La re­laxa­tion par la mu­sique

L'Orne Combattante (FL) - - LA FERTÉ -

De­puis quelques se­maines, l’as­so­cia­tion AMLOS* a lan­cé une nou­velle ac­ti­vi­té ani­mée par Ly­dia Le­roux : un ate­lier dé­tente et re­laxa­tion par la mu­sique. Ven­dre­di 18 mars, je me suis in­crus­té au groupe pour tes­ter les bien­faits de ces séances.

Il est 11 h, ven­dre­di der­nier, quand je fran­chis la porte du lo­cal Vi­bra­tions si­tué rue Pier­reNe­veu, lais­sant der­rière moi le brou­ha­ha de la rue. S’il ac­cueille ha­bi­tuel­le­ment des cours de mu­sique, et cer­tains sa­me­dis des re­pas-concerts, pour cette nou­velle ac­ti­vi­té, l’es­pace est en­tiè­re­ment trans­for­mé, plon­gé dans la pé­nombre. « Il faut un mi­ni­mum de meubles et d’ob­jets pour ne pas per­tur­ber les par­ti­ci­pants » ex­plique Ly­dia Le­roux.

Je sa­lue jus­te­ment les deux par­ti­ci­pantes de ce ma­tin : Syl­vie de Ba­gnoles-de-l’Orne-Nor­man­die et Chan­tal de La Ferté-Ma­cé. Il s’agit de la 8e séance (le pro­gramme en compte 10). Avant de s’al­lon­ger sur les ma­te­las et cous­sins, et tan­dis qu’une mu­sique zen nous ac­cueille, pe­tite séance d’échauf­fe­ment des ar­ti­cu­la­tions : les che­villes, le bas­sin, les épaules, la tête.

Prise de conscience

Après avoir massé son vi­sage de bas en haut, et un exer­cice de res­pi­ra­tion pro­fonde, c’est le mo­ment de s’al­lon­ger sur les ta­pis, en dis­po­sant des cous­sins sous notre tête, et un autre sous les jambes. « Ins­tal­lez- vous confor­ta­ble­ment pour être à votre aise, avec les bras de chaque cô­té du ta­pis… les paumes vers le pla­fond… dé­ten­dez-vous et fer­mez les yeux » . Et c’est par­ti pour une pa­ren­thèse de 50 mi­nutes.

La pre­mière étape consiste à se re­lâ­cher, no­tam­ment au ni­veau des muscles du vi­sage. Avec une voie douce, et la mu­sique qui l’ac­com­pagne, Ly­dia Le­roux nous in­vite à nous concen­trer sur cha­cune des par­ties de notre corps, cô­té droit, puis cô­té gauche : doigts de pied, jambes, fesses, hanches, ais­selles, bras, mains, tout y passe.

Toute une gamme de sen­sa­tions

« Cette prise de conscience de notre corps met en condi­tion pour écou­ter en­suite les dif­fé­rents mor­ceaux de mu­sique » . Si elle n’a pas de di­plôme de mu­si­co­thé­ra­peute, pour pré­pa­rer les séances, Ly­dia Le­roux s’ap­puie sur un ou­vrage de Léon Bence et Max Me­reaux, mais éga­le­ment la mé­thode de mu­si­co­thé­ra­pie in­di­vi­duelle de Jaques Jost, un in­gé­nieur du son cher­cheur qui a tra­vaillé avec des mé­de­cins.

Alors que je me sens dé­ten­du, et qu’il n’en fau­drait pas beau­coup plus pour me re­trou­ver dans les bras de Mor­phée, la sé­quence pu­re­ment mu­si­cale dé­bute avec trois sé­quences : du Brahms pour l’apai­se­ment ; du Saint-Saens pour la dé­tente ( l’Aqua­rium du car­na­val des ani­maux) ; et du Louis Vierne (orgue) pour la re­laxa­tion. Etant moi-même mu­si­cien, j’ap­pré­cie ce mo­ment pri­vi­lé­gié où mon es­prit est concen­tré sur ces mor­ceaux, loin des tra­cas du quo­ti­dien. La voie douce de Ly­dia Le­roux contri­bue à cette sen­sa­tion de bien-être.

Mais mi­di ap­proche dé­jà, et la séance va s’ache­ver. Une autre mu­sique ac­com­pagne notre « ré­veil ». Je sens mes jambes quelque peu en­gour­dies, et je prends donc mon temps pour me re­le­ver.

« Com­ment vous sen­tez­vous ? » ques­tionne Ly­dia. Bien, très bien ai-je en­vie de ré­pondre. Comme Syl­vie et Chan­tal, qui aiment aus­si la mu­sique, j’ai ap­pré­cié cette pa­ren­thèse où l’on s’au­to­rise à ne rien faire, tout en res­tant éveillé. A ne consa­crer son es­prit qu’à son corps et à la mu­sique. Une ex­pé­rience où prendre son temps est le mot d’ordre : prendre le temps de res­pi­rer, de se dé­tendre, de re­ce­voir les vi­bra­tions mu­si­cales.

Mi­chel Mo­ri­ceau

Con­tact : Ly­dia Le­roux, 06.08.06.75.85.

*AMLOS : Ate­liers mu­si­caux, loi­sirs et or­ga­ni­sa­tion de spec­tacles

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