EL­LA LA GRÂCE

L'officiel - - ÉTINCELANT -

El­la Rose Ri­chards, étoile mon­tante de la mode an­glaise, af­fiche un pe­di­gree ro­ck­mode in­éga­lé et signe une pre­mière col­la­bo­ra­tion cette sai­son avec Paul & Joe Sis­ter.

Ren­contre à Londres avec la très char­mante jeune fille.

Pho­to­gra­phie Sty­lisme

Texte

es membres de ma famille sont mes icônes de style”, dit sim­ple­ment El­la Rose Ri­chards. Ef­fec­ti­ve­ment, à tout juste 19 ans, la jeune fille porte haut son pa­tri­moine gé­né­tique. Dans sa famille ma­ter­nelle, ci­tons Maxime de la Fa­laise, son ar­rière-grand-mère et “la seule An­glaise vrai­ment chic de sa gé­né­ra­tion”, dixit Ce­cil Bea­ton, Lou­lou, sa grand­tante, muse d'yves Saint Laurent et en très bonne place au Pan­théon des élé­gantes, et Lucie, sa mère, quin­tes­sence du bo­bo chic. Cô­té pa­ter­nel, elle est la fille de Mar­lon Ri­chards et donc la pe­tite-fille de Keith Ri­chards et d'ani­ta Pal­len­berg, la nièce des ju­melles Alexan­dra et Theodora et la belle-pe­tite-fille de Pat­ti Hansen… De quoi ex­pli­quer son élé­gance in­née mâ­ti­née des meilleures in­fluences sty­lis­tiques. L'aî­né d'une fra­trie de trois, avec Or­son, 15 ans, et Ida, 6 ans, El­la a gran­di à la cam­pagne dans le West Sus­sex dans une mai­son qu'elle consi­dère en­core comme sa base. On a dé­cou­vert son vi­sage de ma­done blond vé­ni­tien par­mi les jeunes filles en fleurs et en Bon­point du cor­tège de ma­riage de Kate Moss, sa mar­raine, en 2011. De­puis la ren­trée 2014 – elle at­ten­dait d'avoir ter­mi­né son ly­cée pour vrai­ment se consa­crer au man­ne­qui­nat –, El­la Rose a en­chaî­né cam­pagnes et dé­fi­lés: Bur­ber­ry, Top­shop Tom Ford, Pra­da, So­nia Ry­kiel, Fendi, Va­len­ti­no… Sa mère, comme sa mar­raine, est at­ten­tive à ses choix mais la laisse vivre sa propre ex­pé­rience. Nous conver­sons en an­glais, elle ne parle pas fran­çais mais le com­prend. Elle ar­rive ce ma­tin de New York, où si­tôt la se­maine de la mode pa­ri­sienne ter­mi­née, elle s'est en­vo­lée pour bos­ser. El­la Rose ap­pré­cie chaque mo­ment de sa nou­velle vie. Lon­gi­ligne en jean, Stan Smith, pe­tit pull noir et sans ma­quillage, elle me ra­conte ses voyages. “Sou­vent, ce sont des villes que je connais dé­jà mais à chaque fois je m'aven­ture dans de nou­veaux en­droits: un mu­sée, une ga­le­rie, un jar­din.” La jeune fille, en manque de ver­dure, ne rate ja­mais une oc­ca­sion de se pro­me­ner dans un parc et dé­plore que nous ne puis­sions pas en France s'as­seoir sur les pe­louses ! El­la Rose adore aus­si avoir du temps pour faire du shop­ping et trouve la sélection de Top­shop à New York meilleure qu'à Londres mais pré­fère les Za­ra eu­ro­péens… Quand elle est à Londres, elle ha­bite Chel­sea et cui­sine dès qu'elle en a le temps: “Chez mes pa­rents, la nour­ri­ture est très saine, j'ai été éle­vée ain­si, j'adore me faire un pois­son avec des pe­tits lé­gumes… Bien sûr, je mange des piz­zas et des bur­gers, mais avec par­ci­mo­nie.” Elle lit aus­si beau­coup et aime l'his­toire. Je me ha­sarde à lui de­man­der si elle a me­su­ré la no­to­rié­té de son Rol­ling Stones de grand-père : “J'étais son pre­mier pe­tit-en­fant, j'ai pas­sé beau­coup de temps chez mes grands-pa­rents et c'est très tard que j'ai réa­li­sé à quel point il était cé­lèbre… Pour moi, il est sim­ple­ment mon grand-père.” So­phie Me­cha­ly, la créa­trice de Paul & Joe, a été con­quise par l'al­lure de la jeune femme. De leur ren­contre est née une cap­sule de vingt pièces ins­pi­rées des codes de l'aris­to­cra­tie an­glaise. “Ça m'a beau­coup amu­sée, même si je ne me vois pas de­ve­nir sty­liste un jour. Voir tra­vailler des créa­teurs donne une idée de la dif­fi­cul­té et du ta­lent qu'il faut pour faire de beaux vê­te­ments”, confie la muse. Pour les fêtes, El­la Rose re­join­dra sa famille pour un Noël tra­di­tion­nel an­glais à la cam­pagne, la quin­tes­sence du chic bri­tish on vous dit…

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.