BOB KHANNA, L’HOMME AUX DOIGTS D’OR

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Guide -

TEE-SHIRT À EN V, jean noir, ras-de-cou en cuir na­tu­rel, che­veux noirs lis­sés et mèche en coque, Bob Khanna a le look d’une rock-star et le phy­sique d’un ath­lète de haut ni­veau. Mais ne vous fiez pas aux ap­pa­rences, il est, à 46 ans, l’un des plus grands mé­de­cins es­thé­tiques de la pla­nète. Pro­fes­sor of Fa­cial Aes­the­tics à l’uni­ver­si­té de Sé­ville, il est in­vi­té dans les con­grès mon­diaux pour son ta­lent et son art d’in­jec­ter l’acide hya­lu­ro­nique, ce dis­po­si­tif mé­di­cal ins­crit dans la pa­no­plie des trai­te­ments anti-âge. An­glais d’ori­gine in­dienne, chi­rur­gien den­tiste de for­ma­tion, Bob Khanna tra­vaille à Londres et dans le Berk­shire, où il vit avec sa femme et ses trois fils de 15, 13 et 10 ans. « Je suis un homme de ter­roir, un ma­ri et un père. » Dans cette ré­gion proche de la ca­pi­tale an­glaise, il a créé un ins­ti­tut de for­ma­tion où il ini­tie les mé­de­cins es­thé­tiques ve­nus des quatre coins du monde à ses pro­to­coles d’in­jec­tion sans pa­reil. Cet homme qui prend soin de son corps et de sa sil­houette ap­pré­cie les beau­tés na­tu­relles. Pas ques­tion pour lui de trans­for­mer un vi­sage, de bous­cu­ler les traits. Ob­ser­va­teur, es­thète ob­sé­dé par le sens du dé­tail, il pré­cise : « J’in­jecte peu, dou­ce­ment et au bon en­droit, je ne cherche qu’à su­bli­mer les femmes, pas à les mé­ta­mor­pho­ser. » LAU­RENCE BEURDELEY Au der­nier Con­grès in­ter­na­tio­nal de mé­de­cine es­thé­tique à Monaco, à l’ini­tia­tive des la­bo­ra­toires Fi­lor­ga, Bob Khanna a fait la dé­mons­tra­tion en live de sa tech­nique d’in­jec­tion « soft », lors d’un show épous­tou­flant de pro­fes­sion­na­lisme. Pre­nant le pu­blic fas­ci­né à té­moin, in­ter­pel­lant les par­ti­ci­pants – conquis d’avance par ce pra­ti­cien au cha­risme in­croyable –, il ex­plique com­ment il va re­créer l’équi­libre du vi­sage en in­jec­tant sy­mé­tri­que­ment de l’acide hya­lu­ro­nique entre la val­lée des larmes et la joue. Avec des mots gé­né­reux et po­si­tifs, le pra­ti­cien en­cou­rage sa « mer­veilleuse » pa­tiente, la com­pli­mente, la fé­li­cite, lui de­mande si elle sou­haite des lèvres plus rondes. Se tour­nant vers son au­di­toire, il confie : « Je vais su­bli­mer cette mer­veilleuse per­sonne à forte per­son­na­li­té. » Au fil de la dé­mons­tra­tion, il ex­plique pour­quoi il em­ploie tel ou tel filler (dans la gamme Art Filler de Fi­lor­ga), com­ment, d’une lé­gère pres­sion des doigts, il in­jecte très dou­ce­ment et sans ef­fort le pro­duit à la ca­nule (à l’ai­guille quand il doit al­ler très pro­fond), cer­nant de ses doigts les zones choi­sies. On suit le mou­ve­ment de ses mains. Comme un sculp­teur le fait avec la ma­tière, le pro­fes­seur Bob Khanna tra­vaille le vi­sage, le palpe, le pince pour en contrô­ler l’ana­to­mie, le mo­dèle sub­ti­le­ment avec ses in­dex, le lisse. « Êtes-vous contente ? » de­mande-t-il à sa pa­tiente, lui ten­dant un mi­roir à la fin de l’in­ter­ven­tion, puis, s’adres­sant au pu­blic, l’in­ter­roge sur la qua­li­té du ré­sul­tat. « À cha­cune sa beau­té, mon mé­tier est d’en ti­rer la quin­tes­sence. » Plus tard, Bob Khanna di­ra ai­mer rendre les gens heu­reux. Quel est son se­cret ? Il ré­pond par une pi­rouette : « Pour moi, ce sont la toxine botulique et le sport. L’im­por­tant est de gar­der son corps en forme. » Et vous in­vite d’un geste à tâ­ter ses ta­blettes de cho­co­lat !

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