Le ren­dez­vous an­nuel des an­ciens com­bat­tants

C’est la com­mune de Sé­grie-Fon­taine qui a ac­cueilli cette an­née, le con­grès can­to­nal des an­ciens com­bat­tants, di­manche 3 avril.

L'Orne Combattante (FL) - - ATHIS ET SON PAYS -

De nom­breuses per­son­na­li­tés étaient pré­sentes à ce ren­dez­vous an­nuel can­to­nal, Yves Goas­doué, dé­pu­té, Na­tha­lie Gou­let, sé­na­teur, Ma­rie-Fran­çoise Frouel et Phi­lippe Se­naux conseillers dé­par­te­men­taux. Ils étaient en­tou­rés de Phi­lippe Ver­rier pré­sident de la CdC du Bo­cage Athi­sien et An­nette La­jon, an­cienne ré­sis­tante de l’Orne. Ils ac­com­pa­gnaient Clau­dine Etienne, maire de la com­mune et Alain Lange, maire d’Athis-Val-de-Rouvre.

Après la messe cé­lé­brée par l’Ab­bé Re­nault, les an­ciens com­bat­tants se sont réunis au­tour du mo­nu­ment aux morts, ac­com­pa­gnés par l’har­mo­nie de SaintCor­nier-des-Landes-Cha­nu.

La cé­ré­mo­nie était di­ri­gée par Phi­lippe Cor­nu. Mi­chel Le­clainche, pré­sident des an­ciens com­bat­tants, a fait l’ap­pel aux morts et des gerbes ont été dé­po­sées.

Nor­bert De­lo­zier, pré­sident can­to­nal des an­ciens com­bat­tants a rap­pe­lé que « nous sommes ici pour faire mé­moire aux sol­dats tom­bés dans les dif­fé­rents con­flits. Tous ces jeunes par­tis pour li­bé­rer la France et ja­mais re­ve­nus. Il faut s’en rap­pe­ler et se mettre en garde de­vant les dif­fé­rentes agres­sions. »

Alain Lange a rap­pe­lé le nombre im­por­tant de stèles en France et « nous de­vons tra-

Sé­grie-Fon­taine.

vailler le de­voir de mé­moire. Au­jourd’hui, le con­grès can­to­nal est une oc­ca­sion pour y re­pen­ser. »

Ma­rie- Fran­çoise Frouel a pour­sui­vi en sou­li­gnant qu’ « en­sei­gnants et élus, nous sommes là pour rap­pe­ler et gar­der la mé­moire. »

Yves Goas­doué a ra­jou­té que « ce qui nous réunit, c’est plus que le con­grès, plus que cette cé­ré­mo­nie qui pour­rait pa­raître ri­tuelle, c’est une dé­ter­mi­na­tion à res­ter de­bout et libre. Nous de­vons prendre conscience de la réa- li­té dans la­quelle se trouve l’Eu­rope tout en­tière. L’his­toire bé­gaye sou­vent, mais elle peut re­ve­nir au pire. La si­tua­tion ac­tuelle en a tous les in­gré­dients qu’il ne faut pas élu­der, nous avons un monde qui nous com­bat et qui com­bat l’Eu­rope oc­ci­den­tale. Plus que le de­voir de mé­moire, il y a né­ces­si­té d’être fra­ter­nel, so­li­daire, mais lu­cide sur le ni­veau de dan­ger au­quel doit faire face le pays. »

En­fin Na­tha­lie Gou­let a rap­pe­lé que « notre pays se ré­arme pour notre sé­cu­ri­té. Une chose est sûre, quand on est bien ca­lé sur ses deux pieds, on peut ou­vrir les bras. La crise hu­ma­ni­taire ac­tuelle est im­monde. On est dans la so­li­da­ri­té, l’uni­té, la mé­moire entre gé­né­ra­tions. Je rends hom­mage au ser­vice ci­vique. Ja­mais les jeunes de notre pays ont tant eu en­vie de s’en­ga­ger. La vo­lon­té de ce creu­set, lien ci­toyen, so­cié­tal et d’échange est dans le ser­vice ci­vique qui se dé­ve­loppe. Par ces ac­tions ci­toyennes, c’est comme ce­la qu’on vien­dra à bout des dif­fi­cul­tés. »

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