De terre

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Les tra­vaux de construc­tion de la nou­velle dé­chet­te­rie, à Mes­sei, ont dé­bu­té au mois de juin 2016. Elle se­ra opé­ra­tion­nelle au mois de mai 2017.

À Mes­sei, rue Guillaume-leCon­qué­rant, dans la ZAC de la Haute Va­renne, la construc­tion de la dé­chet­te­rie a com­men­cé. Il s’agit de la 7e que le Sirtom va gé­rer. Le pro­jet a pour but de dé­char­ger la dé­chet­te­rie de Ca­li­gny, « sa­tu­rée », d’après Jean Bou­que­rel, vice-pré­sident en charge du trai­te­ment, en terme d’af­fluence et de masses de dé­chets et de « dé­mul­ti­plier l’offre aux usa­gers ».

Le Syn­di­cat in­ter­com­mu­nal de trai­te­ment des or­dures de mé­na­gères de la ré­gion de FlersCon­dé a po­sé les fon­da­tions d’un in­ves­tis­se­ment de 1,6 mil­lion d’eu­ros. 60 % de la somme est consa­crée à la construc­tion des ins­tal­la­tions de la dé­chet­te­rie et 40 % sont consa­crés à la fa­bri­ca­tion du siège so­cial de la Sirtom qui se­ra trans­fé­ré de Flers.

Af­fi­ner le tri

En mai 2017, il se­ra pos­sible de dé­po­ser toutes sortes de dé­chets, avec pour chaque type, une benne cor­res­pon­dante. Il fau­dra choi­sir par­mi 10 bennes de 30 m3, ain­si que 2 al­véoles : pour les gra­vats et les dé­chets vé­gé­taux, qui re­pré­sentent la plus grande masse de dé­chets. La nou­velle dé­chet­te­rie pro­po­se­ra « plus de bennes pour que le tri soit plus fin », ex­plique Jean Bou­que­rel.

Le com­plexe s’or­ga­nise ain­si : une voie d’ac­cès contour­ne­ra le siège so­cial jus­qu’à un pas­sage à ni­veau qui, pour être re­le­vé, né­ces­si­te­ra une carte d’ac­cès à re­ti­rer au siège so­cial lors du pre­mier dé­pôt. En­suite, l’usa­ger au­ra ac­cès à la par­tie dite du « quai haut ». Les bennes se­ront en contre­bas, il ne res­te­ra plus qu’à dé­po­ser ses dé­chets dans le bon en­droit. Les dé­chets se­ront en­suite vi­dés ré­gu­liè­re­ment par un autre ac­cès, le « quai bas », si­tué de l’autre cô­té des bennes. Le tout se­ra en­suite ache­mi­né aux dif­fé­rentes fi­lières de va­lo­ri­sa­tion qui re­cy­cle­ront les dé­chets.

La dé­chet­te­rie of­fri­ra aus­si « un sys­tème de trai­te­ment de l’eau sur place », ex­plique Jean-Mi­chel Thé­bault, char­gé du pro­jet de construc­tion. Les eaux usées se­ront fil­trées de toutes les graisses et agents pol­luants, avant d’être dé­ver­sées à nou­veau dans les mi­lieux aqua­tiques lo­caux. « Le dé­bit se­ra li­mi­té à quelques litres » en même temps.

Ga­gner de l’ar­gent

La pré­ci­sion du tri va per­mettre de « re­tra­vailler nos dé­chets », pour­suit Jean-Mi­chel Thé­bault. Il faut sa­voir que chaque fois que les usa­gers font le tri de leurs dé­chets, ils gagnent de l’ar­gent. En ef­fet, « plus on trie, plus les re­cettes du ser­vice aug­mentent et moins on fait ap­pel à la contri­bu­tion des gens », ex­plique le chef de pro­jet. Lorsque tout est je­té dans la même pou­belle sans dis­tinc­tion, la fac­ture aug­mente pour le Sirtom, les dé­penses de fonc­tion­ne­ment aus­si, et donc les aides ver­sées par les com­mu­nau­tés de Com­munes.

Des pièges à rats

L’em­prunt a été contrac­té sur 20 ans, ce qui re­pré­sente, pour le coût de l’in­ves­tis­se­ment, une somme an­nuelle de 1,35 € par ha­bi­tants du ter­ri­toire ac­tuel.

Pour les nui­sibles ha­bi­tuels, tout a été pré­vu. « Une en­tre­prise spé­cia­li­sée po­se­ra des pièges à rats », ex­plique Jean-Mi­chel Thé­bault. Et pour les vo­leurs, « pe­tits ma­lins », « on es­saye de les me­na­cer d’avoir re­cours aux forces de l’ordre. Quand c’est dans la benne on y touche plus nor­ma­le­ment », pré­cise Laurent Gau­tier, vice-pré­sident en charge des dé­chet­te­ries.

70 % des tra­vaux ont été confiés à des en­tre­prises lo­cales. Pour le reste des réa­li­sa­tions tech­niques, au­cunes en­tre­prises lo­cales ne pro­po­saient ces pres­ta­tions.

Di­vi­ser par 2 les ap­ports de l’ag­glo

À terme, cette nou­velle dé­chet­te­rie per­met­tra de « di­vi­ser en 2 les ap­ports de l’ag­glo­mé­ra­tion flé­rienne » et ain­si de per­mettre un trai­te­ment plus ef­fi­cace et moins coû­teux des dé­chets. Les ho­raires ne sont pas en­core pro­gram­més. Pour l’ins­tant, les usa­gers doivent conti­nuer à uti­li­ser la même dé­chet­te­rie.

L’aug­men­ta­tion du nombre de bennes, ain­si que le trai­te­ment sur place de cer­tains types de dé­chets et le re­cours aux cartes d’ac­cès se­ra en­suite gé­né­ra­li­sé aux autres dé­chet­te­ries.

EBDB

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