La danse in­ter­roge le couple fé­mi­ni­té-mas­cu­li­ni­té

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

De­puis le 28 juin et jus­qu’au 8 juillet, la Com­pa­gnie Au­re­lia-Ri­ta Ciof­fi est en ré­si­dence au Re­lais cultu­rel ré­gio­nal de Nor­man­die 2angles à Flers, afin de pour­suivre la créa­tion de la pièce « Faux sem­blant ». Cette nou­velle créa­tion de la Cie Au­re­lia ras­semble deux ar­tistes : la dan­seuse-cho­ré­graphe ita­lienne Ri­ta Ciof­fi et le dan­seur Ja­po­nais Yu­ta Ishi­ka­wa.

Le spec­tacle ex­plore la ques­tion de l’iden­ti­té et du genre, ain­si que celle de la trans­mis­sion. Le phy­sique res­sem­blant et an­dro­gyne des deux in­ter­prètes crée sur scène un trouble ques­tion­nant ce qui est mas­cu­lin ou fé­mi­nin.

À tra­vers cette re­cherche, la créa­tion se dé­ve­loppe no­tam­ment au­tour de la fi­gure de l’On­na­ga­ta, ins­pi­rée par la nou­velle épo­nyme de l’écri­vain ja­po­nais Yu­kio Mi­shi­ma (19251970). L’On­na­ga­ta est une fi­gure du théâtre ja­po­nais tra­di­tion­nel Ka­bu­ki. Il s’agit d’un homme in­ter­pré­tant des rôles de femmes. Par­fois, dans un jeu de per­pé­tuelle re­pré­sen­ta­tion, le doute per­dure, dis­til­lant un trouble dans l’iden­ti­té d’un homme, qui dé­die son art à l’in­car­na­tion de l’idéal fé­mi­nin. Et c’est l’en­droit de ce trouble, de cette constante os­cil­la­tion entre fic­tion et réa­li­té, que Ri­ta Ciof­fi et Yu­ta Ishi­ka­wa ont vou­lu ex­plo­rer.

Le ven­dre­di 8 juillet à 20 h, salle Ma­de­leine Louain­tier à Flers. Suite à un ac­cueil en ré­si­dence de

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