La blan­chis­se­rie de l’ESAT « Les Tilleuls » en passe d’ob­te­nir un sur­sis

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE -

L’as­so­cia­tion qui gère l’Eta­blis­se­ment et ser­vice d’aide par le tra­vail (ESAT) « Les Tilleuls » a as­si­gné mar­di la com­mune de Con­dé­sur-Noi­reau (Cal­va­dos) de­vant la cour ad­mi­nis­tra­tive d’ap­pel de Nantes, pour lui avoir re­fu­sé en fé­vrier 2013 un per­mis de construire mo­di­fi­ca­tif pour la blan­chis­se­rie de l’ESAT « Les Tilleuls ».

Con­dé- sur- Noi­reau.

L’As­so­cia­tion des pa­rents et amis des per­sonnes han­di­ca­pées men­tales du Bo­cage vi­rois et de la Suisse nor­mande (APAEI) vou­lait pour­tant ré- gu­la­ri­ser la si­tua­tion de son bâ­ti­ment, comme lui avait de­man­dé la mai­rie, en mo­di­fiant ses fa­çades et ses me­nui­se­ries ex­té­rieures : le per­mis re­çu en 2009 était ini­tia­le­ment pré­vu pour éri­ger un simple « en­tre­pôt » .

Les ri­ve­rains du quar­tier SaintGilles s’étaient plaints par la suite de « nui­sances so­nores » , et même « ol­fac­tives » , en rai­son de la « forte odeur de les­sive » qui se dé­ga­geait dans les en­vi­rons de la rue du Doc­teurSch­weit­zer.

La mu­ni­ci­pa­li­té de Con­dé-surNoi­reau avait néan­moins re­je­té la de­mande de per­mis mo­di­fi­ca­tif de l’as­so­cia­tion. L’APAEI, qui avait contes­té en jus­tice une pre­mière fois ce ve­to mu­ni­ci­pal, s’était par la suite heur­tée à une dé­ci­sion dé­fa­vo­rable du tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Caen en fé­vrier 2014.

L’as­so­cia­tion « en dif­fi­cul­té »

Mais mar­di, le rap­por­teur pu­blic a pré­co­ni­sé à la cour ad­mi­nis­tra­tive d’ap­pel d’an­nu­ler ce pre­mier ju­ge­ment, et d’im­po­ser au maire de ré­exa­mi­ner la de­mande de per­mis de construire sous deux mois. Le ma­gis­trat, dont les avis sont sou­vent sui­vis par les juges, a en ef­fet consi­dé­ré que le re­fus du maire n’était pas suf­fi­sam­ment ar­gu­men­té.

Le pré­sident de l’APAEI, qui avait fait le dé­pla­ce­ment à Nantes, a fait va­loir aux juges que, faute de per­mis de construire mo­di­fi­ca­tif, elle se­rait contrainte de dé­mé­na­ger, alors qu’elle dé­jà dé­pen­sé près d’un mil­lion d’eu­ros dans ses tra­vaux.

« Au­jourd’hui, 80 per­sonnes tra­vaillent dans cet ESAT… Je ne suis pas ve­nu pour pleu­rer sur notre sort, mais je vou­lais vous dire que nous n’avons pas les moyens de dé­lo­ca­li­ser notre ac­ti­vi­té, car nous sommes confron­tés à de réelles dif­fi­cul­tés » , a in­sis­té Hen­ri Hays.

La cour ad­mi­nis­tra­tive d’ap­pel de Nantes, qui a mis son ju­ge­ment en dé­li­bé­ré, ren­dra sa dé­ci­sion dans un mois en­vi­ron.

G.F. (PressPep­per)

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