UNE IN­NO­VA­TION RÉ­COM­PEN­SÉE EN 2014 ET 2015

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Chirurgie Esthétique -

LE DOC­TEUR OLI­VIER GER­BAULT A RE­ÇU LE PRIX DE LA MEILLEURE IN­NO­VA­TION PAR LA SO­CIÉ­TÉ AMÉ­RI­CAINE DE RHI­NO­PLAS­TIE EN 2014 à SAN FRAN­CIS­CO, PUIS EN 2015 AU PRES­TI­GIEUX CONGRÈS DE RHI­NO­PLAS­TIE DE CHI­CA­GO. LES INS­TRU­MENTS UL­TRA­SO­NIQUES QU’IL A MIS AU POINT SONT MAIN­TE­NANT COM­MER­CIA­LI­SÉS DANS DE NOM­BREUX PAYS. LA RHINOSCULPTURE UL­TRA­SO­NIQUE N’A PAS D’IN­CI­DENCE SUR LE COÛT GLO­BAL DE L’OPÉ­RA­TION. EN RE­VANCHE, CETTE TECH­NIQUE REND L’IN­TER­VEN­TION PLUS SIMPLE, PLUS CONTRÔ­LABLE ET PLUS PRÉ­VI­SIBLE.

Quelle est la nou­velle rhi­no­plas­tie ?

“De­puis l’ori­gine de la rhi­no­plas­tie, il y a plus de cent ans, les chi­rur­giens cassent les os du nez à l’aveugle pour cor­ri­ger des nez trop larges, des bosses… Ce­la abou­tit par­fois à des frac­tures non vou­lues, des ir­ré­gu­la­ri­tés ou en­fon­ce­ments os­seux, des as­pects pin­cés du nez, sans comp­ter d’éven­tuelles ré­per­cus­sions né­fastes sur la res­pi­ra­tion. Confron­té à ces pro­blèmes fré­quents en rhi­no­plas­tie, j’ai col­la­bo­ré avec de grands fa­bri­cants d’équi­pe­ments mé­di­caux pour mettre au point de nou­veaux ins­tru­ments mi­nia­tu­ri­sés spé­ci­fi­que­ment conçus pour la rhi­no­plas­tie, beau­coup moins trau­ma­ti­sants que les ins­tru­ments clas­siques.”

Quels sont les avan­tages de la rhinosculpture ul­tra­so­nique ?

“Ces ins­tru­ments ne peuvent pas trau­ma­ti­ser les tis­sus fra­giles au­tour des os du nez (peau, mu­queuse, car­ti­lages, vais­seaux san­guins). Il est dé­sor­mais pos­sible pour le chi­rur­gien de tra­vailler en vi­sion di­recte de fa­çon ex­trê­me­ment pré­cise sur la py­ra­mide na­sale os­seuse, alors que jus­qu’à pré­sent elle était trai­tée à l’aveugle. Ce chan­ge­ment ma­jeur au­to­rise un trai­te­ment sur me­sure. Dans la ma­jo­ri­té des cas, il n’est plus né­ces­saire de cas­ser les os du nez. Il suf­fit de les dés­épais­sir ou de les resculpter. Les as­pé­ri­tés des os et des car­ti­lages sont po­lies en fin d’opé­ra­tion. Le nez est ain­si par­fai­te­ment lisse au tou­cher. Cette pro­cé­dure per­met éga­le­ment un re­mo­de­lage os­seux adap­té à la cor­rec­tion d’asy­mé­tries du nez. Elle est aus­si très ef­fi­cace chez les pa­tients ma­tures dont les os sont plus fra­giles et cas­sants. Les suites opé­ra­toires sont lé­gères. Fi­ni les ‘yeux au beurre noir’. Le ré­sul­tat est plus fiable et plus na­tu­rel. Il est pos­sible de re­prendre une vie so­ciale et pro­fes­sion­nelle nor­male 5-6 jours après l’opé­ra­tion, sans que l’on puisse soup­çon­ner qu’une rhi­no­plas­tie a été ef­fec­tuée.”

Y a-t-il des in­con­vé­nients spé­ci­fiques à la rhinosculpture ul­tra­so­nique ?

“Le seul in­con­vé­nient est que l’opé­ra­tion dure plus long­temps, parce que j’ai beau­coup plus d’op­tions dans ce qui peut être fait sur les os. Je peux non seule­ment cou­per les os, mais aus­si chan­ger leur forme pour cor­ri­ger les bosses. Je peux aus­si contrô­ler vi­suel­le­ment la po­si­tion des os pour évi­ter un as­pect trop pin­cé ou au contraire trop large du nez.”

\ Cette tech­nique per­met de cor­ri­ger une bosse sans trau­ma­ti­ser les tis­sus au­tour de l’os.

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