Art So­nic : 2 agents sau­va­ge­ment agres­sés

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE - M.T.

20 000 fes­ti­va­liers ont fou­lé le site d’Art So­nic à Briouze les 22 et 23 juillet. Seule ombre au ta­bleau, une rixe le sa­me­di dans la­quelle deux agents de sé­cu­ri­té ont été bles­sés.

Dans la nuit du ven­dre­di 22 au sa­me­di 23 juillet, une rixe a écla­té entre des per­sonnes et deux agents de sé­cu­ri­té.

Peu de temps après la fin des concerts, les deux agents in­ter­viennent au cam­ping pour une ba­garre entre un homme et une femme.

Très vite la si­tua­tion s’en­ve­nime pour une rai­son in­con­nue. « Une di­zaine d’in­di­vi­dus sont ar­ri­vés sur place ar­més de crics et de barres de fer. Ils ont lyn­ché nos deux col­lègues », ex­plique un autre agent, présent à ce mo­ment-là sur un autre en­droit du fes­ti­val.

« A prio­ri, ils s’agi­raient de per­sonnes ex­té­rieures à Art So­nic », avance le com­man­dant Cau­dan de la com­pa­gnie de gen­dar­me­rie de Dom­front.

Ils sont frap­pés à plu­sieurs re­prises, vio­lem­ment. Un fes­ti­va­lier dé­cide alors de prendre la ra­dio de l’un des deux agents afin de don­ner l’alerte. Très vite, des ren­forts ar­rivent.

« Les agres­seurs avaient dis­pa­ru », pour­suit l’agent. Deux fes­ti­va­liers sont tout de même in­ter­pel­lés par la sé­cu­ri­té.

Les deux bles­sés sont en­voyés à l’hô­pi­tal. Ils souffrent de plu­sieurs frac­tures. L’un de la mâ­choire, l’autre des côtes. L’un d’eux a été plon­gé dans un co­ma ar­ti­fi­ciel à cause d’une bles­sure à la tête. Lun­di, il était sor­ti du co­ma.

« Nous sommes scan­da­li­sés. Nous sommes là pour la sé­cu­ri­té et on se fait ta­per des­sus. Nos deux col­lègues ont été lais­sés pour morts », lâche cet agent d’une en­tre­prise spé­cia­li­sée dans la sé­cu­ri­té d’évé­ne­ments cultu­rels.

Ce der­nier confie ne pas avoir res­sen­ti de ten­sion sup­plé­men­taire par rap­port à d’autres fes­ti­vals. « Pour les rixes, on fait des for­ma­tions pour les évi­ter, pa­reil pour les ba­garres, on ap­prend à y faire face sans arme car on n’a pas le droit d’en pos­sé­der. Ces faits sont graves, c’est du lyn­chage gra­tuit. »

« Les agres­seurs avaient dis­pa­ru » « Tou­jours des mou­tons noirs »

Ar­naud Lou­veau, le pré­sident de l’as­so­cia­tion Art So­nic de Briouze, re­gret­tait éga­le­ment cet in­ci­dent : « Il y a tou­jours des mou­tons noirs. Ces per­sonnes ne ve­naient pas pour le fes­ti­val mais pour mettre le bor­del. » La gen­dar­me­rie a ou­vert une en­quête afin d’iden­ti­fier les au­teurs.

Des agents de sé­cu­ri­té ont sur­veillé le fes­ti­val tout le week-end.

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