LA PEAU D’ORANGE, UNE ES­PÈCE EN VOIE DE DIS­PA­RI­TION !

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Guide -

RETENEZ BIEN CE NOM : Cell­fi­na. Cet ap­pa­reil traite la cause struc­tu­relle à l’ori­gine de la cel­lu­lite. Des bandes de tis­su conjonc­tif, consti­tuées d’un ré­seau de fibres or­ga­ni­sées en fais­ceaux, « per­sillent » les amas grais­seux des cuisses et des fesses, créant ain­si les dis­gra­cieuses fos­settes qui sont la plaie de 90 % des femmes de tous ga­ba­rits. Car la cel­lu­lite fi­bro­sée n’a rien à voir avec la masse pon­dé­rale. Et ni l’exer­cice, ni les mas­sages, ni les trai­te­ments par ap­pa­reils à base d’éner­gie n’ont réus­si jusqu’à au­jourd’hui à la faire dis­pa­raître du­ra­ble­ment et ef­fi­ca­ce­ment. Cell­fi­na est une nou­velle tech­no­lo­gie, cons­ti­tuée d’une pièce à main as­pi­rante et d’une longue et très fine lame bi­seau­tée à un angle spé­ci­fique. Les capitons sont as­pi­rés dans un em­bout, dont la taille (6 ou 10 mil­li­mètres) est adap­tée à la lo­ca­li­sa­tion et à la pro­fon­deur de ces der­niers dans les couches sous­cu­ta­nées. La lame, de la taille d’une ai­guille, coupe les bandes de tis­su conjonc­tif ca­pi­ton par ca­pi­ton. La graisse sous-cu­ta­née, li­bé­rée de ce maillage fi­breux, re­bon­dit comme un élas­tique et la peau se re­trouve lis­sée. Le sys­tème Cell­fi­na a été dé­ve­lop­pé par le fa­bri­cant d’ul­tra­sons fo­ca­li­sés Ul­the­ra (Merz), et les études cli­niques ont dé­mar­ré en 2010. ANNABEL MACGOWAN

LE DÉ­ROU­LE­MENT DE LA PRO­CÉ­DURE

Cell­fi­na est in­di­qué pour les capitons des cuisses et des fesses. Le diag­nos­tic est po­sé lors d’une pre­mière vi­site chez un chi­rur­gien, der­ma­to­logue ou mé­de­cin es­thé­tique for­mé et agréé. Lors de la pro­cé­dure, chaque ca­pi­ton est en­cer­clé au crayon. La zone est d’abord anes­thé­siée. Puis la lame bi­seau­tée (in­sé­rée dans la pièce de gui­dage) est pi­lo­tée par le mé­de­cin. La pro­cé­dure prend entre qua­ran­te­cinq mi­nutes et une heure et de­mie, se­lon l’éten­due de la cel­lu­lite. L’on peut trai­ter cuisses et fesses lors de la même séance. Se­lon le doc­teur Je­re­my Green, der­ma­to­logue à Mia­mi et spé­cia­liste de la pro­cé­dure, « les ec­chy­moses et les hé­ma­tomes sont lé­gers et dis­pa­raissent dans la plu­part des cas en quelques jours. J’ai consta­té que les ré­sul­tats s’amé­lio­raient sur un an et, deux ans après, n’avaient tou­jours pas bou­gé. À tel point que 94 % de mes pa­tientes sont sa­tis­faites ». La pro­cé­dure n’est pas dou­lou­reuse, mais les suites peuvent oc­ca­sion­ner un cer­tain in­con­fort. L’on res­sort du ca­bi­net avec un pan­se­ment en gaze sté­rile qui de­vra être chan­gé le soir et le len­de­main.

LES SUITES ET LE RÉ­SUL­TAT FI­NAL

De pe­tits sai­gne­ments, des bleus et un lé­ger oe­dème du­rant trois à six jours sont fré­quents. La zone est en­do­lo­rie pen­dant deux à trois jours, la prise d’an­tal­giques type Do­li­prane est re­com­man­dée. Ne pas prendre d’as­pi­rine ni d’an­ti­coa­gu­lants avant ou après le trai­te­ment. Le ré­sul­tat fi­nal in­ter­vient dès que l’oe­dème et les bleus ont dis­pa­ru, et il est dé­fi­ni­tif puisque les fi­la­ments ont été cou­pés. En­suite, il fau­dra faire un peu at­ten­tion à ce que l’on mange pour ne pas re­créer des capitons ailleurs. Aux États-unis, les ta­rifs consta­tés va­rient se­lon le nombre de capitons à trai­ter, de 2 500 à 5 000 $.

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