Sé­go­lène Royal au Ha­ras du Pin pour fé­li­ci­ter les op­po­sants

La Cour ad­mi­nis­tra­tive d’ap­pel de Nantes a don­né rai­son aux op­po­sants à GDE, en an­nu­lant le ju­ge­ment du tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Caen. Dans la fou­lée, Sé­go­lène Royal, mi­nistre, les a re­joints ven­dre­di soir à l’hip­po­drome du Ha­ras du Pin.

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE -

Gi­nai.

Ce sont en­vi­ron 500 per­sonnes qui se sont mo­bi­li­sées dans l’après-mi­di, tout juste après la dif­fu­sion de l’in­for­ma­tion concer­nant « leur vic­toire », pour se ras­sem­bler sur l’hip­po­drome du Ha­ras du Pin, afin d’y ac­cueillir Sé­go­lène Royal et y cé­lé­brer, avec elle, cette dé­ci­sion tant es­pé­rée.

Les re­pré­sen­tants des as­so­cia­tions No­nant En­vi­ron­ne­ment et Sau­ve­garde Terre d’éle­vage, ont ras­sem­blé les op­po­sant dans la salle du res­tau­rant de l’hip­po­drome pour y ex­pli­quer la dé­ci­sion du tri­bu­nal de Nantes et per­mettre l’ar­ri­vée de la mi­nistre, en toute sé­cu­ri­té, sur le par­king.

Peu après 20 heures, le convoi mi­nis­té­riel est en­tré sur le par­king et Sé­go­lène Royal a été ac­cueillie par le dé­pu­té Yves Goas­doué, très vite re­joint par les res­pon­sables des op­po­sants. Ce, sous le feu de la presse ac­cré­di­tée pour l’évé­ne­ment.

La mi­nistre s’est di­ri­gée vers la salle avec ses hôtes pour y être ac­cueillie sous de larges ap­plau­dis­se­ments par une salle pleine et to­ta­le­ment ac­quise. Les « Merci Sé­go­lène », scan­dés par la salle et les ap­plau­dis­se­ments nour­ris ont sa­lué son ar­ri­vée et son ins­tal­la­tion sur l’es­trade au mi­lieu des res­pon­sables des as­so­cia­tions pour y prendre la pa­role.

Dans son dis­cours d’une grosse di­zaine de mi­nutes, Sé­go­lène Royal a dé­mar­ré son al­lo­cu­tion : « Je par­tage, je com­prends tout ce que vous vi­vez, car ce­la a été un long com­bat. Et, cette vic­toire, vous la de­vez d’abord à vous-même, à celles et ceux qui sont sur cette es­trade, qui se sont bat­tus et n’ont, avec vous, ja­mais rien lâ­ché ». Avant d’ex­pli­quer les rai­sons de sa ve­nue : « j’avais du mal à avoir le dos­sier au sein de mon propre mi­nis­tère ! ». Il y avait « des choses pas très claires » et « ce­la m’avait un peu in­tri­guée »…

Elle a in­di­qué que c’est après avoir été in­ter­pel­lée sur le su­jet qu’elle a dé­ci­dé de ve­nir voir sur place, et or­ga­ni­sé une réunion en la pré­fec­ture d’Alen­çon en août der­nier où « quand j’ai vu que les di­ri­geants de la dé­charge, qui fi­na­le­ment n’en se­ra pas une, n’étaient pas re­çus dans la même salle que les as­so­cia­tions, je me suis dit il y a quelque chose qui ne me conve­nait pas ».

Ce qui a mo­ti­vé son en­vie de creu­ser le dos­sier : « j’ai fait comme vous : je n’ai pas lâ­ché jus­qu’à ce que la vé­ri­té éclate ». Pré­ci­sant même avoir

« La dé­charge, qui fi­na­le­ment n’en se­ra pas une ! »

dû « re­mettre son mi­nis­tère en ordre de marche » ! Elle a en­suite rap­pe­lé le tra­vail ef­fec­tué avec les as­so­cia­tions jus­qu’à ce jour.

Sé­go­lène Royal a en­suite élar­gi le su­jet à l’en­semble de son ac­tion mi­nis­té­rielle et au sein de la COP 21. « C’est un ma­gni­fique com­bat, d’au­tant plus im­por­tant, que des com­bats comme ce­la, il y en a plu­sieurs », dé­non­çant le pou­voir in­du de « ceux qui ont de l’ar­gent… ceux qui savent in­ti­mi­der… qui savent faire du chan­tage à l’em­ploi » et fé­li­ci­tant les res­pon­sables des as­so­cia­tions qui comme ici « gardent leur sang-froid creusent les dos­siers et ne lâche rien ».

Elle a aus­si rap­pe­lé que « c’est le che­val, ce n’est pas notre monde » sou­vent op­po­sé comme pré­texte ex­pli­ca­tif de l’op­po­si­tion, par les pros pro­jet, était en fait « un po­ten­tiel fa­bu­leux de dé­ve­lop­pe­ment » pour le ter­ri­toire avec un im­pact fort et très po­si­tif sur le plan éco­no­mique, tou­ris­tique, cultu­rel… « Ce com­bat et un exemple pour tous ceux qui comme vous se battent contre d’autres pro­jets », « un exemple à suivre pour tous », « un com­bat que vous avez ga­gné pour vous et pour les gé­né­ra­tions fu­tures ».

Un bain de foule et un dia­logue di­rect

Après son dé­part, les op­po­sants ont fê­té leur vic­toire en par­ta­geant le verre de l’ami­tié, et pour les plus as­si­dues en par­ta­geant même un casse-croûte au­tour des bons pro­duits de Vincent Le­lou­vier, éle­veur et char­cu­tier de La Ge­ne­vraie très im­pli­qué du­rant tout le com­bat et contri­bu­teur dé­voué à la cause.

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