L’ÂGE D’OR

L'officiel - - BEAUTÉ - PAR AN­TI­GONE SCHIL­LING

Mythe éter­nel, le mé­tal doré et pré­cieux coule dans le Pac­tole, mé­ta­mor­phose Mi­das,

fait rê­ver de­puis les nuits an­tiques et se trans­mute se­lon les al­chi­mistes. Au­jourd’ hui,

Bul­ga­ri lui rend hom­mage avec Gol­dea.

Dans un pan­théon pré­cieux s'in­vite Gol­dea, déesse ima­gi­naire. Ava­tar et fu­sion de gold et de la ver­sion la­tine de déesse, le nom Gol­dea des­sine un nou­vel âge d'or par­fu­mé chez Bul­ga­ri. Se pro­file le sou­ve­nir d'une Cléo­pâtre ma­gni­fiée au ci­né­ma par Eli­za­beth Tay­lor. Sur le tour­nage du film, Ri­chard Bur­ton of­frit à son épouse un col­lier en éme­raudes et dia­mants de Bul­ga­ri. L'ac­teur plai­san­tait et di­sait: “Le seul mot que Liz connaît en ita­lien est Bul­ga­ri.” Hé­ri­tage d'une tra­di­tion, l'or est éga­le­ment ma­jeur dans de nou­velles créa­tions. Gol­dea rend in­di­rec­te­ment hom­mage à Cléo­pâtre, à sa beau­té, à sa force, à son mythe. Au­tour de la lé­gende de la Su­perbe ont été ima­gi­nés deux-cents films, pièces, opé­ras…, en écho à son des­tin de femme fa­tale, de muse. En sou­ve­nir de l'égypte se pro­filent aus­si le culte du so­leil et la sym­bo­lique du ser­pent avec l'uraeus, un co­bra fe­melle si­gni­fiant sa­gesse et éter­ni­té. Le fla­con re­prend ces élé­ments et se pare d'une cou­leur am­brée pour une opu­lence de mise. Coiffe do­rée pour un bou­chon en cercle, disque so­laire d'ha­thor, déesse de l'amour. Au­tour du col, un an­neau re­prend le mo­tif d'écailles, comme celles de la col­lec­tion “Ser­pen­ti”, fleu­ron de la joaille­rie Bul­ga­ri. Pour cet uni­vers d'éclat, le nez Al­ber­to Mo­rillas a or­ches­tré un flo­ral orien­tal tra­ver­sé de lu­mière. Il ra­conte: “Les par­fums que je crée pour Bul­ga­ri sont d'abord et avant tout des bi­joux, avec le fi­ni brillant ou mat d'une pierre pré­cieuse. Comme un or­fèvre, j'ai vou­lu ci­sailler le rayon­ne­ment de l'or, telle une goutte d'eau ge­lée tra­ver­sant un champ lu­mi­neux. Une créa­tion pro­fonde et sen­suelle qui ir­ra­die lit­té­ra­le­ment sur la peau nue.” Tra­ver­sant de haut en bas la py­ra­mide ol­fac­tive, les muscs (si­gna­ture Bul­ga­ri) règnent sur la fra­grance dans une in­fi­nie pa­lette de nuances. Une touche de fleur d'oran­ger, un zeste de ber­ga­mote et la gour­man­dise d'une note fram­boise ouvrent le bal. La na­tu­ra­li­té s'ex­prime avec le bou­quet flo­ral au­tour de l'ylang-ylang en­ri­chi de jas­min. En fond tou­jours, les muscs, avec un ac­cord am­bré et cha­leu­reux, ajoutent à la sen­sua­li­té. Un in­tri­gant pa­py­rus égyp­tien ren­force le lien avec toute une his­toire d'or et d'égypte. So­laire, la femme Gol­dea s'in­carne avec le man­ne­quin Isa­be­li Fon­ta­na pa­ré de bi­joux “Ser­pen­ti”. Le­ver de so­leil, re­flets dans un disque d'or, Gol­dea est son nom.

DE HAUT EN BAS, LE FLA­CON DE GOL­DEA, LE NOU­VEAU PAR­FUM

DE BUL­GA­RI. LIZ TAY­LOR DANS “CLÉO­PÂTRE”

DE JO­SEPH L.MAN­KIE­WICZ,

EN 1963.

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