HAP­PY LON­Gé­VI­Té !

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Guide - PAR AN­NA­BEL MACGOWAN

Pré­ve­nir au lieu de su­bir.

“L’homme n’est plus fait pour vieillir mais pour vivre long­temps, très long­temps, en bonne san­té”, dé­clare Ch­ris­tophe de Jae­ger. Pour preuve, le doc­teur et son équipe de vingt spé­cia­listes ont mis en place une prise en charge très fi­ne­ment ajus­tée à chaque per­sonne. Et les pa­tients du monde en­tier ac­courent. Ou plu­tôt, les bien-por­tants, les pas trop pa­traques qui sou­haitent pro­fi­ter plei­ne­ment de leur vie avec toute l’éner­gie et la vi­ta­li­té de la jeunesse qu’il res­sentent dans leur tête mais qui com­mence à faire dé­faut dans leur corps. Seule condi­tion, se­lon le doc­teur, “Il faut avoir une lo­gique de san­té, être prêt à lut­ter pour conti­nuer à être bien. La plu­part des per­sonnes qui viennent nous voir sont cu­rieux de na­ture, ils voyagent, ils sont ac­tifs, ils ont des pro­jets et, sur­tout, ils sont mo­ti­vés.” Mais pour re­mon­ter la pente et re­trou­ver l’éner­gie, le bien-être et l’as­pect de sa dé­cen­nie pré­cé­dente, il fau­dra d’abord pas­ser une sé­rie d’exa­mens so­phis­ti­qués. Puis ré­pondre à une bat­te­rie de ques­tions sur ses ha­bi­tudes et son mode de vie, que l’on évite ha­bi­tuel­le­ment de se po­ser. Un pe­tit air d’exa­men de conscience plane sur la consul­ta­tion…

Me­su­rer l’âge phy­sio­lo­gique réel.

À tous ceux que la date d’an­ni­ver­saire plonge dans une mé­lan­co­lie fa­ta­liste, sa­chez que “l’âge chro­no­lo­gique ne nous ap­prend pas grand-chose. On se penche sur l’âge phy­sio­lo­gique, c’est-à-dire l’âge fonc­tion­nel et réel. Qui est mo­di­fiable et amé­lio­rable”, dé­taille Ch­ris­tophe de Jae­ger. La consul­ta­tion ini­tiale se dé­roule sur une de­mi-jour­née et per­met d’éva­luer les dif­fé­rentes fonc­tions phy­sio­lo­giques. L’ana­lyse de sang et d’urine pour re­cher­cher les ca­rences, ana­ly­ser le stress oxy­da­tif, le vieillis­se­ment en­do­cri­nien, les do­sages hor­mo­naux, les mar­queurs de risques car­dio-vas­cu­laires et tu­mo­raux ; l’ana­lyse phy­sio­lo­gique pour éva­luer l’âge des ar­tères, le dé­bit car­diaque, la masse os­seuse, maigre, la masse grasse et la masse de graisse vis­cé­rale (très im­por­tante), l’ana­lyse de la peau, par­mi d’autres. Vient en point d’orgue le temps cé­ré­bral, c’est-à-dire la me­sure des vi­tesses de conduc­tion cé­ré­brale, le dé­pis­tage des troubles de la mé­moire. Et le fa­meux en­tre­tien : “On ne fait pas juste de la tech­nique, on re­met le pa­tient au centre de son sys­tème : famille, tra­vail, psy­cho­lo­gie, sa place dans la so­cié­té et com­ment il se vit lui-même”, sou­ligne le doc­teur. Un mois plus tard, un pro­gramme nu­tri­tion­nel, phy­sique et spor­tif est éta­bli, ain­si qu’une sup­plé­men­ta­tion hor­mo­nale. Et tous les six mois, une vi­site de contrôle avec tests san­guins pour éva­luer les ef­fets du pro­to­cole.

On re­part avec sa bible et ses hor­mones.

“Les hor­mones, c’est la vie ! clame le spé­cia­liste. Ce sont des mes­sa­gers in­dis­pen­sables au bon fonc­tion­ne­ment de l’or­ga­nisme, et leur diminution est res­sen­tie : peau, che­veux, os, masse mus­cu­laire, li­bi­do, mo­ral, éner­gie. Or, en France, les hor­mones ont mau­vaise presse et sont amal­ga­mées au do­page spor­tif et au can­cer. La pru­dence s’im­pose lors­qu’il s’agit de trai­ter une per­sonne at­teinte ou pré­sen­tant des mar­queurs de can­cer hor­mo­no-dé­pen­dant, mais pas les autres types de can­cers.” Les sup­plé­men­ta­tions dis­pen­sées par l’ins­ti­tut sont éla­bo­rées avec des hor­mones bio­lo­gi­que­ment iden­tiques, c’est-à-dire re­con­nues et donc as­si­mi­lées par l’or­ga­nisme et do­sées en fonc­tion des be­soins de cha­cun. Les pres­crip­tions sont ajus­tées tous les six mois en fonc­tion des ré­ponses de l’or­ga­nisme. Cô­té bible, il fau­dra don­ner de sa per­sonne, et per­sonne n’y échappe. Car le spé­cia­liste pres­crit une ac­ti­vi­té à la fois phy­sique et spor­tive. Par là, en­ten­dez qu’une marche to­nique est de l’ac­ti­vi­té phy­sique, la spor­tive im­pli­quant un ef­fort sou­te­nu en­traî­nant l’aug­men­ta­tion du rythme car­diaque. Se­lon Ch­ris­tophe de Jae­ger, c’est la par­tie la plus dif­fi­cile à in­té­grer : “Je consi­dère que c’est ga­gné quand le pa­tient me dit, s’il a sau­té son ac­ti­vi­té spor­tive, qu’elle lui a man­qué.” L’ali­men­ta­tion est elle aus­si pas­sée au crible, et un ré­équi­li­brage nu­tri­tion­nel ins­tau­ré. Ce qui ne veut pas dire ré­gime, mais quels types d’ali­ments sont à consom­mer en­semble, et à quels re­pas.

La beau­té est aus­si de la par­tie.

Pour ac­com­pa­gner la re­mise en san­té, l’ins­ti­tut a ou­vert en jan­vier der­nier un dé­par­te­ment de mé­de­cine es­thé­tique. “Mes pa­tientes n’osaient pas me dire qu’elles fai­saient des in­jec­tions ! Je com­prends tout à fait qu’une prise en charge beau­té et ra­jeu­nis­se­ment ren­force et dy­na­mise la dé­marche de bien-être. Le PRP (in­jec­tions de plas­ma riche en pla­quettes pré­le­vé dans le sang du pa­tient) est un in­ter­mé­diaire in­tel­li­gent entre ce que je prône et l’es­thé­tique. On es­saie de faire quelque chose de na­tu­rel et d’in­té­res­sant.” Le dé­par­te­ment pro­pose en outre des trai­te­ments au la­ser, in­jec­tions de fillers, bio­re­vi­ta­li­sa­tion, pee­lings, trai­te­ments des ver­ge­tures et des ci­ca­trices.

Un nou­veau style de vie.

La ré­gé­né­ra­tion est une en­tre­prise de longue ha­leine qui im­plique un nou­veau style de vie. “Ren­trer dans l’in­ti­mi­té du fonc­tion­ne­ment de l’in­di­vi­du im­plique un sui­vi sur le long terme, et c’est pour­quoi nos pa­tients res­tent avec nous des an­nées”, ex­plique le doc­teur. Quid des résultats ? En grande ma­jo­ri­té, les per­sonnes res­sentent plus d’éner­gie, plus de ré­sis­tance phy­sique et au stress, une meilleure im­mu­ni­té, moins de dou­leurs, une mé­mo­ri­sa­tion et une at­ten­tion ac­crues. Le som­meil est amé­lio­ré, ain­si que la li­bi­do et la sexua­li­té ; la che­ve­lure est plus dense et soyeuse, la peau écla­tante. Se­lon le doc­teur, vivre 120 ans en pleine pos­ses­sion de ses fa­cul­tés, au­jourd’hui, c’est pos­sible. \ Ta­rifs des pres­ta­tions. Consul­ta­tion : 150 €. Scan “Com­po­si­tion cor­po­relle” : 250 €. Consul­ta­tion et scan sont in­dis­pen­sables pour dé­mar­rer le pro­to­cole. Les autres exa­mens se font en fonc­tion des be­soins et du bud­get consa­cré : de 2 400 € jus­qu’à 5 400 €. Ins­ti­tut de Jae­ger : Tél. 01 44 96 00 00. E-mail : contact@ins­ti­tut­de­jae­ger.com

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