LE LIF­TING AM­BU­LA­TOIRE

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Sommaire - PAR AN­NA­BEL MACGOWAN

Les gestes chi­rur­gi­caux s’al­lègent, les tech­niques se com­binent, c’est la nou­velle pro­cé­dure ap­pli­quée aux lif­tings qui ex­plique la spé­ci­fi­ca­tion des actes et leur sin­gu­la­ri­té. Chi­rur­gien plas­ti­cien à Mar­seille, le doc­teur Fré­dé­ric Ger­main ex­plique : “Je pro­cède par pe­tites touches et concentre mon geste chi­rur­gi­cal sur une ou deux zones à la fois.” Il a mis au point un lif­ting du cou et de l’ovale com­bi­nant chi­rur­gie et pose de fils. “L’in­ter­ven­tion in­di­quée pour un re­lâ­che­ment mo­dé­ré de l’ovale et du cou, chez des pa­tients femmes et hommes à par­tir de 45 ans, est pra­ti­quée en am­bu­la­toire. Cette pro­cé­dure mi­ni­mise les suites post­opé­ra­toires. On peut ren­trer chez soi quelques heures après l’acte chi­rur­gi­cal.”

CETTE PRO­CÉ­DURE A été SUR­NOM­MÉE LE “LIFT DU JEU­DI”, CAR ON PEUT à NOU­VEAU SE MON­TRER DÈS LE LUN­DI.

L’opé­ra­tion dure entre une heure trente et deux heures. Le chi­rur­gien pro­pose une anes­thé­sie sous neu­ro­lep­tique (comme pour une fi­bro­sco­pie) as­so­ciée à une anes­thé­sie lo­cale de la face. Une courte in­ci­sion est pra­ti­quée de­vant et der­rière l’oreille, puis la peau est dé­col­lée sur quelques cen­ti­mètres à par­tir de l’oreille. Les muscles re­lâ­chés du cou et des ba­joues sont re­mis en ten­sion avec des fils chi­rur­gi­caux de su­ture. Ils sont pla­cés en pro­fon­deur sur le SMAS et réa­lisent des bourses de ser­rage ; un pre­mier fil par­tant de la ré­gion pré-au­ri­cu­laire per­met de re­mettre en ten­sion le cou et de re­dé­fi­nir l’angle cer­vi­co-men­ton­nier, et un deuxième fil de la ré­gion ma­laire re­met la ba­joue en ten­sion. “À l’in­verse du lift tra­di­tion­nel où la peau est dé­col­lée sur dif­fé­rents plans, ce lift per­met de pra­ti­quer un seul dé­col­le­ment de quelques cen­ti­mètres au pour­tour de l’oreille. La pose de fils re­crée des vec­teurs de ten­sion pour sou­te­nir les ba­joues, l’ovale et le cou. La com­bi­nai­son des deux tech­niques donne un ré­sul­tat pé­renne”, ex­plique le doc­teur Fré­dé­ric Ger­main. L’ex­cé­dent cu­ta­né est ré­sé­qué. La peau est en­suite re­dra­pée puis re­cou­sue par un sur­jet in­tra­der­mique ré­sor­bable, en avant de l’oreille. Le ré­veil est ra­pide, sans nau­sées ni pous­sées de ten­sion. Dans la nuit qui suit l’in­ter­ven­tion quelques ec­chy­moses ap­pa­raissent sur la par­tie dé­col­lée, mais au­cun hé­ma­tome sur la joue ni au cou. Si bien que la pro­cé­dure a été sur­nom­mée le “lift du jeu­di”, car on peut à nou­veau se mon­trer dès le lun­di. “Ce lif­ting per­met de faire un bond en ar­rière en ra­jeu­nis­sant de 5 à 10 ans. Les fils fa­ci­litent le main­tient en place du nou­veau po­si­tion­ne­ment et ra­len­tissent le vieillis­se­ment na­tu­rel qui s’en­suit. J’in­vite mes pa­tientes à faire 5 séances de 15 mi­nutes de lu­mi­no­thé­ra­pie en LED rouges pen­dant 2 se­maines, ce qui me per­met de sur­veiller la ci­ca­tri­sa­tion. J’ai re­mar­qué qu’avec les LED, la ci­ca­trice blan­chit beau­coup plus vite”, dé­taille le chi­rur­gien.

Il est im­por­tant de se pro­té­ger du so­leil et ne pas pra­ti­quer de sport pen­dant 10 jours. Les fu­meuses doivent di­vi­ser leur consom­ma­tion de ci­ga­rettes par deux et prendre des doses d’ar­ni­ca pen­dant les 10 jours pré­cé­dant l’in­ter­ven­tion. Il n’y a pas de risque de né­crose car le dé­col­le­ment est li­mi­té.

\ 6500 € tout com­pris. www.ger­main-es­the­tique.com

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