« Je su­bis l’achar­ne­ment de mon chef »

L'Orne Combattante (FL) - - CONDÉ ET SON PAYS -

Pa­trick (pré­nom d’em­prunt) tra­vaille de­puis une ving­taine d’an­nées dans une en­tre­prise du pays de Con­dé-sur-Noi­reau.

« Je suis dé­lé­gué syn­di­cal dans une en­tre­prise de pays de Con­dé-sur-Noi­reau où je tra­vaille de­puis une ving­taine d’an­nées.

J’ai un li­tige avec mon em­ployeur de­puis quelques mois. J’ai été mis à pied à titre conser­va­toire pour re­fus de travail et in­so­lence. L’ins­pec­tion du travail a ju­gé que je n’avais pas à être li­cen­cié.

Mon em­ployeur ne l’en­tend pas de cette oreille et à dé­ci­der de dé­po­ser un re­cours.

Chan­ge­ment de poste

Je suis re­ve­nu au travail mais on m’a chan­gé de poste. Je suis obli­gé de re­par­tir de zé­ro. Je n’y connais rien. Je vois ça comme une pu­ni­tion.

À cause de ce­la, j’ai été deux mois en ar­rêt. De­puis mon re­tour, c’est tou­jours la même ba­taille de per­sonnes. Mon em­ployeur met la pres­sion sur les sa­la­riés pour leur dire de ne pas té­moi­gner dans mon dos­sier.

C’est de l’achar­ne­ment per­son­nel et de la dis­cri­mi­na­tion vu que je suis syn­di­ca­liste.

J’ai écrit au maire et je n’ai ja­mais eu de ré­ponses. J’ai aus­si dé­po­sé une main cou­rante à la gen­dar­me­rie. Je me sens seul dans ce com­bat.

Mo­ra­le­ment, ça ne va pas. De­puis quelque temps, je prends des mé­di­ca­ments.

Am­biance délétère

L’am­biance est délétère au travail. De­puis peu, des ca­mé­ras ont été ins­tal­lées dans les ate­liers. On a l’im­pres­sion d’être sur­veillé.

Dans un contexte dif­fi­cile de l’en­tre­prise, la pers­pec­tive d’un nou­veau mar­ché a créé de la ten­sion dans les équipes.

Je sais que d’autres col­lègues souffrent aus­si mais pré­fèrent gar­der le si­lence. » Maxime Tur­ber­ville

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