té et mains. Cette re­mise en ten­sion des tis­sus cu­ta­nés peut être ef­fec­tuée à par­tir de 30/35 ans. Elle se sub­sti­tue dans cer­tains cas aux in­jec­tions d’acide hya­lu­ro­nique. Ce type de pro­cé­dure qui ne né­ces­site au­cun test a des li­mites, elle n’est pas dé­fi­ni­tive et ne traite pas les ptoses cu­ta­nées im­por­tantes. “L’in­té­rêt de ce type de dis­po­si­tif mé­di­cal est de créer un maillage sous-cu­ta­né en pla­çant les fils de ma­nière trans­ver­sale, ho­ri­zon­tale, en biais et en ef­fec­tuant une lé­gère trac­tion, pré­cise le doc­teur Ghis­laine Beilin, mé­de­cin es­thé­tique à Pa­ris. Je choi­sis des fils de dif­fé­rentes épais­seurs (du plus fin au plus dense), de dif­fé­rentes lon­gueurs, je dé­cide de leur nombre (de 10 à 30 en­vi­ron) en fonc­tion des zones à trai­ter.” En plus de re­tendre l’en­ve­loppe cu­ta­née, de re­mo­de­ler le vi­sage, ces méso-fils boostent la fa­bri­ca­tion de col­la­gène grâce à la sti­mu­la­tion mé­ca­nique in­duite par l’ai­guille, ce qui a pour ef­fet de lis­ser les rides. Le ré­sul­tat de l’acte mé­di­cal pra­ti­qué par un spé­cia­liste, der­ma­to­logue ou mé­de­cin es­thé­tique, se voit à 15 jours. La peau est plus ferme, plus lisse. L’ef­fet dure de 1 an à 18 mois. \ Comp­ter 20 € le fil. Fils Prin­cess. Le risque ? D’éven­tuels pe­tits bleus. Pas d’évic­tion so­ciale, ni al­ler­gie, ni in­fec­tion lo­cale, ni oe­dème.

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