AT­TEN­TION BOBO

L’officiel Medecine et Chirurgie Esthetique - - Médecine Esthétique -

SUR LA PAR­TIE MÉDIANE

de mon vi­sage, cô­té gauche, pra­ti­que­ment à la jonc­tion de la joue et du nez, j’ob­serve de­puis quelques temps un bou­ton qui ne ci­ca­trise pas mal­gré l’ap­pli­ca­tion d’un pro­duit culte, l’hexo­mé­dine trans­cu­ta­née. Avec cons­tance, une pe­tite croûte tombe puis se re­forme le len­de­main, et ce­la à ré­pé­ti­tion au fil des jours. Tout est ma­tière à sus­pec­ter une pe­tite (ou plus) af­fec­tion cu­ta­née. À faire exa­mi­ner de près. Sans at­tendre plus long­temps, je prends ren­dez-vous chez ma der­ma­to­logue, ce que j’au­rais dû faire un mois plus tôt. Le diag­nos­tic, après l’exa­men par le mé­de­cin du mi­nus­cule trou qui a fi­ni par se for­mer dé­fi­ni­ti­ve­ment, est pré­cis. J’ai un « can­cer cu­ta­né ». « Pas in­quié­tant, me dit-elle, mais il faut le faire en­le­ver ra­pi­de­ment par un chi­rur­gien es­thé­tique. » Je com­prends qu’at­tendre ne fera qu’ac­cen­tuer, creu­ser et étendre le bobo. Le res­pon­sable ? Le so­leil. Les an­nées qui passent, aus­si. Pro­chaine étape, ma vi­site chez le chi­rur­gien es­thé­tique. Le diag­nos­tic ne va­rie pas. Sous anes­thé­sie lo­cale, le spé­cia­liste pra­tique avec une grande dé­li­ca­tesse l’abla­tion de ce pe­tit can­cer cu­ta­né. Au­cune dou­leur. La ci­ca­trice, lon­gi­tu­di­nale et fine, se fau­file sur la joue, sou­li­gnée d’in­fimes fils noirs. Je l’ima­gi­nais plus ré­duite. Explication? Une ci­ca­trice courte risque d’être moins par­faite, car elle peut s’élar­gir aux ex­tré­mi­tés. Un pan­se­ment Mi­cro­pore cou­leur nude la pro­tège. Le pra­ti­cien me LAU­RENCE BEURDELEY montre ce qui a été pré­le­vé – un pe­tit bout de chair ro­sâtre, qui me­sure 1,6 par 0,7 cen­ti­mètre – avant de l’en­voyer au la­bo­ra­toire pour pra­ti­quer une ana­lyse his­to­lo­gique. C’est la règle. Quelques soins post-acte me sont pres­crits. Net­toyage doux de la ci­ca­trice une fois par jour pen­dant cinq jours avec un an­ti­sep­tique, va­se­line pour évi­ter les croûtes, et pan­se­ment pen­dant trois jours, jour et nuit, puis pen­dant une se­maine la nuit seule­ment. Huit jours plus tard, ren­dez-vous pour l’abla­tion des fils. Dé­jà la ci­ca­trice a pris une belle tour­nure. Elle se fond, qua­si in­vi­sible, dans mon vi­sage. Il m’est re­com­man­dé de la mas­ser dou­ce­ment, d’ap­pli­quer du­rant trois se­maines ma­tin et soir une crème ci­ca­tri­sante. Je re­vois le chi­rur­gien es­thé­tique dans quelques se­maines pour le contrôle de la ci­ca­tri­sa­tion. Le ré­sul­tat de l’ana­lyse his­to­lo­gique conclut à un « car­ci­nome ba­so-cel­lu­laire su­per­fi­ciel, les li­mites d’exé­rèse sont si­tuées en zone saine ». « Rien de grave, donc, mais il fal­lait l’en­le­ver », m’a ex­pli­qué le doc­teur Ber­nard Mole. « Et si vous avez à l’ave­nir le moindre doute sur une af­fec­tion cu­ta­née, con­sul­tez sans tar­der », me conseille-t-il.

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