Fin de la belle aven­ture pour La Selle-la-Forge

L'Orne Combattante (FL) - - SPORTS -

Les joueurs de Pa­trick Mar­tel peuvent quit­ter la Coupe de Basse-Nor­man­die la tête haute, et avec le sen­ti­ment du de­voir ac­com­pli. C’est donc Avranches qui joue­ra la fi­nale du Chal­lenge des Ca­si­nos Nor­mands, le 5 juin pro­chain à Vire.

Hé­las pour eux la der­nière marche était trop haute. Non pas que les Avran­chi­nais étaient vrai­ment hors d’at­teinte, loin s’en faut, mais ceux-ci ont su mar­quer sur l’une de leurs rares oc­ca­sions. Le coup est pas­sé si prés, à cinq pe­tites mi­nutes du temps ad­di­tion­nel qu’il res­tait à jouer pour at­teindre la séance des tirs au but. Ra­geant, frus­trant, dé­pi­tant… « On est pas­sé à cô­té de quelque chose de grand », sou­pire Pa­trick Mar­tel vi­si­ble­ment af­fec­té par cette éli­mi­na­tion aux portes d’une fi­nale his­to­rique pour son club de tou­jours. « On vi­sait les pé­naux », re­grette amè­re­ment l’in­té­res­sé.

Une or­ga­ni­sa­tion ri­gou­reuse

Après un dé­but de ren­contre où Avranches af­fi­chait une cer­taine maî­trise du jeu, sans être dan­ge­reux sur la cage des buts de Ga­by Maure, avec au­cun tir ca­dré, les Tan­gos sel­lois me­naient même aux points à la pause, avec des ten­ta­tives de Bar­ré (12’), Ha­mon (21’) ou en­core Amiard (23’et 41’).

Le coup de mas­sue

Peu après la re­prise, le dé­fen­seur d’Avranches Mou­tia­poul­lé de­vait quit­ter le ter­rain sur une ci­vière, vic­time d’une vi­laine bles­sure au ge­nou. Ce­la bri­sait l’élan des Avran­chins. Ce n’est qu’à l’ap­proche du der­nier quart d’heure que l’in­ten­si­té mon­tait d’un cran. Une tête de Geof­frey Le­coq obli­geait Boi­si­von à une pa­rade ré­flexe (76e). Mais pa­ra­doxa­le­ment, les Or­nais re­cu­laient. Une pre­mière alerte avec Mi­chel à la passe, pour une re­prise d’Auf­fray, pas­sait juste à cô­té de la cage de Maure (88e). Alors que l’ar­bitre ve­nait d’an­non­cer six mi­nutes de temps ad­di­tion­nel, Avranches trou­vait l’ou­ver­ture par Le­maître suite à une frappe de Fleu­ry, re­pous­sée par le portier tan­go. Un ter­rible coup de mas­sue gla­çait l’am­biance eu­pho­rique des sup­por­ters lo­caux. Mal­gré un sur­saut d’or­gueil, la belle aven­ture de La Selle-la-Forge s’ar­rête en de­mi- fi­nale.

Les ré­ac­tions.

Pa­trick Mar­tel, en­traî­neur de La Sel­le­la-Forge. « On rate une fi­nale pour un but pris à la 91e mi­nute. On est sanc­tion­né sur un mau­vais re­pla­ce­ment dé­fen­sif sur le cô­té gauche. On sa­vait très bien qu’en at­ta­quant on se fe­rait prendre en contre par un ad­ver­saire qui nous est su­pé­rieur de trois ni­veaux… Quand on perd c’est tou­jours dur, d’au­tant plus dans les ar­rêts de jeu. On ne peut s’en prendre qu’à nous-même. À ce mo­ment du match on n’at­taque plus, il faut dé­fendre. Mais les joueurs ont don­né le maxi­mum… Je pense qu’au­jourd’hui on a ap­pris. Et si on les em­mène aux tirs au but, je suis sûr qu’on gagne. » Franz Ca­ro, en­traî­neur d’Avranches. « C’est vrai on a eu la maî­trise du jeu, mais sans se créer de vé­ri­tables si­tua­tions. On sa­vait qu’il fal­lait ne pas prendre de but, et que les oc­ca­sions ne se­raient pas lé­gions. Oui, on a man­qué de poids of­fen­sif, de ta­lent et de fraî­cheur phy­sique. Et même quand c’est com­pli­qué, il faut sa­voir être pré­sent, comme sur le ren­voi du bal­lon pour le mettre au fond. Mais seule la qua­li­fi­ca­tion compte… Néan­moins je fé­li­cite La Sel­le­la-Forge qui nous a don­né beau­coup de fil à re­tordre par son or­ga­ni­sa­tion et sa pres­ta­tion. Cha­peau à eux ! »

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