À L’AUBE D’UNE VRAIE Mé­DE­CINE Ré­Gé­Né­RA­TIVE

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Guide - PAR AN­NA­BEL MACGOWAN

Quelle est se­lon vous l’évo­lu­tion so­cié­tale de cette mé­de­cine ?

“Ce qui me frappe le plus est la dé­mo­cra­ti­sa­tion constante, pour l’ins­tant ré­ser­vée à la mé­de­cine es­thé­tique plus qu’à la mé­de­cine dite ‘an­ti-âge’, mais on y vient. Les trai­te­ments par fillers et toxine bo­tu­lique ne sont plus ré­ser­vés à une élite. Il est vrai que les prix ont bais­sé, les tech­niques se sont amé­lio­rées, tout comme la qua­li­té des pro­duits, le but re­cher­ché étant de ra­jeu­nir de fa­çon na­tu­relle. Ça ré­pond aux pré­oc­cu­pa­tions de 90 % des femmes.”

Par­mi les de­mandes des pa­tients, quelle im­por­tance at­tri­buez-vous aux mo­ti­va­tions so­ciales et pro­fes­sion­nelles ?

“Cette pres­sion s’ap­plique sur­tout aux cadres, femmes et hommes. Après 45 ans, il y a un vrai chal­lenge à res­ter dans la course, à pro­je­ter une image à la fois dy­na­mique, fraîche et se­reine. C’est au­tant un geste de bien-être que de beau­té, donc ce n’est pas seule­ment une ‘mé­de­cine de l’image’ car on ne peut dis­so­cier la beau­té in­té­rieure de la beau­té ex­té­rieure. On est tous en per­pé­tuelle com­mu­ni­ca­tion non ver­bale, et l’as­pect ex­té­rieur in­fluence le re­gard de l’autre, qui à son tour ré­agit à ce que l’on pro­jette. D’ailleurs, de fas­ci­nantes études sur les neu­rones mi­roirs vont dans ce sens.”

Par­mi les nou­veau­tés lan­cées ces der­nières an­nées, quelles sont pour vous les tech­no­lo­gies les plus in­no­vantes ?

“Les ap­pa­reils de cryo­li­po­lyse tel le Co­ols­culp­ting, qui dé­truit les cel­lules grais­seuses par le froid. L’autre est tout aus­si in­no­vante et ré­pond à une de­mande de lif­ting sans chi­rur­gie, je parle de la tech­no­lo­gie Ul­the­ra, qui re­tend les vi­sages et dé­col­le­tés avec des ul­tra­sons. L’en­goue­ment est tel que d’autres so­cié­tés dé­ve­loppent des ap­pa­reils ana­logues, ce qui est sain et fe­ra bais­ser les prix de ces actes.”

Quelle est pour vous la dé­cou­verte ré­vo­lu­tion­naire de ces deux der­nières an­nées ?

“Sans au­cun doute la gy­né­co­lo­gie es­thé­tique et ré­pa­ra­trice sans chi­rur­gie, une nou­velle dis­ci­pline à part en­tière. Un ta­bou a sau­té, et on as­siste à un phé­no­mène de so­cié­té. Ré­pa­rer les pa­tho­lo­gies liées à l’en­fan­te­ment et à la mé­no­pause, re­mettre la li­bi­do en marche, c’est es­sen­tiel et ça ré­pond à un be­soin pro­fond. Il est in­té­res­sant que, via l’es­thé­tique, on ar­rive à le­ver des ta­bous et ré­soudre des pro­blèmes fonc­tion­nels. C’est une ré­vo­lu­tion car ces pro­blèmes existent de­puis tou­jours et on lais­sait les femmes avec leur com­plexes. Au­jourd’hui, les so­lu­tions existent.”

Quelle se­ra la dé­cou­verte ré­vo­lu­tion­naire de de­main ?

“Les cel­lules souches. Nous en ap­pro­chons à grands pas. Cette mé­de­cine an­ti-âge est en­core au stade de la re­cherche fon­da­men­tale, et les cher­cheurs sont en cours de va­li­da­tion de leurs études cli­niques. Néan­moins le PRP (plas­ma riche en pla­quettes) et le Li­po-See­ding (ra­jeu­nis­se­ment du vi­sage par im­plan­ta­tion lo­ca­li­sée de cel­lules grais­seuses et de cel­lules souches, ou li­po­struc­ture) ap­portent des amé­lio­ra­tions. Nous sommes à l’aube d’une vraie mé­de­cine ré­gé­né­ra­tive.”

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