MGEN dé­ploie son dis­po­si­tif de coa­ching car­dio-vas­cu­laire à tout le ter­ri­toire

L'Opinion - - Santé - M.W.

LA DEUXIÈME MU­TUELLE DE FRANCE ex­pé­ri­mente ac­tuel­le­ment un dis­po­si­tif de coa­ching pour les per­sonnes vou­lant pré­ve­nir les risques car­dio-vas­cu­laires. Elle pro­pose un bou­quet de ser­vices com­por­tant de l’in­for­ma­tion sur les bonnes pra­tiques à adop­ter, des ou­tils d’éva­lua­tion pour sa­voir quel type de risque on pré­sente, un pro­gramme de coa­ching avec un sui­vi per­son­na­li­sé et des ou­tils de sui­vi des ob­jec­tifs fixés. Neuf mille per­sonnes adhé­rentes de la mu­tuelle se sont ins­crites dans ce pro­gramme de pré­ven­tion qui a dé­mar­ré fin 2015 et s’éta­le­ra jus­qu’en dé­cembre 2017 dans deux ré­gions cible, l’Oc­ci­ta­nie et la Bour­gogne - Franche-Com­té. Les pre­miers ré­sul­tats étant concluants, l’as­sem­blée gé­né­rale de MGEN a dé­ci­dé d’étendre le dis­po­si­tif à tout le ter­ri­toire. « À par­tir de la fin du pre­mier tri­mestre 2018, tous les adhé­rents, mais aus­si tous nos sa­la­riés y au­ront ac­cès », pré­cise Vir­gi­nie Fe­me­ry, di­rec­trice san­té et pré­ven­tion du groupe VYV, groupe is­su du rap­pro­che­ment entre no­tam­ment la MGEN, Har­mo­nie Mu­tuelle et Is­tya.

Le pro­gramme, ac­ces­sible de­puis le site dé­dié vi­vop­tim.fr, per­met de s’in­for­mer sur les ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires, d’éva­luer les risques, d’ob­te­nir un ac­com­pa­gne­ment et un sui­vi per­son­na­li­sé via In­ter­net et une pla­te­forme té­lé­pho­nique (sui­vi ef­fec­tué par des in­fir­mières, des dié­té­ti­ciens, des édu­ca­teurs spor­tifs, des ta­ba­co­logues, etc.). « Le pro­gramme est to­ta­le­ment per­son­na­li­sé et évo­lu­tif. Nous sui­vons et mo­ti­vons les vo­lon­taires quant à l’at­teinte des ob­jec­tifs qu’ils se sont fixés », dit Vir­gi­nie Fe­me­ry. Ils peuvent au be­soin uti­li­ser des ob­jets connec­tés, pour suivre toute une sé­rie de don­nées ob­jec­tives et pré­cieuses dans la prise en charge des risques car­dio­vas­cu­laires, comme le nombre de pas, la fré­quence car­diaque, la ten­sion ar­té­rielle, etc.

Bien­faits. Sur­tout, le dis­po­si­tif est « mul­ti­ca­nal » et chaque par­ti­ci­pant peut choi­sir de se rendre phy­si­que­ment aux ate­liers d’ac­ti­vi­tés pro­po­sés, comme les cours de cui­sine, les séances de sport, etc. ou pré­fé­rer un sui­vi par té­lé­phone ou via le site In­ter­net Vi­vop­tim. Ils peuvent aus­si par­ti­ci­per à des fo­rums de dis­cus­sions pour par­ta­ger leur ex­pé­rience ou trou­ver de la mo­ti­va­tion. « Nous avons fait un pre­mier bi­lan des bien­faits cli­niques de notre pro­gramme fin 2016. Les ré­sul­tats sont au ren­dez-vous, les per­sonnes concer­nées pré­sentent de meilleures me­sures de leur poids, de leur ten­sion ar­té­rielle, de leur cho­les­té­rol, etc. Mieux, si nos adhé­rents adoptent les bonnes pra­tiques re­com­man­dées pen­dant dix ans, il est dé­mon­tré qu’ils peuvent alors évi­ter tout évé­ne­ment car­dio­vas­cu­laire pour le reste de leurs jours », se­lon Vir­gi­nie Fe­me­ry.

« Nous ne nous con­ten­tons pas de faire de la pré­ven­tion pri­maire au­près de gens sains. Nous al­lons au- de­là et trai­tons les risques mé­di­caux. Des in­suf­fi­sants car­diaques, des ma­lades chro­niques ou des dia­bé­tiques, par exemple, uti­lisent notre pro­gramme et nous les sui­vons au plus près. Il s’agit de pré­ven­tion mé­di­ca­li­sée et nous les ac­com­pa­gnons tout au long de leur par­cours de soins, en gé­rant tous les as­pects pé­ri­phé­riques à la ma­la­die : ont-ils pen­sé à faire leurs exa­mens, on­tils été ob­ser­vants quant à leur trai­te­ment, etc. ? » , note en­core Vir­gi­nie Fe­me­ry. Un dis­po­si­tif que la MGEN va pro­gres­si­ve­ment dé­cli­ner sur d’autres thèmes que les seuls risques car­dio­vas­cu­laires, en s’in­té­res­sant aux can­cers, aux ma­la­dies res­pi­ra­toires, etc.

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