Col­lec­tif 13 : une tri­bu bi­gar­rée d’ar­tistes ex­pé­ri­men­tés

Ils sont plu­sieurs ar­tistes, ve­nus de groupes ex­pé­ri­men­tés. Le Col­lec­tif 13 se­ra à Ce­ri­sy le 24 juin. En­tre­tien avec l’un des membres de ce col­lec­tif : Gé­rome, du groupe Le Pied de la Pompe.

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

Cette tri­bu bi­gar­rée, comme vous la dé­fi­nis­sez, qu’est ce qui la réunit ? C’est la mu­sique ? L’ami­tié ? Ou l’en­vie de fre­don­ner l’ac­tua­li­té ?

En fait, on se connaît tous et on suit de­puis des an­nées les ac­tua­li­tés de tout le monde, que ce soit la Rue Ke­ta­nou, Tryo, Mas­si­lia Sound Sys­tem ou le Pied de la pompe… Tout ça, ce sont des gens que l’on suit énor­mé­ment. Et, on se re­trouve beau­coup dans les mots et les va­leurs de ce qu’on vit. On n’a pas for­cé­ment tous le même moule mu­si­cal pour ra­con­ter tout ça, mais on a les mêmes fonds. C’est vrai­ment ça qui nous ras­semble. Entre des groupes qui peuvent être très dif­fé­rents, le dis­cours et le fond res­tent tou­jours les mêmes. Et puis, c’est le plai­sir d’al­ler sur scène. On a tous cette en­vie d’al­ler dé­fendre ces mots sur scène, ce par­tage, le bon­heur dans les yeux cha­cun, le pu­blic et nous éga­le­ment. Quand on se re­trouve sur scène, c’est vrai­ment une grande ami­tié qui se met en route avec beau­coup d’en­vie d’évo­luer en­semble. Et, en fait, il n’y a plus de chan­teur lead. On chante cha­cun notre tour. Pour des mu­si­ciens qui ont leurs propres groupes par ailleurs, ça doit per­mettre un peu de fraî­cheur ce sys­tème de col­lec­tif. En­fin, j’ima­gine…

Ouais. Puis, en fait, c’est ja­mais pa­reil. C’est plu­tôt agréable d’avoir tou­jours quelque chose de dif­fé­rent à pro­po­ser et de se sur­prendre aus­si nous-mêmes sur chaque concert, d’être un peu sur un fil à chaque fois. C’est hy­per­in­té­res­sant ! Du coup, on se re­met beau­coup en ques­tion après chaque concert. Qu’est-ce qu’il y a comme sur­prise dans votre tour­née 2016 et qu’on peut an­non­cer à nos lec­teurs qui iront aux Bichoiseries ?

De toute fa­çon, ce se­ra tou­jours une grosse, grosse fête. Le par­tage qu’on a nous, sur scène, entre nous, peu im­porte qui se­ra là, c’est une grande fête. Les chan­sons sont faites pour ça, le show est mon­té pour ça et on reste sur scène du dé­but à la fin. Il y a du monde à chaque fois. On est tou­jours dix sur scène. Le pu­blic ne vient pas voir Mou­rad de la Rue Ké­ta­nou ou Guiz­mo de Tryo. C’est vrai­ment le mé­lange de ces va­leurs et de ces mots qu’on pa­nache dans un cock­tail, en fait. Il y a du reg­gae, du hi­phop, de la chanson… On peut se per­mettre de na­vi­guer dans pas mal d’uni­vers dif­fé­rents, même dans l’elec­tro. Est-ce que vous avez un mor­ceau pré­fé­ré de col­lec­tif 13 ? C’est peut-être un peu dif­fi­cile à choi­sir mais…

Le mor­ceau qui nous re­pré­sente le plus, c’est « 13 ». Ça ra­conte le ras­sem­ble­ment de toutes ces per­son­na­li­tés sur scène. C’est la chanson ty­pique du col­lec­tif. Ques­tion ty­pique pour un jour­na­liste lo­cal : estce que vous connais­sez l’Orne ?

Alors, ce n’est pas à moi qu’il fau­drait po­ser la ques­tion, parce que je ne suis pas le meilleur pour dire où on a joué ou pas. En gé­né­ral, ce n’est pas mon truc… Je sais qu’on est ve­nus deux fois l’an­née der­nière avec le col­lec­tif. Puis chaque groupe res­pec­tif est ve­nu à sa fa­çon. Mais l’Orne reste, en gé­né­ral, l’une des étapes d’une tour­née pour un groupe. Pro­pos re­cueillis par Tho­mas Gourlin

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