Claude Ri­bouillaud, poète bla­gueur in­clas­sable

Do­mi­ci­lié dans les Deux-Sèvres, Claude Ri­bouillaud est un ha­bi­tué du Prin­temps de Dur­cet suite à sa ren­contre avec son créa­teur, Jean-Claude Tou­zeil.

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

De­puis une di­zaine d’an­nées, le Prix Claude-Ri­bouillaud est dé­cer­né chaque an­née au Prin­temps de Dur­cet à l’un des poètes dit in­clas­sable. Il suc­cède au Prix Jacques-Ber­tin qui lui, ré­com­pen­sait un jeune poète ayant peut choses à dire, au fond !

Ce prix, aus­si sé­rieux soi­til, est un vé­ri­table pied de nez aux prix lit­té­raires dé­cer­nés chaque an­née à l’au­tomne, les Gon­court, Re­nau­dot, Mé­di­cis, Fe­mi­na, In­te­ral­lié, pour ne ci­ter que ceux-là.

Le Prix Claude Ri­bouillaud est dé­cer­né par un co­mi­té com­po­sé de quatre per­sonnes : Claude Ri­bouillaud, bien sûr, en­tou­ré de Joëlle An­ger, Yves Bar­ré et Da­niel Clé­rem­bault.

Il cor­res­pond bien à l’es­prit vou­lu par Jean-Claude Tou­zeil, créa­teur du Prin­temps de Dur­cet, il y a 31 ans.

Jus­qu’à l’an der­nier, JeanC­laude Tou­zeil était membre de ce co­mi­té et, cette an­née, c’est lui le lau­réat.

« Nous avons tous dé­ci­dé una­ni­me­ment que, cette an­née, le choix de Jean-Claude Tou­zeil tom­bait sous le sens. Même si ce prix est une grosse blague, les lau­réats sont tou­jours flat­tés. Comme les autres, Jean-Claude y est al­lé de sa pe­tite larme à l’énon­cé de son nom. »

Néan­moins, le Prix Ri­bouillaud fi­gure sur la très sé­rieuse liste of­fi­cielle des prix lit­té­raires.

S’amu­ser sé­rieu­se­ment !

Claude Ri­bouillaud fait par­tie de ces per­son­nages at­ta­chants avec le­quel on peut dis­cu­ter des heures. Poète aty­pique lui­même, il se dit aus­si bla­gueur tout comme son ami Jean- Claude Tou­zeil.

« Ça plus de quinze ans que je viens à Dur­cet grâce à mon ami Jean-Claude Tou­zeil qui, comme moi, est un poète bla­gueur. C’est d’ailleurs ça qui nous a rap­pro­chés. »

Né dans une fa­mille de mu­si­ciens qui jouait dans les bals du sa­me­di soir et dans des har­mo­nies, Claude Ri­bouillaud a de très nom­breuses cordes à son arc. Il est très ap­pré­cié des en­fants pour leur fa­bri­quer de pe­tits ins­tru­ments de mu­sique avec des tubes en plas­tique, genre paille de bois­son. Il a aus­si écrit des ou­vrages sur l’art po­pu­laire. Il a no­tam­ment pu­blié un livre sur la fa­bri­ca­tion des ins­tru­ments de mu­sique par les poi­lus dans les tran­chées de la Guerre 14-18. Son der­nier livre est consa­cré aux tra­di­tions mu­si­cales des ma­rins et des ma­ri­niers, pu­blié aux édi­tions du Rouergue, chez Actes sud.

« Je m’amuse sé­rieu­se­ment en écri­vant de la poé­sie. J’ai tou­jours de quoi des­si­ner et écrire au pied de mon lit ! J’aime ve­nir au Prin­temps de Dur­cet, parce que, ici, ce qui pré­vaut c’est l’ami­tié, la bonne hu­meur cha­leu­reuse. On est bien à Dur­cet où per­sonne se hausse du col. C’est vrai­ment une ri­chesse ba­sée sur l’ori­gi­na­li­té des uns et des autres » in­siste Claude Ri­bouillaud.

Guy Val­lée

« On est bien à Dur­cet ! »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.