Ob­ser­ver et s’ou­blier

Le taî-chi-chuan est un en­semble de mou­ve­ments conti­nus et cir­cu­laires. Zoom sur cette ac­ti­vi­té aux bien­faits mul­tiples.

L'Orne Combattante (FL) - - TINCHEBRAY ET SON PAYS -

Ré­gu­liè­re­ment elles se réunissent au­tour de Fran­çoise Achard. Ma­rie- Jo, Ca­the­rine, Bri­gitte et quelques autres pra­tiquent le taî-chi-chuan, cette dis­ci­pline chi­noise aux in­nom­brables ver­tus.

Elles se connaissent de­puis des an­nées, ont dé­cou­vert les bases du taï-chi-chuan à Tin­che­bray et n’ont ces­sé de pro­gres­ser dans leur tech­nique. Elles doivent leurs con­nais­sances à Fran­çoise Achard qui conti­nue de les gui­der.

La pro­fes­seure a étu­dié le boud­dhisme du­rant 30 ans avec des « maîtres re­nom­més à Ge­nève » et a sui­vi des cours avec Dee Chao, maître chi­nois de taoïsme.

Pen­dant 15 ans, Fran­çoise Achard a en­sei­gné le taî-chi à Pa­ris. De re­tour chez elle, à Tin­che­bray, elle a conti­nué de pra­ti­quer, mais elle a sur­tout par­ta­gé son sa­voir.

« J’aime trop la pé­da­go­gie et la trans­mis­sion, il est hors de ques­tion que je garde ce sa­voir pour moi, je le fais pour le plai­sir » , confie l’in­té­res­sée.

Le sens de l’équi­libre

Les mul­tiples bien­faits de cette dis­ci­pline sont re­con­nus. Cet exer­cice de san­té est très po­pu­laire en Chine. De plus en plus d’adeptes le pra­tiquent en Oc­ci­dent.

Le taï- chi per­met de com­battre l’ac­cu­mu­la­tion de stress, de ga­gner en sou­plesse grâce à des éti­re­ments pro­gres­sifs des ten­dons. Les mou­ve­ments sont lents et ap­portent du ré­con­fort aux souf­frances lom­baires. Ils peuvent éga­le­ment amé­lio­rer les ca­pa­ci­tés car­diaques et pul­mo­naires.

« Par le jeu de trans­mis­sion du poids du corps d’un pied sur l’autre, le taï- chi amé- liore le sens de l’équi­libre. Il per­met de mieux in­té­grer son sché­ma cor­po­rel et de mieux co­or­don­ner ses mou­ve­ments » .

Dans le taï-chi, on ap­prend à main­te­nir le corps cen­tré et ali­gné tout en étant en mou­ve­ment. Avec son groupe, Fran­çoise Achard concentre son tra­vail sur la lé­gè­re­té et le poids, l’orien­ta­tion dans l’es­pace, la conti­nui­té du mou­ve­ment et l’axe, afin de ne pas se concen­trer ex­clu­si­ve­ment sur son corps.

Un art de vivre

Plus qu’une dis­ci­pline spor­tive se li­mi­tant à des mou­ve­ments, le taî-chi est un art de vivre, où le corps et l’es­prit ne font qu’un.

Cette al­liance de tech­niques de re­laxa­tion et d’exer­cices phy­siques vise en ef­fet l’har­mo­nie in­té­rieure mais aus­si vis-à-vis des autres.

De l’ex­té­rieur, le taï-chi im­pose par le calme qu’il dé­gage.

D’ailleurs cet art mar­tial est sou­vent dé­fi­ni comme une « mé­di­ta­tion en mou­ve­ment, une re­laxa­tion ac­tive. Il s’agit d’at­teindre un état de tran­quilli­té in­té­rieure tout en étant en mou­ve­ment » .

Concen­tra­tion

La pra­tique du taî- chi est aus­si un ex­cellent exer­cice pour la mé­moire et la concen­tra­tion : mé­mo­ri­ser les mou­ve­ments, les en­chaî­ne­ments, les ef­fec­tuer sans ac­croc de­mande un réel ef­fort d’at­ten­tion.

« Cette gym­nas­tique tra­di­tion­nelle est une grande aide pour les édu­ca­teurs, pour la for­ma­tion pé­da­go­gique, pour la re­laxa­tion, pour les groupes de théâtre, la concen­tra­tion, les mou­ve­ments dans l’es­pace. La gym­nas­tique douce re­met en cir­cu­la­tion les éner­gies blo­quées » . Fran­çoise Achard in­ter­vient au­près de pu­blics dif­fé­rents, par­fois il s’agit de sco­laires.

« Je n’en­seigne pas une gym­nas­tique mais une per­cep­tion du mou­ve­ment » , pré­cise-t-elle.

L’ac­ti­vi­té peut se pra­ti­quer à l’in­té­rieur mais aus­si à l’ex­té­rieur chaque fois que la mé­téo le per­met.

Des bien­faits

Une pra­tique ré­gu­lière per­met de ré­duire le risque de chute et amé­liore l’équi­libre.

Elle aide au contrôle de l’hy­per­ten­sion et ré­duire les risques de ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires.

Le taï-chi amé­liore la qua­li­té du som­meil, pro­meut la san­té men­tale, amé­liore la ca­pa­ci­té pul­mo­naire, ré­duit et sou­lage cer­taines ar­throses.

Il ré­duit l’os­téo­po­rose, les symp­tômes de la fi­bro­my­al­gie ou en­core de la ma­la­die de Par­kin­son.

Ren­sei­gne­ments au 02 33 66 64 73.

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