L’Af­toc, une as­so­cia­tion à l’écoute

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

L’Af­toc Nor­man­die, as­so­cia­tion fran­çaise de per­sonnes souf­frant de troubles ob­ses­sion­nels com­pul­sifs, réunit ré­gu­liè­re­ment des groupes de pa­roles et d’en­traide. « C’est un es­pace d’in­for­ma­tion, d’échanges et de sou­tien. Les par­ti­ci­pants sont libres d’écou­ter et/ou prendre la pa­role », ré­sume l’Af­toc sur son site In­ter­net www.af­toc.org.

En Nor­man­die, les réunions se tiennent à Caen à la Mai­son de quar­tier de la Fo­lie Cou­vre­chef, place Dom Au­bourg. La pro­chaine a lieu sa­me­di 28 mai, à 14 heures.

Da­vid, ré­fé­rent de l’as­so­cia­tion en Nor­man­die, consi­dère que l’on est ma­lade lorsque les Toc « gênent la vie de tous les jours, im­pactent la vie pro­fes­sion­nelle ou so­ciale ».

Dans les trois quarts des cas, ils ap­pa­raissent à l’ado­les­cence. Une fois sur deux, ils sont dé­clen­chés par un évé­ne­ment par­ti­cu­lier, « comme un drame fa­mi­lial ». Les tocs se ma­ni­festent la plu­part du temps « par la peur des mi­crobes avec les ri­tuels de la­vage, la sy­mé­trie ou la pro­pre­té. Il y a aus­si les su­per­sti­tions, lors­qu’une per­sonne a des ri­tuels pour conju­rer le mau­vais sort ».

Mais la ma­la­die n’est pas une fa­ta­li­té et l’Af­toc est là pour don­ner des in­for­ma­tions sur les moyens d’amé­lio­rer son quo­ti­dien, voire même en gué­rir.

Des trai­te­ments ef­fi­caces

« Les trai­te­ments évo­luent et donnent des ré­sul­tats comme la sti­mu­la­tion trans­cra­nienne », prend pour exemple le bé­né­vole. D’autres vont choi­sir l’hyp­nose. « C’est à cha­cun de com­po­ser sa re­cette. Les in­gré­dients ne sont pas les mêmes se­lon les per­sonnes ». Pour le ré­fé­rent, la gué­ri­son in­ter­vient « lorsque l’on sait ce qu’il faut faire pour que ça ne re­com­mence plus ».

En par­ler et mettre un nom sur la ma­la­die est dé­jà un pre­mier pas vers une amé­lio­ra­tion et l’Af­toc est là pour écou­ter cha­cun.

« Quand les Toc s’ins­tallent, il ne faut pas prendre ça à la lé­gère. Il est rare que ça dis­pa­raisse comme ça », conclut Da­vid.

Contact Af­toc Nor­man­die : af­toc.nor­man­die@la­poste. net. Plus d’in­for­ma­tions sur le site In­ter­net de l’Af­toc : www.af­toc.org.

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