La longue quête ne fait que com­men­cer à Flers

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Ça n’au­ra pas échap­pé à grand monde, de plus en plus de jeunes se ba­ladent, por­table à la main, dans les rues de Flers et toute la cam­pagne en­vi­ron­nante. Leur rai­son : la sor­tie du jeu Po­ké­mon Go, ap­pli­ca­tion smart phone gra­tuite, dis­po­nible de­puis di­manche 24 juillet.

Bien­ve­nue dans le monde ma­gique de Po­ké­mon. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s’agit d’un monde ima­gi­naire créé en 1996 par Sa­to­chi Tai­ji­ri, au Ja­pon. La fran­chise s’est en­suite dé­cli­née en jeux de cartes, films et bandes des­si­nées man­gas et puis Po­ké­mon go est ar­ri­vé.

Dans le jeu, vous in­car­nez un « dres­seur » qui voyage dans ce monde ima­gi­naire à la re­cherche de po­ke­mons : des ani­maux pos­sé­dant des pou­voirs sur­na­tu­rels et vi­vant en har­mo­nie avec les hu­mains. Chaque po­ké­mon pos­sède un « type » qui le dé­fi­nit. Par exemple, on re­trou­ve­ra les types eau, feu, plante, élec­trique.

Pour com­men­cer

Le monde du jeu cor­res­pond en tout point à notre monde réel. Les dé­pla­ce­ments se font comme lors­qu’on uti­lise un GPS. Le but est d’ar­pen­ter les rues à la re­cherche de po­ké­mons, sans dé­pas­ser une cer­taine vi­tesse. Ce­la per­met d’« aug­men­ter l’ex­pé­rience des po­ké­mons cap­tu­rés ou de faire éclore un oeuf de po­ké­mon » dé­cou­vert au préa­lable, ex­plique Tho­mas, ly­céen à Flers. At­ten­tion, « au­de­là de 18 km/h, ça ne marche pas », pré­vient Co­ren­tin, ly­céen aus­si. Il n’est donc pas pos­sible de faire fonc­tion­ner l’ap­pli­ca­tion en train, en voi­ture ou dans tout moyen de trans­port dé­pas­sant cette vi­tesse.

Pour cap­tu­rer un po­ké­mon, il faut d’abord qu’il ap­pa­raisse sur l’écran du smart­phone. Le plus sou­vent on trou­ve­ra des po­ké­mons d’un cer­tain type dans leur mi­lieu na­tu­rel. En­suite, il faut lan­cer des po­ké­balls, balles rondes, mi-rouges, mi-blanches. Pour ob­te­nir celles-ci, rien de plus simple : « au po­kés­top ou en mar­chant », ex­plique Es­tel­la, ly­céenne. Les po­kés­tops sont dé­fi­nis par les créa­teurs du jeu et sont si­tués à des en­droits fa­ci­le­ment iden­ti­fiables, tel que l’en­trée du parc de Flers.

En at­tei­gnant le ni­veau 5, on ob­tient l’ac­cès au mode joueur contre joueur et on peut choi­sir son équipe. Il en existe trois dans le monde : les rouges, les bleus et les jaunes. Chaque joueur tente de prendre le contrôle d’« arènes » dis­sé­mi­nées dans la ville. À Flers, les arènes sont si­tuées prêt de hauts lieux d’his­toire, par exemple au châ­teau, à l’église. Ce qui est amu­sant pour Tho­mas, c’est « le chal­lenge entre les équipes ». Chaque équipe tente de prendre le contrôle des arènes à l’aide de ses po­ké­mons les plus puis­sants.

Évo­lu­tion

Même si la pro­chaine mise à jour du jeu of­fri­ra la pos­si­bi­li­té d’échan­ger les po­ké­mons cap­tu­rés entre joueurs, Es­tel­la n’est « pas sûre de conti­nuer ». Pour elle, « c’est une oc­cu­pa­tion d’été ».

Toutes les com­munes ne dis­posent pas d’arènes ou de po­kés­tops. Tho­mas est ori­gi­naire de Tin­che­bray et là-bas, il n’y a rien de tout ça. Heu­reu­se­ment, les dé­ve­lop­peurs avaient pré­vu ce cas de fi­gure et un simple mail suf­fit pour que le manque soit com­blé.

Un des avan­tages de ce jeu est qu’il « per­met de sor­tir », confie Tho­mas. Les dres­seurs en herbe vi­sitent toutes sortes de lieux in­so­lites en es­pé­rant tom­ber sur quelques puis­sants po­ké­mons.

« C’est pre­nant », constate Co­ren­tin et sur­tout, « il faut res­ter vi­gi­lant au­tour de soi ». Le jeu colle de si près à la réa­li­té qu’il est fa­cile d’ou­blier de re­gar­der où l’on met les pieds.

EBDB

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