LA FÊTE À LA FERME

L'officiel - - FRONT ROW - PAR LÉA TRICHTER-PA­RIENTE

So­ho House : ce nom vous dit for­cé­ment quelque chose. Ren­du cé­lèbre par la sé­rie té­lé­vi­sée Sex and the Ci­ty, le très sé­lect club new-yor­kais est une in­ven­tion bri­tan­nique. Self made man, Nick Jones fonde So­ho House en 1995, lors­qu’un es­pace se li­bère au-des­sus de l’une de ses bras­se­ries lon­do­niennes : “La porte était si dis­crète que l’idée m’est ve­nue de faire un club pri­vé.” Il in­ves­tit alors les lieux et im­pose son style, simple et dé­con­trac­té, bous­cu­lant au pas­sage les codes du tra­di­tion­nel club an­glais. Sa méthode ? Pros­crire le cos­tume au pro­fit d’une te­nue ves­ti­men­taire plus ca­sual. Son cri­tère de sélection? Une âme créative plu­tôt qu’un porte-mon­naie. Ré­sul­tat, des membres is­sus de mi­lieux ar­tis­tiques et des mé­dias. Au­jourd’hui à la tête d’une chaîne de clubs, hô­tels, spas, ci­né­mas et res­tau­rants à tra­vers le monde, Nick conti­nue d’in­suf­fler sa marque de fa­brique, ou plu­tôt sa home touch : “So­ho House est un lieu de vie et de convi­via­li­té. Je veux que les membres s’y sentent comme chez eux.” Ser­vice et hos­pi­ta­li­té en sont les points forts: “Même un non peut être dit gen­ti­ment”, ex­plique Nick.

L’ES­PRIT DE LA FÊTE AR­TY

Du choix des em­pla­ce­ments à l’éla­bo­ra­tion des me­nus en pas­sant par la dé­co­ra­tion, Nick Jones dé­cide de tout, même du choix des meubles, qu’il chine dans le monde en­tier. Au de­si­gn, il pré­fère les at­mo­sphères low-key et co­sy. Bois, ki­lims et fau­teuils club sont les élé­ments phares de ses in­té­rieurs cha­leu­reux. Pas­sion­né d’art contem­po­rain, il a do­té les murs de ses éta­blis­se­ments d’oeuvres de Tra­cey Emin, Ed Ru­scha ou Da­mien Hirst. Ses clubs pro­posent en outre toutes sortes de di­ver­tis­se­ments : salles de ci­né­ma pri­vées, pistes de bow­ling, ca­bines de DJ… Car Nick Jones aime la vie. Sa de­vise ? “Work hard but par­ty hard.” L’es­prit de cé­lé­bra­tion fait d’ailleurs par­tie in­té­grante de L’ADN du groupe. C’est ain­si qu’il crée des clubs éphé­mères (des pop-up houses) en marge de ma­ni­fes­ta­tions cultu­relles telles que les Bafta (Londres), Art Ba­sel (Mia­mi), Coa­chel­la (Palm Springs) ou le Fes­ti­val du

En vingt ans, Nick Jones a ré­vo­lu­tion­né

le concept du club pri­vé et l’ hô­tel­le­rie mo­derne avec So­ho House. Bien­ve­nue à Farm­house, sa der­nière pé­pite au coeur

de la cam­pagne an­glaise.

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